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 la duchesse de Chevreuse - "la chevrette"

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urs staub
Roy


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MessageSujet: la duchesse de Chevreuse - "la chevrette"   Mar 18 Avr - 1:24

tiré du net :
les Bourbons:

LA DUCHESSE DE CHEVREUSE :

UNE INCORRIGIBLE INTRIGANTE

Nommée surintendante de la Maison de la reine Anne d'Autriche en 1618, Marie Aimée de Rohan Montbazon, qui deviendra duchesse de Chevreuse quatre ans plus tard, est "galante, vive, hardie, entreprenante", affirme le duc François de La Rochefoucauld. Sa vie sera une longue suite d'aventures amoureuses, d'intrigues et de complots, qui lui vaudront les foudres tant de Louis XIII que de Richelieu et de Mazarin.
La duchesse de Chevreuse, née Marie Aimée de Rohan Montbazon en décembre 1600, a grandi en enfant gâtée et compense une éducation sommaire par une lumineuse intelligence. Ravissante, pleine de vivacité et de grâce, elle aime le jeu et l'amour, qu'elle sait très tôt allier à son ambition de jouer un rôle de premier plan à la Cour. Mariée en 1617 au duc Charles de Luynes, favori de Louis XIII, elle le suit avec une grande efficacité. L'année suivante, elle est nommée surintendante de la Maison d'Anne d'Autriche et chef de son Conseil. Elle se lie avec la reine, dont elle devient l'inséparable amie. Mais cette favorite aussi charmante que légère n'aime rien tant que se mêler de politique, ourdir complots et intrigues : au fur et à mesure qu'elle va prendre de l'ascendant sur la souveraine, elle va se révéler une bien mauvaise conseillère.
La semi-disgrâce de Luynes, puis sa mort en 1621 n'entraînent sa veuve qu'à se retirer provisoirement de la Cour. La jeune femme n'entend pas jouer les éplorées et rester loin du monde. Elle se tourne vers son amant du moment, Claude de Lorraine, prince de Joinville et duc de Chevreuse, à qui elle propose tout bonnement de l'épouser! Interloqué, le duc accepte cependant; et c'est sans le consentement du roi que le mariage est célébré le 19 avril 1622. Dorénavant membre d'une famille princière, la duchesse de Chevreuse revient la tête haute à la Cour, même si c'est la guerre entre le roi et elle. En 1625, désirant assurer sa domination sur Anne d'Autriche pour influer sur la politique, elle imagine avec son amant anglais le comte de Holland de jeter la reine dans les bras du duc de Buckingham, manquant ainsi de la déshonorer et rendant Louis XIII furieux.
Peu après l'annonce du mariage de Gaston, frère du roi, avec Mademoiselle de Montpensier, celle-ci lance le "parti de l'aversion au mariage", qui, sous la houlette de Madame de Chevreuse, réunit les Condé, les Soissons, les Montmorency, les Nevers. Une occasion pour les Grands de réclamer de nouvelles prébendes et de s'opposer à la politique du cardinal de Richelieu. En 1626, la duchesse est compromise dans la conspiration de Chalais. Elle est sauvée par son appartenance à la Maison de Lorraine, mais, après son interrogatoire, Richelieu l'exile dans sa province. Anne d'Autriche est abattue à l'idée de perdre sa meilleure amie; Louis XIII est soulagé de voir partir celle que le cardinal de Retz qualifie de "dame du royaume la plus convaincue de factions".
En Lorraine, Marie de Chevreuse se distrait en séduisant le jeune duc Charles IV. Deux ans plus tard, après un bref retour à la Cour, Louis XIII la fait reléguer en résidence surveillée en Touraine. De sa province, elle noue des intrigues épistolaires, rêve de coaliser l'Europe contre le roi, soutient les amitiés espagnoles de la reine. En 1637, elle doit fuir la France, à cheval et déguisée en homme, pour chercher asile en Espagne, puis en Angleterre. En 1643, le prince de Marcillac plaide pour son retour à la Cour. Anne d'Autriche, devenue régente, répond qu'elle n'a "plus de goût pour les amusements qui avaient fait leur liaison dans leur jeunesse" et ne donne son accord qu'avec réticence.
Le temps a passé, mais la duchesse de Chevreuse n'a rien perdu de sa fougue et de son goût pour l'intrigue. Désormais, c'est au cardinal de Mazarin qu'elle s'en prend. Elle est de toutes les cabales, est mêlée à la Fronde. "Tout le monde sait qu'elle a donné le branle à plusieurs grands mouvements et qu'elle a été l'intelligence de plusieurs grands desseins : le malheur c'est qu'on ne lui en attribue pas un de bon. On dit qu'elle remue beaucoup, mais qu'elle n'établit jamais une affaire. On dit qu'elle mêle bien une intrigue, mais qu'elle ne veut jamais la démêler. On dit qu'elle sort fort bien d'un labyrinthe, mais non pas sans s'engager d'abord dans un autre. On dit qu'elle brouille bien, et c'est tout dire", affirme une mazarinade qui court dans Paris en 1662!
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urs staub
Roy


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MessageSujet: Re: la duchesse de Chevreuse - "la chevrette"   Sam 9 Fév - 4:06

Depuis quelque jours, je me suis rendu plus tendre vers les "Chevreuse"
[peut-être pour avoir vu la gravure de la fille de la Chevrette]
et je suis en train de connaître quelques traits de la vie de cette belle fille!
Là, il n'y a quasi rien de rien de historique
[encore beaucoup moins que pour Marie-Mad.]
Il y a deux nouveau tableaux - une autre de Vélasquez [je n'y croit point] et autre [absolument authentique] dans une domaine des Chvreuse - qui sont exilés en Tschèque au 18ème ?? {tout haut au nord} [= Liberèc]

J'ai découvert [à cause d'une seconde gravure] que le portrait de Marie de Rohan-Montbazon que nous avons ici [où elle est si jeune et si belle... n'est point notre Chevrette, mais sa fille "Charlotte-Marie"... morte en 7.11.1652
je crois que printemps de 1650 La duch. d'Aiguillon et la duch. de Chevreuse voulaient marier le duc de Richelieu avec cette fille ....ou: sa soeur cadette Henriette [en 1653 benie comme abesse de Porte-aux-dames] ....cela n'est pas tout à fait clair .....

Cette fille était avec 16 ans [1643] l'amante de Jean-Paul Gondi [future cardinal de Retz très intéligent mais..... un vrai petit f.d.P.]
mais elle changeait les amants commes ses jupes d'un jour à l'autre - un autre était [vers la fin de sa vie] l'abbé Foucault!

Il Me fait vraiment peine de savoir, que la belle Marie la "Chevrette"
avait entre 1646 et la fin 1652 perdu trois enfant tous des filles!!

%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%

~ Lettre 45ème ~ de Jean Loret

9 Novenbre 1652

à partir du vers 177:

Atropos, la fausse gloutonne,
Qui n'épargna jamais personne,
L'autre-jour, en en tourne-main,
D'un grand coup de dard inhumain,
Poussa dans la tombe poudreuze
* Mademoiselle de Chevreuze;

L'éclat de cette belle fleur
(O vrayment sensible mal-heur!)
Ne pût rézister à ses armes,
Ny sa jeunesse, ny à ses charmes,
Ny sa grace, ny sa beauté,
Ny mesmes sa principauté.

Cette fleur si-tôt emportée
Dans tout Paris fut regretée;
Et moy, qui n'ay pas le coeur dur,
Je consacre à lâge futur
Ces quatrains, à toute avanture,
Que j'ay fait pour sa sépulture:

La fière Parque, au coeur d'airain,
Sous qui toute choze sucombe,
A renversé sous cette tombe
Une belle du sang Lorain.

Dans l'âge le plus vigoureux,
Son humeur fut toûjours modeste,
Sa vertu fut toûjours céleste,
Et son coeur toûjours généreux.

Tant qu'icy-bas elle vêquit,
Ce fut vec honneur et gloire.
Sur l'Amour elle eut la victoire;
Mais la Mort vint qui la vainquit.

Pour mieux témoigner ma tendresse
Sur la mort de cette princesse,
Au lieu d'arozer le tombeau
Où son corps gît, qui fut si beau,
D'eau de fleurs-d'orange ou de nafe,
J'ay compozé cét épitafe.

Princesse à qui j'écris cecy,
De tel devoir que cetui-cy
Le Ciel très-long-temps vous prézerve!
C'est par-là que finit ma vreve.

Fait à dix heures du matin,
L'avant-veille de Saint-Martin.

Apostille:
Si je sçavois queque nouvelle
Qui traîtât de Mademoizelle
J'en feroit part au cher lecteur,
Et j'en parlerois de grand coeur,
Si j'avois seulement l'idée
Qu'elle fût bien acommodée.

* Charlotte de Lorraine de Guise [dit: Mademoiselle de Chevreuse]

Née à Richmond [UK], en 1627 [1625 ?] –
mort à Paris [F], le 7. Novembre 1652

Après 4 jour de «Petit-Vérole et une fièvre escarlate»

Elle était la 2ème enfant de
[2§ mariage: 21.04.1622]

Marie-Aimée de Rohan–Montbazon
(décembre 1600 – 12.08.1679)
«la fameuse duchesse de Chevreuse»
&

Claude de Lorraine-Guise
(05.06.1578 – 24.01.1657)
duc de Chevreuse !
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Céci d'ARMAND
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MessageSujet: Re: la duchesse de Chevreuse - "la chevrette"   Sam 9 Fév - 19:56

C'est passionnant,Urs,très émouvant...La Chevrette indomptable eut elle aussi son lot de malheur et de tristesse,et de grandes fatigues:en effet,il est bien navrant de porter et mettre au monde trois enfants et de les perdre tous trois!
Mais ce méchant caractère qui la portait en permanence à l'intrigue,aux mensonges,à la duplicité,à l'injustice,au danger,à la fouberie,était réellement une vraie plaie pour les autres auxquels elle fit grands tords...Cette Mélusine doublée de Circée avait une ame d'assassins,on ne doit pas se laisser tromper par sa beauté et sa grace:c'était le démon déguisée en séraphin !Pour ma part,je n'oublie pas qu'elle fut infernale et terriblement inconséquente,inconsciente,égoiste,ne pensant qu'à elle-meme et à la réalisation de ses plans monstrueux qui bravait toute morale et tout sens commun:cette dame n'est pas une héroine,c'est une contre-héroine,et sa mémoire sera pour toujours entachée de ses mauvais penchants;qu'elle eut le malheur de perdre la chair de sa chair ne semble pas l'avoir inclinée à plus de douceur et de raison,madame de Chevreuse était une mauvaise herbe aux relents diaboliques!

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urs staub
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MessageSujet: Re: la duchesse de Chevreuse - "la chevrette"   Dim 10 Fév - 4:03

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Richeliette
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MessageSujet: Re: la duchesse de Chevreuse - "la chevrette"   Lun 11 Fév - 11:48

arf, c'était une sacrée "pondeuse" hein, bien qu'avec tous les amants qu'elle a eux, elle s'est encore limitée

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Céci d'ARMAND
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MessageSujet: Re: la duchesse de Chevreuse - "la chevrette"   Lun 11 Fév - 12:14

Ah,eh bien mes amis,voilà qui dit bien ce que ça veut dire!
Richeliette,je te laisse le mot de la fin,DE PROFUNDIS madame de Rohan-Montbazon!
(Pssst,entre nous,je préfère etre ta copine,ma Jojo ,pcq,sinon.... )

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Richeliette
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MessageSujet: Re: la duchesse de Chevreuse - "la chevrette"   Lun 11 Fév - 14:18


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urs staub
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MessageSujet: Re: la duchesse de Chevreuse - "la chevrette"   Lun 11 Fév - 17:43

je vais faire la recherche des amants:

"Cardinal" de Retz
Prince de Conti [frère du Condé]
"l'abbé" Foucault
et d'autres que je vais faire un resumée

une chose:....

"Cardinal" = ils n'étaient pas des prêtres....
Mazarin, Retz, Savoie, Lorraine, La Valette(?), Sourdis (?)

un titre - [peut-être des enseignements religieuses rien de plus]...

pour moi ils ne sont PAS vrais des Cardinaux!
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Richeliette
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MessageSujet: Re: la duchesse de Chevreuse - "la chevrette"   Lun 11 Fév - 18:04

Retz n'était pas l'amant de sa fille? ou alors elles se le sont passé?!

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Céci d'ARMAND
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MessageSujet: Re: la duchesse de Chevreuse - "la chevrette"   Lun 11 Fév - 20:19

Ca laisse reveur,tous ses Cardinaux séducteurs...Si leur soutane avait été en bronze,on aurait entendu sonner l'Angélus!

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MessageSujet: Re: la duchesse de Chevreuse - "la chevrette"   Mar 12 Fév - 1:49

oui, Retz était l'amant de cette fille 16 ans ca: 1643 et après l'ennemi aussi...

il faut bien savoir que Retz était un conspirateur de tout les temps....

il voulait laisser assassiner à notre Richelieu
[le tout confessé dans ses mémoires - à l'occasin de la baptême de la fille de Gaston d'Orléans ... que devait célébre Armand = un VRAI cardinal d'ailleurs...mais pour une cause, on n'était pas disposé]

et probablement il a laissé empoissonner à Mazarin [avec des petit cadeaux de nippes] ...et d'autres encore... - avec l'aide de sa "cousine la marquise d'Asserac [une voisine de la duch. d'Aiguillon, libre pensionnaire dans les "Couvent du Calvaire" au Luxo!]

je vais copier maintenant une ou deux pages sur Mlle de Chevreuse!
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urs staub
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MessageSujet: Re: la duchesse de Chevreuse - "la chevrette"   Mar 12 Fév - 3:55

Petits extraits des

MÉMOIRES DU "cardinal" DE RETZ:


Mlle de Chevreuse, qui avait plus de beauté que d'agrément, était sotte jusques au ridicule par son naturel. La passion lui donnait de l'esprit et même du sérieux et de l'agréable, uniquement pour celui qu'elle aimait; mais elle le traitait bientôt comme ses jupes:
elle les mettait dans son lit quand elles lui plaisaient; elle les brûlait, par une pure aversion, deux jours après.

Mme de Chevreuse, qui était à Bruxelles, revint dans ce temps-là à Paris. Laigue, qui l'avait précédée de huit ou dix jours, nous avait préparés à son retour. Il avait fort bien suivi son instruction: il s'était attaché à elle, quoiqu'elle n'eût pas d'abord d'inclination pour lui.
Mlle de Chevreuse m'a dit depuis qu'elle disait qu'il ressemblait à Bellerose, qui était un comédien qui avait la mine du monde la plus fade; qu'elle changea de sentiment devant que de partir de Bruxelles, et qu'elle en fut contente, en toutes manières, à Cambrai.

Montrésor, qui avait été pour ses intérêts quinze mois à la Bastille, faisait ses éloges, et j'y donnais avec joie dans la vue et d'enlever à Mme de Montbazon M. de Beaufort, par le moyen de Mlle de Chevreuse, du mariage de laquelle avec lui l'on avait parlé autrefois, et de m'ouvrir un nouveau chemin pour aller aux Espagnols, en cas de besoin.
Mme de Chevreuse en fit plus de la moitié pour venir à moi. Noirmoutier et Laigue, qui ne doutaient pas que je ne lui fusse très nécessaire, et qui craignirent que Mme de Guémené, qui la haïssait mortellement, quoique sa belle-soeur*, ne m'empêchât d'être autant de ses amis qu'ils le souhaitaient, me tendirent un panneau pour m'y engager, dans lequel je donnai.
*Anne de Rohan, (1604 -14.3.1685) princesse de Guémené & comtesse de Montauban & baronne du Morties-Croulle
§: 2.2. 1619 Louis VII, duc de Montbazon (1598 -1.11.1667 //28.02.1667 ?) [frère de la duchesse de Chvreuse et..... cousin germain de sa femme!]
= Mme de Bois-Tracy de Dumas [3 Mousquetaires]
Cette princesse haïssait le cardinal de Richelieu au dernier point!
Jean-Paul de Gondi, dit: "Cardinal de Retz" était aussi un grand amant de Anne, Pr. de Guémené!!

Dès l'après-dînée du jour dont elle arriva le matin, ils me firent tenir, avec Mademoiselle sa fille, un enfant qui vint au monde tout à propos.
Mlle de Chevreuse se para, comme l'on fait à Bruxelles en ces sortes de cérémonies, de tout ce qu'elle avait de pierreries, qui étaient fort riches et en quantité.
Elle était belle; j'étais très en colère contre Mme la princesse de Guémené, qui, dès le second jour du siège de Paris, s'en était allée d'effroi en Anjou.

Je retournai triomphant à l'hôtel de Chevreuse; je n'y fus pas mal reçu. Je trouvai Mlle de Chevreuse aimable; je me liai intimement avec Mme de Rhodes, bâtarde du feu cardinal de Guise, qui était bien avec elle; je fis chemin, je ruinai dans son esprit le duc de Brunswick de Zell, avec qui elle était comme accordée.
Laigue, qui était une manière de pédant, me fit quelque obstacle au commencement; la résolution de la fille et la facilité de la mère le levèrent bientôt.
Je la voyais tous les jours chez elle, et très souvent chez Mme de Rhodes, qui nous laissait en toute liberté. Nous nous en servîmes; je l'aimai, ou plutôt, je la crus aimer, car je ne laissai pas de continuer mon commerce avec Mme de Pommereux.
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urs staub
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MessageSujet: Re: la duchesse de Chevreuse - "la chevrette"   Mar 12 Fév - 18:15

2ème serie:

Les affaires publiques ne m'occupaient pas si fort, que je ne fusse obligé de vaquer à des particulières, qui me donnèrent bien de la peine. Mme de Guémené, qui s'en était allée d'effroi, comme je crois vous avoir déjà dit, dès les premiers jours du siège de Paris, revint de colère à la première nouvelle qu'elle eut de mes visites à l'hôtel de Chevreuse. Je fus assez fou pour la prendre à la gorge sur ce qu'elle m'avait lâchement abandonné; elle fut assez folle pour me jeter un chandelier à la tête sur ce que je ne lui avais pas gardé fidélité à l'égard de Mlle de Chevreuse. Nous nous accordâmes un quart d'heure après ce fracas, et, dès le lendemain, je fis pour son service ce que vous allez voir.

Monsieur le Prince, qui vit tout d'un coup une manière d'assemblée de noblesse, à la tête de laquelle même le maréchal de L'Hôpital s'était mis, ne voulut pas s'attirer la clameur publique pour des intérêts qui lui étaient, dans le fond, assez indifférents, et il crut qu'il ferait assez pour la maison de Foix si il renversait les tabourets des autres maisons privilégiées. Celle de Rohan était la première de ce nombre; et jugez, si il vous plaît, de quel dégoût était un déchet de cette nature aux dames de ce nom. La nouvelle leur en fut apportée le soir même que Mme la princesse de Guémené revint d'Anjou. Mmes de Chevreuse, de Rohan et de Montbazon se trouvèrent le lendemain chez elle. Elles prétendirent que l'affront que l'on leur voulait faire n'était qu'une vengeance qu'on voulait prendre de la Fronde. Nous résolûmes une contre-assemblée de noblesse pour soutenir le tabouret de la maison de Rohan. Mlle de Chevreuse eût eu assez de plaisir que l'on eût distinguée par là de celle de Lorraine; mais la considération de madame sa mère fit qu'elle n'osa contredire le sentiment commun. Il fut d'essayer d'ébranler Monsieur le Prince devant que de venir à l'éclat. Je me chargeai de la commission, que la conversation que j'avais eue avec lui aida à me faire croire pouvoir être d'un succès plus possible. J'allai chez lui dès le soir même; je pris mon prétexte sur la parenté que j'avais avec la maison de Guémené. Monsieur le Prince, qui m'entendit à demi-mot, me répondit ces propres paroles: "Vous êtes bon parent; il est juste de vous satisfaire. Je vous promets que je ne choquerai point le tabouret de la maison de Rohan; mais je vous demande une condition sans laquelle il n'y a rien de fait: c'est que vous disiez, dès aujourd'hui, à Mme de Montbazon que le seul article que je désire pour notre accommodement est que lorsqu'elle coupera je ne sais quoi à M. de La Rochefoucauld, elle ne l'envoie pas dans un bassin d'argent à ma soeur, comme elle l'a dit à vingt personnes depuis deux jours."
J'exécutai fidèlement et exactement l'ordre de Monsieur le Prince; j'allai de chez lui droit à l'hôtel de Guémené, où je trouvai toute la compagnie assemblée; je suppliai Mlle de Chevreuse de sortir du cabinet, et je fis rapport en propres termes de mon ambassade aux dames, qui en furent beaucoup édifiées. Il est si rare qu'une négociation finisse en cette manière, que celle-là m'a paru n'être pas indigne de l'histoire.


Il arriva, à propos de ce sermon, un incident très ridicule pour moi, mais dont je ne me puis empêcher de vous rendre compte, pour avoir la satisfaction de n'avoir rien omis.
Mme de Brissac, qui était revenue depuis trois ou quatre mois à Paris, avait une petite incommodité que monsieur son mari lui avait communiquée à dessein, à ce qu'elle m'a dit depuis, et par la haine qu'il avait pour elle.
Je crois, sans raillerie, que, par le même principe, elle se résolut à m'en faire part. Je ne la cherchais nullement: elle me rechercha: je ne fus pas cruel. Je m'aperçus que j'eusse mieux fait de l'être, justement quatre ou cinq jours devant que le procès criminel commençât.
Mon médecin ordinaire se trouvant par malheur à l'extrémité, et un chirurgien domestique que j'avais venant de sortir de chez moi, parce qu'il avait tué un homme, je crus que je ne me pouvais mieux adresser qu'au marquis de Noirmoutier, qui était mon ami intime, et qui en avait un très bon et très affidé; et quoique je le connusse assez pour n'être pas secret, je ne pus pas m'imaginer qu'il pût être capable de ne l'être pas en cette occasion.
Comme je sortis de chaire, Mlle de Chevreuse dit:
"Voilà un beau sermon."
Noirmoutier, qui était auprès d'elle, lui répondit:
"Vous le trouveriez bien plus beau, si vous saviez qu'il est si malade à l'heure qu'il est, qu'un autre que lui ne pourrait pas seulement ouvrir la bouche."
Il lui fit entendre la maladie à laquelle j'avais été obligé, l'avant-veille, en parlant à elle-même, de donner un autre tour. Vous pouvez juger du bel effet que cette indiscrétion, ou plutôt que cette trahison produisit. Je me raccommodai bientôt avec la demoiselle; mais je fus assez idiot pour me raccommoder avec le cavalier, qui me demanda tant de pardons et qui me fit tant de protestations, que j'excusai ou sa passion, ou sa légèreté.
Mlle de Chevreuse croyait la première, dont elle fut très peu reconnaissante; je crois plutôt la seconde. La mienne ne fut pas moindre de lui confier, après un tour pareil à celui-là, une place aussi considérable que le Mont-Olympe. Vous verrez ce détail dans la suite, et comme il fit justice à mon impertinence, car il m'abandonna et me trompa pour la seconde fois. L'inclination naturelle que nous avons pour quelqu'un se glisse imperceptiblement dans le pardon des offenses, sous le titre de générosité; Noirmoutier était fort aimable pour la vie commune, commode et enjoué.


Le premier janvier, Mme de Chevreuse, qui revoyait la Reine depuis le retour du Roi à Paris, et qui avait conservé, même dans ses disgrâces, une espèce d'habitude incompréhensible avec elle, alla au Palais-Royal, et le Cardinal l'attirant dans une croisée du petit cabinet de la Reine, lui dit:
"Vous aimez la Reine? est-il possible que vous ne lui puissiez donner vos amis?
- Le moyen? lui répondit-elle. La Reine n'est plus reine: elle est très humble servante de Monsieur le Prince.
- Mon Dieu! reprit le Cardinal en se frottant le front, si l'on se pouvait assurer des gens, on ferait bien des choses; mais M. de Beaufort est à Mme de Montbazon, et Mme de Montbazon est à Vineuil, et le coadjuteur..."
En me nommant, il se prit à rire:
- "Je vous entends, dit Mme de Chevreuse, je vous réponds de lui et d'elle."
Voilà comme cette conversation s'entama. Le Cardinal fit un signe de tête à la Reine qui fit voir à Mme de Chevreuse que la proposition avait été concertée. Elle en eut une assez longue, dès le soir même, avec la Reine, qui lui [donna] un billet écrit et signé de sa main.
"Je ne puis croire, nonobstant le passé et présent, que Monsieur le Coadjuteur ne soit à moi. Je le prie que je le puisse voir sans que personne le sache que Mme et Mlle de Chevreuse. Ce nom sera sa sûreté. - Anne."



Mme de Chevreuse me trouva chez elle au retour du Palais-Royal, et je m'aperçus d'abord qu'elle avait quelque chose à me dire, parce que Mlle de Chevreuse à qui elle avait donné le mot en carrosse, en revenant, me tâta beaucoup sur les dispositions où je serais en cas que le Mazarin voulût un accommodement avec moi. Je ne fus pas longtemps dans le doute de la tentative, parce que Mlle de Chevreuse, qui n'osait me parler ouvertement devant sa mère, me serra la main, en faisant semblant de ramasser son manchon, pour me faire connaître qu'elle ne me parlait pas d'elle-même. Ce qui faisait craindre à Mme de Chevreuse que je n'y voulusse pas donner, était que, quelque temps auparavant, j'avais rompu malgré elle une négociation que Ondedei avait fait proposer à Noirmoutier par Mme d'Ampus; et Laigue, qui en avait été en colère contre moi, me dit, six jours après, que j'avais admirablement bien fait et qu'il savait de science certaine que si Noirmoutier eût été la nuit chez la Reine, comme Ondedei lui proposait, la partie était faite pour faire mettre derrière une tapisserie le maréchal de Gramont, afin qu'il pût faire voir à Monsieur le Prince que les Frondeurs, qui lui rendaient leurs devoirs et qui l'assuraient tous les jours de leurs services, étaient des trompeurs.
Il n'y avait que cinq ou six semaines que cette comédie avait été préparée, et vous jugez aisément que, par la même considération par laquelle Mme de Chevreuse appréhendait que j'en craignisse le second acte, je pouvais avoir peine à le jouer. Je n'y balançai toutefois pas, après en avoir pesé toutes les circonstances, entre lesquelles celle qui me persuada le plus qu'il y avait de la sincérité en la colère de la Reine contre Monsieur le Prince, fut que je savais de science certaine qu'elle se prenait à Monsieur le Prince, et, à mon opinion, avec fondement, d'une galanterie que Jarzé avait voulu faire croire à tout le monde avoir avec elle. Il ne tint pas à Mlle de Chevreuse de m'empêcher de tenter l'aventure dans laquelle elle croyait que l'on me ferait périr, et quoiqu'elle n'eût pas voulu d'abord témoigner son sentiment devant Madame sa mère, elle ne se put contenir après. Je l'obligeai enfin à y consentir, et je fis cette réponse à la Reine:
- "Il n'y a jamais eu de moment dans ma vie, dans lequel je n'aie été également à Votre Majesté. Je serais trop heureux de mourir pour son service, pour songer à ma sûreté. Je me rendrai où elle me commandera."
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Céci d'ARMAND
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MessageSujet: Re: la duchesse de Chevreuse - "la chevrette"   Mar 12 Fév - 19:10

Ce "cardinal de Retz"n'est sans doute guère recommandable,ni sur ni fiable,mais j'avoue que son don de conter les évènements me plait assez...On ne s'ennuie pas!
Mais,tu sais,moi,ce qui s'est passé APRES Armand,ça ne me captive pas autant...Je laisse toute mon attention au PENDANT Armand...

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....Des plus petites étincelles naissent les plus grands embrasements...
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urs staub
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MessageSujet: Re: la duchesse de Chevreuse - "la chevrette"   Mar 12 Fév - 20:55

je le sais bien...

n'importe....

mais ....tu ne crois pas que Richelieu n'a laissé aucune trace jusqu'au 21ème alors cela appatient de son histoire

- que La Fronde n'est justement un [dernier] effort, de quitter, ce qu'il a
bâti..... - la prédominance absolue de la royauté vers la noblesse!

les gens qui agissaient pendent ce temps-là, était encore quasi tous de
son vivant et leurs action une conséquence sous ses impressions [politiques] qu'il avait fait au pays.....

%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%

c'est vrai que Gondi était très intélligent et talentueux [pas de question] -
juste pour ça il était fort dangereux pour l'état...
Richelieu l'avait tout-de-suite compris!
"un homme dangereux" disait-il en lisant son premier oeuvre
"La conjuration du comte Jean-Louis de Fiesque"!

Grâce aux mémoires des différents gens, on sais "dessiner" au moins ce temps! et les personnages commencent à Vivre devant notre imagination....sinon tout serait stéril!
je veux connaître à Charlotte en chair & os et pas avec une ligne de nummeros:

1625/27 ? - 7.11.1652 - et même cela n'est pas certain!
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la duchesse de Chevreuse - "la chevrette"

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