| | | Il y a 365 ans depuis.... [S A N S Commentaires] | |
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| Auteur | Message |
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urs staub Roy

Nombre de messages: 2353 Date d'inscription: 11/05/2005
 | Sujet: Re: Il y a 365 ans depuis.... [S A N S Commentaires] Ven 7 Déc - 17:45 | |
| Bernini à Paris:
- documenté par sa compagnie en France: M. Paul Fréart de Chantelou.
Vers la fin du mois de mai 1665, le fameux sculpteur romain, Gian Lorenzo Bernini, arriva à Paris pour entreprendre une reconstruction du Louvre. Il resta jusqu'au 20 octobre en France.
- Le 8 octobre, sur la demande de madame d'Aiguillon, monsieur de Chantelou le consulta pour savoir à quelle heure il serait aise de la recevoir, afin lui donner son avis sur le tombeau de la Sorbonne. Par un billet, Chantelou fit avertir la duchesse. - Vendredi, le 9 octobre 1665, vers 10 heures du matin, en compagnie de Mme du Vigean, la duchesse d'Aiguillon le rencontra au Louvre pour le mener à la Sorbonne. Son dessein était de concrétiser l'oeuvre de la sculpture du cardinal.
Le matin, il dessina le thème d'un "Christ descendu de la Croix avec une Magdalena". Les deux dames, arrivées de bonne heure au Louvres, admirèrent longtemps un buste de Louis XIV et firent louanges des travaux du "Cavalier".* Il leur répondit galamment et avec esprit, en s'excusant, si les ouvrages ne correspondaient pas à ce qu'on attendait et au propre désir de réussir. Cependant la duchesse fut persuadée que cette ouevre surpassait les modernes et mêmes les antiques, qui avaient atteint un si haut degré de perfection. Il repartit qu' il aurait pu tailler mieux, mais que cela ne pourrait aucunement se comparer aux antiques.
En faisant le chemin en carrosse, on parla de ses travaux du Louvre. Chantelou dit en riant à la duchesse, qu'on abattait rien - mais qu'on changerait le Louvre tout entier. Elle repartit que la sujétion de s'accommoder à ce qui était construit, l'avait sans doute fort gêné. "Pour voir ce qu'un homme sait, il faut le mettre dans la nécessité", répliqua le maître.
Arrivé à la cour de la Sorbonne, il était impréssionné par sa beauté, mais une fois entré dans l'église - une des plus belles de Paris, comme il disait - quelques fautes d'architecture dans l'oeuvre principale lui sautèrent aux yeux (p.ex: symétries, pilastres, chapelles). On discourut longtemps sur le lieu et la façon de cette sépulture. Bernini fut d'avis de la placer sous la coupe, dont il avait déjà élaboré un dessin. Mme d'Aiguillon repartit que l'intention de Son Eminence avait toujours été: "de se faire mettre en une action de s'offrir à Dieu, et non pas d'être en priant, qui est une manière trop ordinaire, et d'être posé au lieu où il est." ( - actuellement). Les nombreuses personnes presentes discutèrent sur des differentes possibilités qui s'offraient pour la forme et la position de cette sépulture. Ayant reçu avant des opinions, la duchesse craignait que dans le future, la place où se trouvait le poële, pourrait être demandée par quelqu'un d'autre et les docteurs ne le sauraient refuser, quoique l'église fût une fondation personelle du cardinal. Une autre idée de l'italien était de mettre le sépulcre au fond ou dans une aile. Il lui offrit plusieurs solutions, en disant qu'elle serait "plus heureuse que personne n'a jamais été", si on trouvait une solution qui puisse s'accorderai au gré de tout le monde! Tout cela ne satisfit point à la nièce du défunt, qui désapprouva absolument, disant que "le cardinal lui-même avait choisi le lieu où est mis le poële", prenant à témoins quelques docteurs. Il était aisé de juger qu'elle eût bien voulu faire une grande chose, mais à peu de frais.[!! - Chantelou] Bernin qui pénétra son intention, répliqua: qu'il n'était pas venu pour se disputer, mais pour donner son avis, declarant qu'il ne pourrait réaliser autre chose, comme il l'avait déjà répété. L'abbé Butti eut une idée, tiré d'un dessin de Bernini qu'il montra ensuite à la dame d'Aiguillon et les docteurs l'approuvèrent, et on se mit à revoir ce croquis. Quand la duchesse fut partie, les docteurs voulurent lui montrer leur bibliothèque magnifique.
En écoutant sonner midi, Bernini demanda pour aller à dîner, mais il n'était pas permis "de convier quiconque à dîner". Après une raillerie ["cette maison est donc une maison à fuir"] , Bernini se mit en route vers "l'Hôtel de Mazarin" pour prendre son repas. * Expression qu' utilise beaucoup M. de Chanteloup * Bernini (1598-1680) // en 1641 il avait travaillé le buste en marbre blanc de Richelieu, selon le triple-portrait de Ph. de Champaigne, qu'on ne trouvait pas aussi ressemblant que celui de Warin!) Selon une source officielle: Le "Tombeau du Cardinal de Richelieu" dans la chapelle de la Sorbonne, a été commandé par la duchesse d'Aiguillon en 1675 [l'année de sa mort !] - exécuté par François Girardon-Tricassin [sur des dessins de Charles Lebrun, 1619-1690] & terminé en 1694. Materiel: Marbre blanc Hauteur: 205 Largeur: 460 Profondeur: 170 |
|  | | urs staub Roy

Nombre de messages: 2353 Date d'inscription: 11/05/2005
 | Sujet: Re: Il y a 365 ans depuis.... [S A N S Commentaires] Dim 9 Déc - 17:23 | |
| -------------------------------------------------------------------------------- L'EDIFICE DE LA CHAPELLE DE LA SORBONNE La première pierre de cette Chapelle, construite sur l'emplacement du collège de Calvi, a été posée par le Cardinal RICHELIEU le 15 mai 1635, Oeuvre de LEMERCIER qui reconstruisait alors le collège de la SORBONNE, sa façade avec son entrée principale donne sur la place de la SORBONNE. L' Ordre corinthien, de sa façade, avec ses colonnes engagées, superpose un Ordre composite formé par des pilastres répondant à celles-ci. Le transept, un peu saillant, est surmonté d'un dôme avec lanternon, accompagné de quatre campaniles et de statues avec bandes de plomb doré. A l'intérieur, de style Jésuite, on voit aux pendentifs de la coupole des Docteurs de l'Eglise et des figures d'anges peints à fresque par Philippe de CHAMPAIGNE. L'Autel de jadis, élevé sur des dessins de Pierre BULLET, a disparu sous la révolution ainsi que les marbres qui revêtaient la parois. Cette Chapelle n'était pas achevée lorsque l'on y transporta, le samedi 13 décembre1642 à 9h30 du soir, le cercueil du Cardinal RICHELIEU pour l'exposer au Peuple de PARIS (Richelieu est décédé à l'âge de 57 ans). Les ressentiments de la population contre le Cardinal étaient alors si vifs qu'on parla de jeter son corps à la Seine; aussi jugea-t-on prudent de cesser cette exposition. Le corps du Cardinal inhumé dans la crypte (située au-dessous du choeur à l'endroit ou se trouvaient les latrines au collège de Calvi avant sa démolition en 1628), aménagée pour le recevoir. Sous la révolution lorsque le plomb des cercueils fut récupéré pour l'armée, un profanateur s'empara du crâne du Cardinal qui devint la propriété d'une familie demeurant en BRETAGNE, jusqu'à ce qu'elle en fit don à Napoléon III en 1866. Le Crâne de RICHELIEU fut alors tranporté en grandes pompes dans cette Chapelle où il repose, dans un coffret scellé, enfoui sous la dalle du pavement à un endroit très proche du mausolée. En 1675, 33 ans après la mort du Cardinal, la Duchesse d'AIGUILLON commanda un mausolée à GIRARDON, Maître d'oeuvre, représentant le gisant de RICHELIEU, à demi étendu, soutenu par la Religion alors qu'à ses pieds pleure la Science. Cette Oeuvre a été achevé en 1694, fut déplacée plusieurs fois dans cette Chapelle, et se situe actuellement au milieu du coeur de l'Autel ou l'authentique châpeau du Cardinal le Surmonte. On envisagea sous la révolution de transformer cette Chapelle en un amphithéâtre, puis la raser pour prolonger la rue NEUVE-RICHELIEU jusqu'à la rue St JACQUES, ainsi que la compartimenter en étages... Tous ses projets heureusement ne furent pas exécutés. Elle fut rendue au Culte en juin 1822, en la personne l'abbé Charles NICOLLE, Recteur à la SORBONNE. Edifice Classé, Chapelle de la Sorbonne, est rarement ouvert au public, ou, se déroule portes fermées, hors des regards des non initiés, le vote d' un Jury réunit pour sélectionner des oeuvres qui lui sont sur place présentées en cimaises, ou pour d'autres projets culturels. |
|  | | Richeliette Eminentissime

Nombre de messages: 2480 Age: 37 Localisation: auprès du Cardinal Date d'inscription: 08/05/2005
 | Sujet: Re: Il y a 365 ans depuis.... [S A N S Commentaires] Jeu 6 Mar - 18:43 | |
| Intéressant tout ça! merci pour l'avis du docteur  _________________ Les plus nobles conquêtes sont celles des cœurs et des affections.  |
|  | | urs staub Roy

Nombre de messages: 2353 Date d'inscription: 11/05/2005
 | Sujet: Re: Il y a 365 ans depuis.... [S A N S Commentaires] Mer 27 Aoû - 17:13 | |
| pour la mort de son oncle la duchesse d'Aiguillan avait chaque année fait de conmémorations voilà ce que dit Jean Loret: 8 Dézembre 1657:
Mardy, le quart du prézant mois, Pour la douze ou quinziéme fois, On célébra l'Anniversaire De ce Héros extr'ordinaire Le cardinal de Richelieu, Qui maintenant est devant Dieu: Car toûjours (quoy qu'ait dit l'Envie De son auguste et belle vie) J'ay crû sans peine et sans ahan, Qu' il étoit au sein d'Abraham. En cette Action importante La pompe fut fort éclatante. Jules, son digne Successeur, Et dont l'adorabe douceur Des plus Gens-de-biens est bénie, Fut à cette cérémonie, En Sorbonne, sainte Maizon, Où le bon sens et la raizon, Et ces transcendantes Doctrines Que l'on peut apeller Divines, Dans un sage tempérament, Se professent publiquement. Monsieur de Rodez, Personnage En tous lieux estimé trés-sage, Et qu'on aime fort à la Cour Oficia le susdit jour. D'Eguillon l'aimable Duchesse, Ayant toûjours grande tendresse En son coeur sensible et constant Pour cét Oncle qu'elle aimoit tant, Fut pareillement, en personne, En cette Églize de Sorbonne, Avec ses Niéces et Neveux, A qui, cent mille biens, je veux; Et sur-tout, à cét esprit rare* Qu'aux plus beaux esprits on compare, Qui dans Ruël me festoya, Trois ou quatre mois il y a.
*{L'abbé de Richelieu}6 Décembre 1659:
Avéque la pompe ordinaire, Mardy, se fit l'Anniversaire Du Cardinal de Richelieu, Qui maintenant est devant Dieu. Ce fut au Temple de Sorbonne, Où mainte notable Personne De pluzieurs et divers quartiers, Assistérent, trés-volontiers. Certainement sa renommée ne sera jamais suprimée; On parlera toûjours de luy, Et du Cardinal d'aujourd'huy: L'un et l'autre ont servy la France, Ils ont augmenté sa Puissance, Et nos Roys, suivant leur Conseils, Ont fait des progrez nompareils. Armand étoit grand Politique, Zélé pour l'Estat Monarchique; Aux mutins il fut rigoureux, Point du tout de quartier pour eux: Jule(s) est d'une humeur bien plus douce, Trés-peu souvent il se courouce, Et fait autant par la douceur, Que son Noble Prédècesseur Faizoit par l'exacte justice A punir le crime et le vice. Enfin, ces deux Grands Cardinaux Sont deux parfaits Originaux, Leurs actions sont immortelles: Mais laissant-là leurs paralelles, Que mieux que moy, de beaux Esprits Ont à leur honneur entrepris; On trouve cette diférence Entre l'un et l'autre Eminence, Que pour fortifier l'Etat Contre maint et maint atentat, Feu Richelieu, comme un Tonnerre, Fit et continüa la guerre; Et que Mazarin, dezormais, Finit la Guerre, et fait a Paix..... Au lieux du trouble et du Qui-vive? Par Luy refleurira l'Olive, Et les Science et les Arts Vont faire la nique au Dieu Mars. En suite d'un bien-fait si rare, Ce seroit être trop barbare, Et pire qu'un Tygre inhumain, De n'aimer pas ce Grand Romain. |
|  | | | | Il y a 365 ans depuis.... [S A N S Commentaires] | |
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