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 peintre baroque francais

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Eric
Evêque


Nombre de messages: 196
Age: 45
Localisation: Marseille
Date d'inscription: 06/06/2008

MessageSujet: peintre baroque francais   Dim 22 Fév - 12:06

source Wikipédia
Jacques Stella



Biographie
François Stella, peintre et marchand d'art d'origine flamande, donne naissance à plusieurs enfants, dont François, peintre également, Françoise, pastelliste, et Madeleine, sculpteur et mère d'artistes. Il meurt trop tôt pour enseigner la peinture à son autre fils, Jacques Stella.

Celui-ci se forme à Lyon, avant de partir de 1616 à 1621 pour la cour de Côme II de Médicis à Florence où il travaille avec Jacques Callot. L'influence de l’art florentin se fait sentir dans l'ensemble de son œuvre.

la mort de Côme de Médicis en 1621, Stella se rend à Rome où il demeure dix ans et acquiert la renommée grâce à des peintures et gravures de petite taille, ainsi que par des œuvres peintes sur pierres (onyx, lapis-lazuli ou simplement ardoise). Il travaille en particulier pour le pape Urbain VIII. À Rome, il est influencé par le classicisme et plus particulièrement par l'art de Nicolas Poussin, dont il devient l'intime.

Il regagne Lyon en 1634 puis se rend à Paris un an plus tard. Le cardinal de Richelieu le présente à Louis XIII, qui le nomme peintre du roi, lui donnant une pension de 1000 livres. Il loge alors au Louvre. Il aborde à plusieurs reprises le thème de l'enfance du Christ dont son Jésus retrouvé par ses parents dans le temple qui existe en cinq versions différentes. Il effectue plusieurs commandes et décore ainsi la chapelle Saint-Louis au château de Saint-Germain-en-Laye en compagnie de Poussin et de Simon Vouet. Il retrouve ces mêmes peintres pour le chœur de l'église Saint-François-Xavier en 1641-1642. À partir de 1644, il participe à la décoration du palais de Richelieu.

À la fin de sa vie, il se consacre de plus en plus aux dessins.

Son art, audacieux et varié, passe avec aisance du réalisme de l’observation directe à l’esprit antique ou à l’inspiration religieuse la plus élevée.
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Eric
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MessageSujet: Les cinq sens et les quatre éléments...   Dim 22 Fév - 15:44

...(avec objets aux armes de la famille de Richelieu) 1927



(allégorie, symbole, les quatre éléments, les sens, armoiries, Richelieu famille de, fleur, fruit, légume, vin, instrument de musique, oiseau de paradis, miroir, appareil de chauffage, mortier)

source Wikipédia
Jacques Linard

Biographie
Il naît en 1597 et est baptisé le 6 septembre de cette même année en l'église Saint-Rémy de Troyes.
Son père Jehan Linard est dans l'acte de baptême qualifié de maître peintre, et sa mère se nomme Anne Thays.
Actif à Paris dès le début des années 1620, on connaît aujourd'hui moins d'une cinquantaine d'œuvres de lui, dont un surprenant Flûtiste, datant de cette première décennie. Sa sœur épousera Claude Baudesson, elle donnera naissance au futur peintre de nature morte Nicolas Baudesson.
Il est inhumé à Paris le 12 septembre 1645.

La connaissance de Jacques Linard est encore récente.
Une vingtaine de natures mortes de ce peintre français du dix-septième siècle sont actuellement répertoriées.
Celles-ci sont signées et datées de 1627 à 1644 ; mais sa signature donne lieu à des conjonctures car soit le nom de l'artiste est écrit en italique, soit en capitales romaines ; quant au prénom soit il est indiqué par un J, soit par un Is (pour Iacques).
On a retrouvé sa trace à partir de 1627, travaillant d'abord dans l'Ile de la Cité, puis dans le quartier de Saint-Nicolas-des-Champs. Le peintre se mêla de bonne heure à tous les artistes d'origine flamande de la corporation de Saint-Germain-des-Près.
De même, Il fut en relation avec les peintres de son temps, tel Claude Vignon.
Il se maria avec une certaine Marguerite Trehoire (Trehoyre, Trehoir ou Trinard) et fut titulaire du titre de peintre et valet de chambre du Roi.
Il eut trois fils, Jean-Baptiste, Georges et François, morts en bas âge et une fille posthume, Marguerite

De tous les peintres de la Réalité, Linard paraît le plus ancien à avoir traité les thèmes des cinq sens et des quatre éléments.
Il n'est pas très difficile de comprendre pourquoi cette nature morte de Jacques Linard s'intitule Les cinq Sens.`


Ses natures mortes représentent le plus souvent des plats parés de fruits et des corbeilles ornées de fleurs comme la Corbeille de fleurs conservée au Musée du Louvre.

1 - le toucher par les cartes à jouer et les pièces de monnaie…
Enfin, la partition du Laudate Dominum, où on lit très distinctement le mot « Grâces » côtoie un jeu de cartes, quelques pièces et une bourse que l’on devine presque vide.

2 - Le goût y est symbolisé par les fruits, Il va juste plus loin dans le symbolisme. Revenons à nos fruits pour constater qu’ils sont placés dans un récipient trop petit, ce qui fait entrer une sensation d’instabilité en plein centre du tableau, une réminiscence, bien dans l’esprit oriental, du caractère transitoire de toute chose.
Les grenades sont entamées, ce qui est une manière élégante d'insister sur la corruption de toute matière.

3 - l'odorat par les fleurs et le coffret à parfum, symbolisé par le bouquet de fleurs et le coffret à parfum en cuir ; le goût par les fruits;

4 - l'ouïe c'est le cahier de chant, la partition, placée en avant, donne, compte tenu du contexte,

5 - la vue est titillée à la fois par le miroir et par le paysage,
Un élément comme le miroir renvoie lui aussi à la fugacité de la beauté qui s’y mire, mais l’artiste a eu le génie d’y faire se refléter les parties autrement invisibles de la grenade, comme une invite à aller au-delà de l’image, à ne pas en considérer uniquement l’apparence la plus immédiate et trompeuse, mais également l’envers du décor.

la clé du tableau, en appelant le spectateur à s’élever spirituellement, en s’éloignant des apparences trompeuses et des appétits terrestres, sources de déséquilibre et de perdition.
Ses natures mortes représentent le plus souvent des plats parés de fruits et des corbeilles ornées de fleurs comme la Corbeille de fleurs conservée au Musée du Louvre.


Oiseau de paradis
Les «paradis». Quoique bien attesté en Iran sous les Achéménides, le paradis peut avoir été créé par les Assyriens dès le IX e siècle avant J.-C. Il est surtout connu en Arménie, où les rois créèrent de grandes réserves de chasse et organisaient de fastueux banquets. Les auteurs grecs ont marqué leur admiration pour la Perse, où l'on pouvait chasser les grands fauves, lions, ours, panthères.

Le paradis est délimité par des murs: c'est un enclos, planté d'arbres, fruitiers ou non, avec des pavillons. Dès l'âge de sept ans, le jeune prince est éduqué à la chasse comme à la guerre. On chasse à pied ou à cheval, ou encore en barque quand on chasse dans les marais, habitat privilégié du sanglier. Les techniques sont diverses: en dehors des armes déjà indiquées, on emploie aussi le lasso (pour l'onagre, l'ours ou le lion), les filets et les fosses. L'argenterie fournit à ce sujet une documentation incomparable. Comme autre gibier, il y avait encore les autruches, les gazelles, les tigres, les léopards, les cerfs, les mouflons, les bouquetins, les zébus, les antilopes, etc. Le petit gibier comprenait le lièvre et le lapin, et, parmi les oiseaux, les perdrix, les faisans, les alouettes, les grues, les outardes, les canards, et même le paon, devenu plus tard «oiseau de paradis», symbole d'immortalité.

Comment mieux symboliser le caractère précieux et fragile de la vie humaine, et, plus largement, de toute chose, que par cet ustensile, rare à l’époque, illustré, qui plus est, par un voyage en barque sur des eaux mi-calmes, mi frissonnantes, image même de l’existence ? Balthasar van der Ast, Fleurs dans un vase de Chine


Enfin, il exécuta également des compositions plus élaborées dans l'esprit de ce que l'on nommait des " Vanités ".
Il eut trois fils, Jean-Baptiste, Georges et François, morts en bas âge et une fille posthume, Marguerite

Mais ça n'est pas tout. Il y a aussi un message. Un message qui nous semble caché à nous, gens du XXIe siècle, mais qui était parfaitement lisible pour ceux qui vivaient en 1638, quand Linard peignit sa toile.

Le goût baroque du contraste s’exprime ici : la tentation des plaisirs faciles (les cartes) qui conduisent à la ruine (le roi de pique, qui annonce, en cartomancie, des ennuis, ainsi que les pièces et la bourse) se juxtapose à l’expression de la foi en un Sauveur à qui l’homme doit rendre grâces de l’existence qui est sienne.

Ce message pourrait se résumer par la sentence de l'Ecclésiaste : " Vanité des vanités, tout est vanité ". Vanité du plaisir d'abord : la figue symbolisant le péché originel, à laquelle Linard a opposé la grenade, symbole de la chasteté. Vanité de la richesse ensuite, représentée par l'argent et par le jeu de miroir.

Mais attendez, il y a encore plus compliqué : les grenades sont entamées, ce qui est une manière élégante d'insister sur la corruption de toute matière.

Et voyez la plus grosse, à gauche, qui se reflète à l'envers dans le miroir, elle nous rappelle que tout n'est qu'illusion.

Et les feuilles séchées dans la coupe de fruits par ailleurs fort appétissante, c'est l'inexorable fuite du temps bien sûr ! Vous voyez, de même qu'il existe de nos jours des " films à message ", il y avait dans la France de Louis XIII une " peinture à message ".

Et pour ceux qui n'étaient pas capables d'en comprendre toutes les subtilités, on glissait parfois, au beau milieu de la nature morte, le crâne d'un squelette.
Le message devenait alors très clair : " Memento mori ", " Souviens toi que tu vas mourir ".

Représenter les cinq sens sur une même toile est un topos de la nature morte, mais il semble que Linard ait néanmoins le privilège de l’antériorité du traitement de ce sujet en France, puisqu’il s’y livra dès 1627, dans un tableau conservé au Musée du Louvre, Les cinq sens et les quatre éléments.
Variation, donc, sur un thème déjà connu, ces Cinq sens de 1638 en présentent cependant une vision beaucoup moins chargée qu’onze ans auparavant, où l’ampleur du thème avait pour conséquence un certain enchevêtrement.

Le tableau, dont la lumière évoque Claude Gellée (c.1600-1682), installe à la fois une échappée (on sort du cadre confiné de la nature morte) et une mise en abyme (c’est un tableau dans le tableau) de l’œuvre, qui nous ramène aux jeux de miroir des apparences évoqué ci-dessus.
Ce n’est, d’ailleurs, certainement pas par hasard que le peintre a placé miroir et tableau sur un plan symétrique : ils sont deux imagines mundi, des images du monde qui s’y reflète, potentiellement déformées et fallacieuses.
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