| | | Richelieu, fondateur de l'Académie française. | |
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| Auteur | Message |
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Armand Jean Duplessis Evêque

Nombre de messages: 157 Localisation: Où sa Majesté se trouvera... Date d'inscription: 26/08/2005
 | Sujet: Richelieu, fondateur de l'Académie française. Sam 27 Aoû - 10:00 | |
| Voici son Histoire: L'Académie française fut fondée en 1635 par le cardinal de Richelieu. Les statuts et règlements visés par le Cardinal, avec les lettres patentes signées en 1635 par Louis XIII et enregistrées par le Parlement en 1637, consacrèrent le caractère officiel d’une compagnie de lettrés, qui se réunissaient auparavant de manière informelle. La mission qui lui fut assignée dès l’origine était de fixer la langue française, de lui donner des règles, de la rendre pure et compréhensible par tous. Elle devait dans cet esprit commencer par composer un dictionnaire. La première édition de celui-ci fut publiée en 1694, les suivantes en 1718, 1740, 1762, 1798, 1835, 1878, 1932-1935, 1992. La neuvième édition est en cours de publication. ’Académie tint ses séances d’abord chez tel ou tel de ses membres, puis chez le chancelier Séguier à partir de 1639, au Louvre à partir de 1672, et enfin au collège des Quatre-Nations, devenu palais de l’Institut, de 1805 à nos jours. Au cours de ses trois siècles et demi d’existence, elle a su maintenir ses institutions, qui ont fonctionné avec régularité, hormis l’interruption de 1793 - 1803. Le cardinal de Richelieu s’était proclamé protecteur de l’Académie. À sa mort, cette protection fut exercée par le chancelier Séguier, puis par Louis XIV et, par la suite, par tous les rois, empereurs et chefs d’État successifs de la France. Qu'en pensez vous? |
|  | | Richeliette Eminentissime

Nombre de messages: 2480 Age: 37 Localisation: auprès du Cardinal Date d'inscription: 08/05/2005
 | Sujet: Re: Richelieu, fondateur de l'Académie française. Sam 27 Aoû - 11:08 | |
| qu'en voyant ce qu'on fait du français aujourd'hui, il doit s'étrangler  _________________ Les plus nobles conquêtes sont celles des cœurs et des affections.  |
|  | | Armand Jean Duplessis Evêque

Nombre de messages: 157 Localisation: Où sa Majesté se trouvera... Date d'inscription: 26/08/2005
 | |  | | Richeliette Eminentissime

Nombre de messages: 2480 Age: 37 Localisation: auprès du Cardinal Date d'inscription: 08/05/2005
 | Sujet: Re: Richelieu, fondateur de l'Académie française. Sam 27 Aoû - 13:57 | |
| je pense pas  _________________ Les plus nobles conquêtes sont celles des cœurs et des affections.  |
|  | | Armand Jean Duplessis Evêque

Nombre de messages: 157 Localisation: Où sa Majesté se trouvera... Date d'inscription: 26/08/2005
 | Sujet: Re: Richelieu, fondateur de l'Académie française. Sam 27 Aoû - 14:29 | |
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|  | | FriedrichWilhelm Herschel Evêque

Nombre de messages: 193 Localisation: auprés du Grand-Maître et Surintendant de la Navigation Date d'inscription: 23/09/2005
 | Sujet: Re: Richelieu, fondateur de l'Académie française. Sam 1 Oct - 23:07 | |
| http://www.academie-francaise.fr/immortels/discours_reception/fenelon.html Réception de M. l’abbé de Fénélon DISCOURS PRONONCÉ DANS LA SÉANCE PUBLIQUE LE 31 MARS 1693 PARIS LE LOUVRE .............omissis Il reçut dans son sein l’Académie naissante ; un magistrat éclairé et amateur des lettres en prit après lui la protection. Louis y a ajouté l’éclat qu’il répand sur tout ce qu’il favorise de ses regards. À l’ombre de son grand nom, on ne cesse point ici de rechercher la pureté et la délicatesse de notre langue.
Depuis que des hommes savans et judicieux ont remonté aux véritables règles, on n’abuse plus, comme on le faisoit autrefois, de l’esprit et de la parole ; on a pris un genre d’écrire plus simple, plus naturel, plus court, plus nerveux, plus précis. On ne s’attache plus aux paroles que pour exprimer toute la force des pensées ; et on n’admet que les pensées vraies, solides, concluantes, pour le sujet où l’on se renferme. L’érudition autrefois si fastueuse ne se montre que pour le besoin ; l’esprit même se cache, parce que toute la perfection de l’art consiste à imiter si naïvement la simple nature, qu’on le prenne pour elle. Ainsi on ne donne plus le nom d’esprit à une imagination éblouissante ; on le réserve pour un génie réglé et correct qui tourne tout en sentiment, qui suit pas à pas la nature toujours simple et gracieuse, qui ramène toutes les pensées aux principes de la raison, et qui ne trouve beau que tout ce qui est véritable. On a senti même en nos jours que le style est fleuri, quelque doux et quelqu’agréable qu’il soit, ne peut jamais s’élever au-dessus du genre médiocre, et que le vrai sublime dédaignant tous les ornemens empruntés ne se trouve que dans le simple .........
Pendant cet heureux renouvellement des lettres, M. Pélisson présente un beau spectacle à la postérité. Armand, cardinal de Richelieu, changeoit alors la face de l’Europe, et recueillant les débris de nos guerres civiles, posoit les vrais fondemens d’une puissance supérieure à toutes les autres. Pénétrant dans le secret de nos ennemis, et impénétrable pour celui de son maître, il remuoit de son cabinet les plus profonds ressorts dans les cours étrangères, pour tenir nos voisins toujours divisés. Constant dans ses maximes, et inviolable dans ses promesses, il faisoit sentir ce que peuvent la réputation du Gouvernement, et la confiance des alliés. Né pour connoître les hommes, et pour les employer selon leurs talens, il les attachoit par le cœur à sa personne, et à ses desseins pour l’État. Par ces puissans moyens il portoit chaque jour des coups mortels à l’impérieuse maison d’Autriche qui menaçoit de son joug tous les pays chrétiens. En même temps il faisoit au dedans du royaume la plus nécessaire de toutes les conquêtes, domptant l’hérésie tant de fois rebelle. Enfin (ce qu’il trouva le plus difficile) il calmoit une cour orageuse, où les grands, inquiets et jaloux, étoient en possession de l’indépendance. Aussi le temps, qui efface les autres noms, fait croître le sien, et à mesure qu’il s’éloigne de nous, il est mieux dans son point de vue. Mais parmi ces pénibles veilles il sut se faire un doux loisir, pour se délasser par le charme de l’éloquence et de la poésie. Il reçut dans son sein l’Académie naissante ; un magistrat éclairé et amateur des lettres en prit après lui la protection. Louis y a ajouté l’éclat qu’il répand sur tout ce qu’il favorise de ses regards. À l’ombre de son grand nom, on ne cesse point ici de rechercher la pureté et la délicatesse de notre langue.
............................ _________________ Memento audere semper
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|  | | rosalbavirginia Cardinal

Nombre de messages: 318 Localisation: Rome, Campo Marzio, auprès de st. Louis des Français Date d'inscription: 09/08/2005
 | Sujet: Re: Richelieu, fondateur de l'Académie française. Ven 11 Nov - 23:45 | |
| Constant dans ses maximes, et inviolable dans ses promesses, il faisoit sentir ce que peuvent la réputation du Gouvernement, et la confiance des alliés. Né pour connoître les hommes, et pour les employer selon leurs talens, il les attachoit par le cœur à sa personne, et à ses desseins pour l’État. .... ...Enfin (ce qu’il trouva le plus difficile) il calmoit une cour orageuse, où les grands, inquiets et jaloux, étoient en possession de l’indépendance. Aussi le temps, qui efface les autres noms, fait croître le sien, et à mesure qu’il s’éloigne de nous, il est mieux dans son point de vue. Mais parmi ces pénibles veilles il sut se faire un doux loisir, pour se délasser par le charme de l’éloquence et de la poésie. Il reçut dans son sein l’Académie naissante ; ............................[/center][/quote] Est beaucoup interessant ce qui Fénelon dit de Richelieu comme s'il l'avait fréquenté. m'à toujours frappé et ému la célèbre phrase LE TEMPS QUI EFFACE LES AUTRES NOMS FAIT CROITRE LE SIEN, ET A' MESURE QU'IL S'ELOIGNE DE NOUS, IL EST MIEUX DANS SON POINTS DE VUE Fénelon, à nos jours, sûrement fît son inscription a ce forum |
|  | | Richeliette Eminentissime

Nombre de messages: 2480 Age: 37 Localisation: auprès du Cardinal Date d'inscription: 08/05/2005
 | Sujet: Re: Richelieu, fondateur de l'Académie française. Sam 12 Nov - 12:19 | |
| Merci pour ce texte... sage Homme ce Fénelon  _________________ Les plus nobles conquêtes sont celles des cœurs et des affections.  |
|  | | Richeliette Eminentissime

Nombre de messages: 2480 Age: 37 Localisation: auprès du Cardinal Date d'inscription: 08/05/2005
 | Sujet: Re: Richelieu, fondateur de l'Académie française. Sam 11 Fév - 15:55 | |
| Bon anniversaire l'Académie Française, elle a 371 ans aujourd'hui  _________________ Les plus nobles conquêtes sont celles des cœurs et des affections.  |
|  | | Richeliette Eminentissime

Nombre de messages: 2480 Age: 37 Localisation: auprès du Cardinal Date d'inscription: 08/05/2005
 | |  | | urs staub Roy

Nombre de messages: 2353 Date d'inscription: 11/05/2005
 | Sujet: Re: Richelieu, fondateur de l'Académie française. Mar 11 Avr - 19:27 | |
| superbe  |
|  | | XIII Cardinal

Nombre de messages: 341 Date d'inscription: 28/05/2005
 | Sujet: Re: Richelieu, fondateur de l'Académie française. Mer 12 Avr - 18:56 | |
| Un trésor ce document ! Je rejoins l'Urs Staub dans son adjectif :alien: Richelieu y assistait-il souvent à l'académie ? |
|  | | Richeliette Eminentissime

Nombre de messages: 2480 Age: 37 Localisation: auprès du Cardinal Date d'inscription: 08/05/2005
 | Sujet: Re: Richelieu, fondateur de l'Académie française. Mer 12 Avr - 19:00 | |
| Il assistait le plus souvent qu'il pouvait, mais j'ai lu qu'il se tenait régulièrement au courant par des rapports qu'on lui remontait. Tu te doute qu'avec les journées de travail qu'il avait, il n'avait plus beaucoup de temps pour lui... et malgré tout il arrivait à y caser pas mal de chose! _________________ Les plus nobles conquêtes sont celles des cœurs et des affections.  |
|  | | Eric Evêque

Nombre de messages: 196 Age: 45 Localisation: Marseille Date d'inscription: 06/06/2008
 | Sujet: Richelieu, fondateur de l'Académie française Mer 4 Mar - 17:37 | |
| Jean de La BruyèreDiscours de réception à l'académie française Préface extraitCeux qui, interrogés sur le discours que je fis à l'Académie française, le jour que j'eus l'honneur d'y être reçu, ont dit sèchement que j'avais fait des caractères, croyant le blâmer, en ont donné l'idée la plus avantageuse que je pouvais moi-même désirer; car le public ayant approuvé ce genre d'écrire où je me suis appliqué depuis quelques années, c'était le prévenir en ma faveur que de faire une telle réponse. Il ne restait plus que de savoir si je n'aurais pas dû renoncer aux caractères dans le discours dont il s'agissait; et cette question s'évanouit dès qu'on sait que l'usage a prévalu qu'un nouvel académicien compose celui qu'il doit prononcer, le jour de sa réception, de l'éloge du Roi, de ceux du cardinal de Richelieu  , du chancelier Seguier, de la personne à qui il succède, et de l'Académie française. De ces cinq éloges, il y en a quatre de personnels; or je demande à mes censeurs qu'ils me posent si bien la différence qu'il y a des éloges personnels aux caractères qui louent, que je la puisse sentir, et avouer ma faute. Si, chargé de faire quelque autre harangue, je retombe encore dans des peintures, c'est alors qu'on pourra écouter leur critique, et peut-être me condamner; je dis peut-être, puisque les caractères, ou du moins les images des choses et des personnes, sont inévitables dans l'oraison, que tout écrivain est peintre, et tout excellent écrivain excellent peintre. |
|  | | Eric Evêque

Nombre de messages: 196 Age: 45 Localisation: Marseille Date d'inscription: 06/06/2008
 | Sujet: Richelieu, fondateur de l'Académie française Mer 4 Mar - 17:50 | |
| http://visualiseur.bnf.fr/Visualiseur?Destination=Gallica&O=NUMM-101452Jean de La Bruyère extrait tiré de son ouvrage " les caractères" Discours prononcé dans l'académie française le lundi quinzième juin 1693"Messieurs, Il serait difficile d'avoir l'honneur de se trouver au milieu de vous, d'avoir devant ses yeux l'Académie française, d'avoir lu l'histoire de son établissement, sans penser d'abord à celui à qui elle en est redevable, et sans se persuader qu'il n'y a rien de plus naturel, et qui doive moins vous déplaire, que d'entamer ce tissu de louanges qu'exigent le devoir et la coutume, par quelques traits où ce grand cardinal  soit reconnaissable, et qui en renouvellent la mémoire. Ce n'est point un personnage qu'il soit facile de rendre ni d'exprimer par de belles paroles ou par de riches figures, par ces discours moins faits pour relever le mérite de celui que l'on veut peindre, que pour montrer tout le feu et toute la vivacité de l'orateur. Suivez le règne de Louis le Juste : c'est la vie du cardinal de Richelieu  , c'est son éloge et celui du prince qui l'a mis en oeuvre. Que pourrais-je ajouter à des faits encore récents et si mémorables ? Ouvrez son Testament politique, digérez cet ouvrage: c'est la peinture de son esprit; son âme tout entière s'y développe; l'on y découvre le secret de sa conduite et de ses actions; l'on y trouve la source et la vraisemblance de tant et de si grands événements qui ont paru sous son administration: l'on y voit sans peine qu'un homme qui pense si virilement et si juste a pu agir sûrement et avec succès, et que celui qui a achevé de si grandes choses, ou n'a jamais écrit, ou a dû écrire comme il a fait. Génie fort et supérieur, il a su tout le fond et tout le mystère du gouvernement; il a connu le beau et le sublime du ministère ; il a respecté l'étranger, ménagé les couronnes, connu le poids de leur alliance; il a opposé des alliés à des ennemis; il a veillé aux intérêts du dehors, à ceux du dedans. Il n'a oublié que les siens: une vie laborieuse et languissante, souvent exposée, a été le prix d'une si haute vertu; dépositaire des trésors de son maître, comblé de ses bienfaits, ordonnateur, dispensateur de ses finances, on ne saurait dire qu'il est mort riche. Le croirait-on, Messieurs? cette âme sérieuse et austère, formidable aux ennemis de l'Etat, inexorable aux factieux, plongée dans la négociation, occupée tantôt à affaiblir le parti de l'hérésie, tantôt à déconcerter une ligue, et tantôt à méditer une conquête, a trouvé le loisir d'être savante, a goûté les belles-lettres et ceux qui en faisaient profession. Comparez-vous, si vous l'osez, au grand Richelieu  , hommes dévoués à la fortune, qui, par le succès de vos affaires particulières, vous jugez dignes que l'on vous confie les affaires publiques; qui vous donnez pour des génies heureux et pour de bonnes têtes; qui dites que vous ne savez rien, que vous n'avez jamais lu, que vous ne lirez point, ou pour marquer l'inutilité des sciences, ou pour paraître ne devoir rien aux autres, mais puiser tout de votre fonds. Apprenez que le cardinal de Richelieu  a su, qu'il a lu: je ne dis pas qu'il n'a point eu d'éloignement pour les gens de lettres, mais qu'il les a aimés, caressés, favorisés, qu'il leur a ménagé des privilèges, qu'il leur destinait des pensions, qu'il les a réunis en une Compagnie célèbre, qu'il en a fait l'Académie française. Oui, hommes riches et ambitieux, contempteurs de la vertu, et de toute association qui ne roule pas sur les établissements et sur l'intérêt, celle-ci est une des pensées de ce grand ministre  , né homme d'Etat, dévoué à l'Etat, esprit solide, éminent, capable dans ce qu'il faisait des motifs les plus relevés et qui tendaient au bien public comme à la gloire de la monarchie; incapable de concevoir jamais rien qui ne fût digne de lui, du prince qu'il servait, de la France, à qui il avait consacré ses méditations et ses veilles. ..." |
|  | | | | Richelieu, fondateur de l'Académie française. | |
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