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 les maitresses

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MessageSujet: les maitresses   Mer 23 Aoû - 22:47

j’avais intenté déjà uns fois mettre le suivant texte (sous: les Maitresses de Richelieu)
....mais il me semble qu’il n’est jamais arrivé...

Extraits de: „Les Trois Mousquetaires“

en cherchant: Mme D'Aiguillon


CHAPITREs
2 :
Là, à son grand étonnement, d'Artagnan entendait critiquer tout haut la politique qui faisait trembler l'Europe, et la vie privée du cardinal, que tant de hauts et puissants seigneurs avaient été punis d'avoir tenté d'approfondir: ce grand homme, révéré par M. d'Artagnan père, servait de risée aux mousquetaires de M. deTréville, qui raillaient ses jambes cagneuses et son dos voûté; quelques-uns chantaient des noëls sur Mme d'Aiguillon, sa maîtresse, et Mme de Combalet, sa nièce, tandis que les autres liaient des parties contre les pages et les gardes du cardinal-duc, toutes choses qui paraissaient à d'Artagnan de monstrueuses impossibilités.
//
Mon cher, soyez mousquetaire ou abbé. Soyez l'un ou l'autre, mais pas l'un et l'autre, reprit Porthos. Tenez, Athos vous l'a dit encore l'autre jour: vous mangez à tous les râteliers. Ah ! ne nous fâchons pas, je vous prie, ce serait inutile, vous savez bien ce qui est convenu entre vous, Athos et moi. Vous allez chez Mme d'Aiguillon, et vous lui faites la cour; vous allez chez Mme de Bois-Tracy, la cousine de Mme de Chevreuse, et vous passez pour être fort en avant dans les bonnes grâces de la dame.

4 :
D'Artagnan, tout en marchant et en monologuant, était arrivé à quelques pas de l'hôtel d'Aiguillon, et devant cet hôtel il avait aperçu Aramis causant gaiement avec trois gentilshommes des gardes du roi.
//
Non pas, s'il vous plaît, mon bel ami ; non, pas ici, du moins. Ne voyez-vous pas que nous sommes en face de l'hôtel d'Aiguillon, lequel est plein de créatures du cardinal ? Qui me dit que ce n'est pas Son Eminence qui vous a chargé de lui procurer ma tête ?
-- (L’hôtel d’Aiguillon est bien sûr le «Petit Luxembourg» correctement indiqué par Dumas....
il se trompait seulement dans ce quartier de St. Sulpice, d’ailleurs très bien connu par lui, - dans «Rue des Fossoyeur» qui est la même comme la «Rue Servandoni»...il en a fait des rues diferentes.)

7 :
-- Oui, mais moi j'ai mon bréviaire à dire, répondit Aramis, puis quelques vers à composer que m'a demandés Mme d'Aiguillon; ensuite je dois passer rue Saint-Honoré, afin d'acheter du rouge pour Mme de Chevreuse. Vous voyez, mon cher ami, que si rien ne vous presse, je suis très pressé, moi. "
Et Aramis tendit affectueusement la main à son compagnon, et prit congé de lui.

8 :
- Ah ! ah ! serait-ce à cause des amours de Mme de Bois-Tracy ? fit d'Artagnan, qui voulut avoir l'air, vis-à-vis de son bourgeois, d'être au courant des affaires de la cour.
-- Plus haut, Monsieur, plus haut.
-- De Mme d'Aiguillon ?
-- Plus haut encore.
-- De Mme de Chevreuse ?
-- Plus haut, beaucoup plus haut !
-- De la... d'Artagnan s'arrêta.

51 :
-- Monseigneur, dit Athos avec un calme d'autant plus terrible qu'il jouait sa tête en faisant cette réponse, la lettre est d'une femme, mais elle n'est signée ni Marion de Lorme, ni Mme d'Aiguillon. "
Le cardinal devint pâle comme la mort, un éclair fauve sortit de ses yeux ; il se retourna comme pour donner un ordre à Cahusac et à La Houdinière.

61 :
Milady commença à croire qu'elle s'ennuierait fort dans le couvent ; elle résolut donc de risquer quelque chose pour savoir de suite à quoi s'en tenir. Voulant voir jusqu'où irait la discrétion de cette bonne abbesse, elle se mit à dire un mal, très dissimulé d'abord, puis très circonstancié du cardinal, racontant les amours du ministre avec Mme d'Aiguillon, avec Marion de Lorme et avec quelques autres femmes galantes.
L'abbesse écouta plus attentivement, s'anima peu à peu et sourit.
------------------------------------------------------------------------------------------------------

A part de quelqu’une incorrection:.......
a) il fait deux personne de la duch. d’Aiguillon & Combalet ......
b) le cardinal est a peine en 1631 DUC de Richelieu - ici nous somme en avril de 1625)
....mais Dumas a bien lu des historiettes et des mémoires du 17ème.
(ex: il a trouvé correctement le nom de Bois-Tracy, cousine y belle-sœur de la duch. de Chevreuse*.
(*le frère de la "Chevrette", Louis de Montbazon (5.8.1598 - 19.02 1667) épouse sa cousine en 1619, la princesse Anne de Guémené etc... & Dame de (Bois?)-Tracy (1604-1685)
------------------------------------------------------------------------------------------------------
Bon, - ça donne une bonne occasion de parler (encore une fois ???) sur le sujet des:
MAITRESSES (= amourettes) de Richelieu.

Extrait : d’une courte biographie :
Était-il avide encore d’autres jouissances ? A-t-il eu des relations intimes avec Marie de Médicis, avec la duchesse d’Aiguillon sa nièce, avec Marion de Lorme? « Il n’est pas douteux, dit Avenel, que les bruits dont s’amusaient les ruelles et qu’ont propagés les chroniques scandaleuses sur ses mœurs peu sévères n’aient eu quelque fondement. » Du moins l’histoire de son amour pour Anne d’Autriche est-elle pure légende.
//
J’annote toutes les femmes qu’on a nommés (ou soupçonnés) comme: “amours du cardinal„ :

1.) Duchesse d’Aiguillon (ou: Mme de Combalet) (1604 - 1675)
- nièce du cardinal - fille de sa sœur aînée Françoise.
= la personne qu’il a aimé vraiment le plus* dans le sens le plus “honorable”!
* - (historiquement prouvé //
voir: le comentaire qui a était fait un jour après la mort du cardinal).
(* à part de sa propre mère, bien entendu!)

2.) Marion de Lorme (ou: de l’Orme) (1611 - 1650)
- une très belle courtisane.
= peut-être une ou deux fois il y avait une “heure de berger” -- qu’il a payé bien cher ....selon Tallemant des Réaux)!

3.) Ninon de Lenclos (1615/16 - 1706) - autre moins belle courtisane
= ?? - peu possible!
mais.....le cardinal de Lyon (le frère de Richelieu) devient un peu amoureux d’elle
- constate Tallement des Réaux.

4.) Mme de Chaulnes, (Claire-Charlotte d'Ailly) Vidame d’Amiens (XXxx - 1681) “ La Picarde” (femme du frère du Connétable de Luynes)
= Tallemant des Réaux estime que non

5.) Mme de Bouthillier (= Marie de Bragelonne {Bragelongne} (1590 - 1673)
(femme de Claude de Bouthillier, surintendent des finances) -
Richelieu était ''très familier'' avec “Les Bouthillier”

6.) La reine - Anne d’Autriche (1601-1666)
(femme de Louis XIII)
= peut-être il était vraiment amoureux d’elle... pourquoi pas??
La reine elle-même - lui a détesté.
peut-être il était aussi fort charmé par la duch. de Chevreuse (son ennemi)

7.) La reine-mère - Maria de Médicis (1573 - 1642)
= Richelieu l’a usé avant tout pour aller au pouvoir, -
la “Médicis” possiblement lui a aimée avec sincérité....(mais pas dans le sens « d’intimité »). Pour ça, cette déception et colère vengeance en 1629-1630 (journée des dupes)?


Qu’est-ce que vous en savez ?


Dernière édition par urs staub le Ven 27 Juin - 6:15, édité 3 fois
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Richeliette
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MessageSujet: Re: les maitresses   Mer 23 Aoû - 23:42

la meilleur réplique à tout ça, c'est la réponse de Louis XIII à un de ses courtisans qui lui demandait:

Monseigneur, le Cardinal et les dames...

Arrêtez, répondit le roi, il n'aime définitivement pas les dames!

Il est certain qu'avec les moeurs et le caractère pieu de son maître, même s'il l'avait voulu, il n'aurait pu avoir une maîtresse, étant donné le nombre de personne qui voulait sa perte et qui aurait couru chez son patron pour tout dévoiler et ainsi lui faire perdre sa confiance.

Aussi, je suis en train de lire un livre sur le Père Joseph, et croyez moi que si Richelieu avait trahi son serment de prêtre, son ami l'aurait abandonné aussi sec!

Je suis comme Louis XIII, je crois qu'il n'aimait définitivement pas les dames pour la "chose" car il respectait son habit de prêtre, mais comme il aimait les belles choses, un coup d'oeil ou une émotion ne devait pas lui être étrangé

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rosalbavirginia
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MessageSujet: Re: les maitresses   Jeu 24 Aoû - 8:57

et moi aussi, je suis pleinement d'acord avec Richeliette,

je note seulement que il me semble que toute litterature sur Richelieu a toujours besoin d'un grand travail de valutation de fonts, à cause de la grande inimitié que beaucoup de personnes avaient pour le cardinal aussi pour son rôle bien plus que pour sa personne...

et encore il a, aussi dans le livre d'instructions et d'histoire, une très-grand facilité de transcrire informations comme faits établis, sans verifier si l'origine vient de supposition ou dedution avc quelque doute...

aussi est pour le père Joseph: sur lui on trouve tout est le contraire de tout, mais les fonts non invalidès à cause " de parti pris" sont en définitive pour son honnêteté et coherence; est beaucoup vraisemblable qu'il , avec son impetuosité, aurait rompu son amitié pour Richelieu s'il eût eu des situations non compatibles avec sa condition de prêtre... study
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rosalbavirginia
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MessageSujet: Re: les maitresses   Jeu 24 Aoû - 9:14

on peut continuer la liste initiée par Urs, en cytant sur l' escorte de Tallemant
( médisances de la Cour par intermédiaire d'Hotel de Rambouillet) et autres memorialistes ( comme Retz contraire a Richelieu) ou romancier
( comme Curlitz de Sandroz, fin de siècle,...mais pour Richelieu!)

8.m.me la Marechale ( la femme du marechal de la Meilleraye)

9.m.me de Fruges

10.m.me du Fargis

....
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Richeliette
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MessageSujet: Re: les maitresses   Jeu 24 Aoû - 10:07

Pour connaitre son avis personnel sur la question, il suffit de lire



Un bien bon condensé de ses pensées au niveau de la morale et de la religion

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Céci d'ARMAND
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MessageSujet: Armand et les dames...   Jeu 2 Aoû - 16:31

Certes,mais n'oublions pas que notre cher Cardinal était un fin diplomate,et qu'il savait se sortir de nombre de situations"difficiles" par son intelligence sans grand encombrement...Il ne devait pas etre si compliqué de ne point tout dire au Père Joseph,ils ne vivaient pas ensemble jour et nuit,et d'etre discret envers le Roi et ses ennemis...Pour ce qui est de son opinion sur le sujet,je pense(mille excuses,Monseigneur!!)qu'il faisait tout autrement de ce qu'il pronait,mais qu'évidemment il n'allait pas étaler sur le papier ses secrets d'alcove...Je ne veux pas faire passer notre Eminence pour un satyre(! )mais mon opinion rejoint celle d'Urs,et ses élans vers Marion sont relatés et repris par Erlanger:-"Le cardinal(après "une 1ère heure des Bergers"!!),fit parvenir une bourse à Marion Delorme pour qu'elle vint A NOUVEAU le rejoindre,mais la courtisane(éprise de Saint-Mars)la refusa haut et fort en se moquant."(L'ingrate! )Assurément,la REINE-MERE était très très amoureuse d'Armand,et je ne pense pas que ce tempérament de latine volcanique se soit contenté d'un amour platonique...SURTOUT QUAND ON SAIT LA HAINE QU'ELLE PORTA A RICHELIEU JUSQU'A SON DERNIER SOUFFLE ET QUI RESSEMBLE FORT A UN DEPIT AMOUREUX DE FEMME DELAISSEE ...(Entre nous,elle ne doutait de rien,la Dame!! Pauvre Armand,quel morceaux de Roi que cette opulente Italienne...plus très jeune,de surcroit !!)On sait aussi que l'ambition du futur Cardinal était très développée et n'a pas du reculer devant ...ce volumineux obstacle!!...MAIS RELEVONS QU'IL EN EUT BIEN DU MERITE!!!
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MessageSujet: Re: les maitresses   Ven 3 Aoû - 3:43

j'ai trouvé quant à la relacion avec sa nièce - que déja les courtisans de Louis XIII et après Tallémant des Réaux s'en rejouissaient - mais après il y avait en ~ 1700
la Dame de Bedacier ou bien: Catherine née "Durand" qui se mit à écrir des romans
..aussi sur le sujet de Ric avec sa nièce!!
- " Histoires des amours de Grégoire VII, du cardinal de Richelieu, de la Princesse de Condé, et de la marquise d'Urfé, par mlle D*** 1700 / Cologne

j'ai un text de M. XY qui dit:

La source de ces calomnies, je le sais, vient de la fureur de Marie de Médicis et de Vittorio Siri, son historein à gages.
Elle s'est épanachée depuis chez les réfugiés de Hollande, où mademoiselle Durand et le comte de Caylus l'ont recueillie pour en vivitier leurs sottes fictions...


autre text:
On trouve dans les recueils du temps une foule d'épigrammes sur l'attachement trop vif qu'il témoignait à sa nièce, madame de Combalet, qu'il fit créer duchesse d'Aiguillon, avec pouvoir de transmettre son duché à ses héritiers, hommes ou femmes, à son choix.

En 1630, la reine-mère avait reproché devant le roi cette liaison à madame de Combalet; et Richelieu, après avoir rapporté l'accusation dans son journal, se contente d'ajouter:
"Le monde jugera s'il y a lieu de blâmer ses moeurs et sa conduite; mais il ne changera pas sa manière d'être avec elle."



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Céci d'ARMAND
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MessageSujet: Armand et Madame de Combalet...   Ven 3 Aoû - 14:50

A MON SENS,IL N'Y A RIEN A JUGER....
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MessageSujet: Re: les maitresses   Lun 1 Oct - 18:21

Céci - - je pense qu'on pourrait dépositer
tout ce qu'on connaît de lui quant à ses maîtesses
- celles qui sont attribuer à lui...
soit pour le "méchant" Tallemant des Réaux ...
[il parle en générale de 3 maîtresses...
{v. Bassompierre et Gui Patin}]
mais avec plus de rectitude de ses biographes comme:
Hannotaux, Erlanger, Deloche, Bluche....

je serais d'accord de "comparer les fables" et en tirer
ce qu'il y en a de vrai???

Le problème est que je n'ai pas des bios à la main!!!
mais je peux faire une recherche par les mémorialiste

comme
Bassompierre, Fontenais-Mareuil, Motteville, Montpensier, Estrées, Fontrailles, ....

ça prends du temps mais ce sont les vraies sources historiques!
où se sont sert les: Deloches, Bluches, Erlangers.....
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MessageSujet: Re: les maitresses   Lun 1 Oct - 18:27

Je mets ça {de ma page de Marie DuPont} ...
qui montrent le climat vers 1628
qui a terminé dans "La journée des Dupes" ...

Alors c'est vrai que:
- Marie de Médicis exigeait du cardinal qu'il ne vivait plus avec sa nièce sous le toit du "Petit-Luxembourg"
- son "cadeau d'amitié" à son ex-amours de 1616-1623....???
[selon Fontenay-Mareuil]:


Extrait : Mémoires de Fontenay-Mareuil [1628]

- Pendant que le Roy avoit esté à La Rochelle, ils estoit fait un grand changement dans l'esprit de la Reine-mère à l'égard du cardinal de Richelieu, lequel ayant failly à empescher sa prise, m'oblige d'en parler, et de dire tout ce qui en est venu à ma connoissance; croyant outre cela, parce qu'il a esté l'origine de toutes les disgraces arrivées despuis à ceste grande princesse et aux personnes qui y avoient contribué, et causé une infinité de désordres dans le royaume, que vous serez bien aise de le sçavoir.

Il est très asseuré que diveres personnes y travaillèrent sur la fin; mais pour les premiers et plus grands coups, ils furent sans doute donnés par la princesse de Conty et la duchesse d'Elboeuf, lesquelles ayant de tout temps esté fort bien avec la Reine-mère, et la suivant partout, n'aimoient point le cardinal de Richelieu, parce que sa domination estoit beaucoup plus rude que celle où elles avoient esté nourries, et qu'il vouloit rabaisser l'autorité des grands, comme cause de tous les desordres qui arrivoient sy souvent dans un royaume. [ ...... ]

Mesdames de Conty et d'Elboeuf n'osoient pas, néanmoins au commencement, s'en decouvrir à la Reine-mère, tesmoignant tout au contraire, ne penser qu'à la divertir et à luy complaire, mesme sur le subject du cardinal de Richelieu; mais quand elles peurent parler contre luy, elles n'y manquèrent pas.
Or l'occasion leur en fust donnée par la duchesse d'Aiguillon, nommée alors madame de Combalet, nièce du cardinal, et dame d'atours de la Reine-mère; car estant jeune et emportée de présomption, par l'opinion qu'elle avoit de la grande faveur de son oncle -
tant auprès du Roy que de la Reine-mère, à quoy, elle ne croyoit pas que personne peust toucher, -
elle se laissoit avec cela gouverner par madame Du Fargis, qu'elle avoit fait faire dame d'atours de la Reine; laquelle (ayant une très grande affection pour madame la princesse), la communiqua de tel sorte à madame d'Aiguillon, que trouvant aussy beaucoup plus son plaisir avec elle que chez la Reine-mère, parce qu' elle y avoit plus de liberté, et qu'elle estoit plus jeune que la princesse de Conty, et de meilleur compagnie que la duchesssse d'Elboeuf;
elle n'en partoit quasy point sans rendre aucune subjection à la Reine, ny considérer que M. Le prince et elle ayant toujours eu des interests différents, c'estoit des choses tout-à-fait opposées, et qu'il estoit impossible d'accorder.

A quoy la Reine-mère n'avoit pas pris garde devant le voyage du Roy, à cause sans doute du grand monde qui estoit continuellement auprès d'elle; mais despuis que le Roy fust party, et qu'elle n'eust pour toute compagnie que la princesse de Conty, la duchesse d'Elboeuf et celle d'Onane, qui estoit aussy de la maison de Loraine, elle s'apperceust bientost de la conduite de madame d'Aiguillon, et qu'elle ne la servoit ny ne la suivoit quasy jamais; de quoy ayant un jour fait quelques plaintes devant ces dames, elles les relevèrent sy bien, sous prétexte de l'excuser, que le discours en dura assés long-temps, et que la Reine s'accoutuma à leur en parler.
Et d'autant qu'elles sçavoient bien que, quoy qu'elles peussent faire, madame d'Aiguillon ne s'en corrigeroit pas, tant elle estoit attachée à son sens et se pensoit au desus de toutes choses, elles ne manquoient pas de la demander et mesme de la faire chercher, toutes les fois que, selon le deu de sa charge, il falloit servir la Reine ou l'accompagner, en prenant autant de soin que sy elles y eussent eu grand interest, afin qu'un cas de besoin elles s'en peussent servir auprès du cardinal de Richelieu pour se justifier, et que, faisant aussy de plus en plus remarquer à la Reine sa mauvaise conduite, le desgoust s'en augmentast.

Ce qui leur réussist sy bien (car on ne la trouvoit quasy jamais), que le mescontentement de la Reine(-mère) croissant tous les jours, elle leur en faisoit incesamment des plaintes, qu'elles recevoient pourtant de telle sorte que, ne la contredisant point, elles ne montroient pas aussy de la vouloir aigrir, tant elles se fioient peu en elle, et craignoient un retour; jusqu'à ce que, voyant que cela continuoit, et que leur en parlant continuellement et sans aucune réserve, elle disoit mesme qu'il se falloit bien garder que le cardinal le secust, et promettoit de ne luy en dire jamais rien, elles creurent s'en pouvoir assurer;
et despuis qu'elles eurent ce secret avec elle contre madame d'Aiguillon, elles ne furent guère sans en avoir aussy contre le cardinal de Richelieu, luy faisant regarder ce qu'il faisoit tout une autre façon qu'elles n'avoit accoutumé, interprétant mal ses actions les plus innocentes, et les rendant criminelles; comme entre autres,
qu'il ne se tenoit sy souvent esloigné des lieux où elle estoit, que parce qu'il s'ennuyoit avec elle et fuyoit de le la voir; que les grandes complaisances qu'il rendoit au Roy n'estoit que pour tenir par luy-mesme, et se pouvoir passer d'elle;......
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MessageSujet: Re: les maitresses   Lun 1 Oct - 19:01

A ce sujet une lettre de Marie de Médicis à sa dame-atour!!
vers fin 1627??

- La "CHOSE" commençait peu à peu!

Le vérité était qu'elle se réfugiait du "Monde Exterieure [=la cour] au Couvent des Carmélites = son paradis sur terre....

[NON! ni dans les aclcoves de Mme de Rambouillet -
ni sous la couverture rouge du lit de son oncle!!]

A Mme de Combalet, ma dame d'atour,
Mme de Combalet,
aiant sçeu que vous avez mis vostre seur au petit couvent des Carmelites, et que, par ce moyen, l'un des principeaux sujets qui me fit vous permettre de demeurer quelques jours à Paris, depuis mon partement, est cessé; je ne désire pas que vos autres considerations, que je sçai ne vous presser point, vous y retiennent davantage.
C'est ce qui me fait vous escrire cette lettre, par un porteur exprès, pour vous dire qu'incontinent que vous l'aurez reçeue, vous vous mettiez en chemin pour me venir trouver.
J'ay esté un peu indisposée d'une fluxion qui m'a donné bien de la douleur; elle est un peu diminuée, et j'espère que ce ne sera rien.
Vous hatterez, je m'asseure, de bon coeur, votre retour pour me venir servir en ce facheux mal, si Dieu permet qu'il dure.
J'espère que vous me trouverez toute guerie, vous assurant que j'auray du contentement de vous revoir près de moy et que je seray tousjours

Vostre bien bonne amie,

MARIE
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Céci d'ARMAND
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MessageSujet: Re: les maitresses   Lun 1 Oct - 20:04

Encore de l'excellent travail mon cher Urs!
Pour ce qui est de ta proposition,je pense qu'il s'agit d'une très bonne idée de chercher a démèler le vrai du faux dans les histoires amoureuses prètées à Armand...Mais nous n'avons pas beaucoup de grain à moudre!Car je crois bien n'en connaitre pas plus que toi,de ces belles intrigantes qui sont supposées avoir reçu de si enviables faveurs!! Ceci n'engage que moi!!!AH,le bel Armand! :cardinal:Pardon de ne pas trop m'étendre,mais j'ai de la fièvre,et si je m'engage à parler de ce sujet,j'en aurais encore plus!!!
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MessageSujet: Re: les maitresses   Mar 2 Oct - 5:22

Garde bien ton lit la meilleure place de l'être humain - -
mais si tu lis ça
tu aurais bien des frisson :

http://books.google.fr/books?id=M3cIAAAAQAAJ&pg=RA2-PA601&dq=ninon+de+l%27enclos+richelieu&hl=de#PRA1-PA172,M1

on en parlera


pour voir plus de Richelieu
tu tappe son nom dans la "fenêtre" et voilà tu vois toutes les possibilités...

bonne lecture

MAIS: pourquoi ce monsieur qui avait en 1811 édité
savait des chose que personne savait avant

************************************************************************************************************************
pour comprendre mon text
il faut lire les pages du livre du lien au dessus!

Pensées sur l’article ... «COMBALET»:

Qui est «l’homme qui aurait pu être bien informé» avec cette édition –
«récemment imprimé»..... [1810] ?
Où est ce livre sous le titre «SOVENIRS» ?

L’idée que Marie de Médicis se vengeait des infidelités de son mari
[Henri IV] par des amours avec C.CONCINI est encore probable!
Sa vilaine, mais astuce épouse, Léonore Galligaï, le saurait avec sûreté.
Elle aimait sa maîtresse et la dominait complètement!
[voir: sa réponse au juges sur "sa sorcellerie"!]

Cet "auteur-anonyme" des «Souvenir» avait l’idée génial...
de s’imaginer que Richelieu avait gagné le coeur de Marie de Médicis et
peu à peu elle laisserait tomber en disgrâce à Concini.
Pour terminer de l’assassiner, - en Avril 1617.

Où est le Roi où est Luynes ???.... voilà, il y a déjà des
grands problèmes pour partir a commencer le complot?
L’exil à Blois en 1617 de la reine-mère et des Richelieu’s éttait aussi
calculé en avant?


Alors, - on sait bien clairement que l’union entre le neveu de Luynes
[Combalet] et la nièce de Richelieu [Du Pont-Courlay] était pour assurer
la «paix» entre le roi et sa mère!!
La régente avait finalment forcé le mariage, parce que Luynes se retirait!

D’ACCORD !

Grand-MARIAGE:
Au LOUVRE: 26 de Novembre 1620 - avec toute la haute noblesse de la
cour! [c'est historique]

Les belles paroles qui avait trouvé cet auteur anonyme (me) font vibrer le
coeur !

«Lorsque cette demoiselle arriva à la Cour, tout le monde
en fut ébloui, et son oncle même, qui ne l’avait vue qu’enfant, en baissa
les yeux, - non par modestie, mais par des raisons qui eurent d’étranges suites.
Elle avait une majesté toute propre pour soutenir l’éclat d’une couronne,
assez d’ambition pour y aspirer, tout l’esprit du monde dont on a besoin
dans un si grand poste, et des yeux qui allaient chercher des tributs dans
le fond des ames les plus insensibles.
Cependant elle n’épousa que le pauvre Combalet, homme d’un petit
mérite, et qui trouva son bonheur trop grand pour être de longue durée.
Le Cardinal de La Rochefoucault bénit ce mariage qui se fit sous les
auspices de la répougnance du côté de mademoiselle de Pont-
Courlai. »


Poursuivi par l’instinct d’homme, le cardinal ne s’intéresse qu’à sa «chère
nièce» (de 16.5 ans!!). Peu a peu refroide la relation de à la reine-mère -
La Fortune de SA Carrière – il la laisse en abandon! En vue de "Politique-
Diplomate" = Pas trop intélligent .....
En peu de temps, l’oncle (& le chef de la maison RICHELIEU) déclare son
amour par un boulversant poème à sa propre nièce!

Il ne faut pas citer ici ce joili poème.
CAR:
La possibilité, que cette « déclaration-d’amour-sensuel en vers» était
tombé - par quel chemin qui se soit - est de 0 %. Le même pour de la
réponse de la jeune épouse de Combalet !


Entre temps, Marie de Médicis soupçonne tout, espionne le premier
ministre (en avril 1624) et la nièce ...
Mais Richelieu sait déjà tout - [comme il connais tout les trucs] - et envoie
sa chouchotte - sous prétexte de maladie - à Ruelle [veut dire: Ruel], où
les deux amants peuvent passer des chaleureuses nuits ensembles.

[Le vrai Cardinal achète Ruel en 1633...
La reine-mère était exilé en juillet 1631]

Mais n’importe:
La Reine-mère met des espions au chemin de Ruel - parmi eux le «Cocu
Combalet»
(Combalet en vérité était mort le 3.9.1622 à Montpellier - après avoir
vécu juste pauvres 6 - 7 mois «auprès de ma brune» Mari-Madeleine)

Avec l’aide de Mme du Fargis, la reine-mère, déguisé en femme-de-
chambre, surprît le malfaiteur et incestueux Richelieu.....
et c’est, selon l’auteur, les véritables causes de la «Journées des
Dupes» ....le 11.11.1630! = Être si INGRAT vers ELLE!

Madame de Combalet vivait alors une vie de fêtes voluptueuses et passait
au public pour être séparée de son [ex]-mari...que le cardinal haïssait
mortellement!

Le cardinal-oncle la déclare duchesse d’Aiguillon et elle
reçoit une fortune prodigieuse !
Anno domini: 1636 !

(En vérité: Elle reçoit les lettres patentes du titre de
«Duchesse d’Aiguillon» le 1.1.1638 à Saint-Germain -
et avec la mort de Richelieu [4.12.1642] commençait sa lourde
tâche de défendre les 5 jeunes héritiers de la dynastie Richelieu
contre les attaques de la maison CONDÉ !)

Il ne faut pas faire plus de commentaire!

DÉCOUVERTE:
Les "SOUVENIR" sont du "Comte Caylus" de 1805!


Dernière édition par le Mer 3 Oct - 1:25, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: les maitresses   Mar 2 Oct - 6:12

quand-même il y en a des grains:

le décret contre le "mariage clandestin"... en 1639 et sa cause

je ne crois pourtant tout
ce qu'on a écrit - même si le livre est très vieux!!
il faut garder un certaine distance critique de tout façon!

http://books.google.fr/books?id=S2AGAAAAQAAJ&pg=PA68&dq=ninon+de+l%27enclos+richelieu&hl=de#PPA70,M1


Je veux mettre ici en evidence que:
L'auteur (?) de ce vieux livre [1767] - est assez "Anti-Richelieu"...
Mais il ne nomme rien de la "relation incestueux de l'oncle avec sa nièce" -[??!!]
il est très obeservant de tout les méchanceté que Ric avait fait avec la noblesse etc....
- Tallemant des Réaux [ca. 1650-60?] opine que Marion de Lorme était allée - SEULEMENT 2 FOIS chez le [voluptueux] cardinal de ca 55 ans [hahaha] - pas beaucoup - non???
Et sa vengence vers Cinq-Mars - qui avait aimé AVANT [en ca 1638-39 (?)
{= mariage calandestin}] jusqu'à la folie cette dame [fort mondaine] retombait sur cou du jeune beau.
Alors le vrai motif de couper la tête de Cinq-Mars était alors la jalousie de Richelieu contre lui ----- ?????

il n'y a pas trop de logique...sinon plus de calomnie odieux!!
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Céci d'ARMAND
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MessageSujet: Re: les maitresses   Mer 3 Oct - 19:30

Cest assez compliqué pour mon esprit fièvreux,cette affaire...Donc,l'inceste revient sur le devant de la scène?
Il est vrai qu'Armand avait bien du charme et aimait les voluptés,ceci est sur...ET il semble vrai aussi que le charme de Marie -madeleine ne l'a pas laissé froid,quel dommage que nous n'ayons pas un lumineux portrait de le jeune femme dans la pleine beauté de son mariage!!Nous savons que Marie était douce et soumise,et quand RICHELIEU VOULAIT UNE FAVEUR,il était bien difficile de s'y soustraire...Il aimait toute la beauté sous toute ses formes...Malgré tout,le doute subsitera toujours dans mon esprit,et si celà était vrai,je considère qu'il s'agit d'une belle histoire d'amour,très pure,de deux etres d'exception unis l'un à l'autre par de multiples liens...Et si tel est le cas,la mort du Sieur de Combalet,trois jours avant la nomination d'Armand Cardinal,n'est à mon sens pas un accident...
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les maitresses

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