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 Isabelle du Plessis, "la soeur maudite"

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Mme de Combalet
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MessageSujet: Isabelle du Plessis, "la soeur maudite"   Jeu 2 Juin - 21:00

Reponse à Richeliette (Fichiers/calendrier)

Je pense que c’est très, très possible et aussi de mon point de vue je crois que cette Isabelle a été la seule sœur de Richelieu que peut-être a eu une vie heureuse malgré le refus de sa famille. Quelques auteurs récents parlent d’elle, parmi eux, Hildesheimer et Mousnier. Roland Mousnier dédié «à la sœur maudite » de Richelieu plus de deux pages dans son œuvre « L’homme rouge », voilà des parties du récit pour ceux qui n’aient pas cet œuvre :

En 1603, Isabelle avait déjà 22 ans et Nicole 16 ans. À partir de 1607 ou 1609, Isabelle ayant 26 ou 27 ans, l’on vit de plus en plus au château de Richelieu un jeune voisin, Louis Pidoux, âgé de 21 ans, qui, d’après unes miniature, avait de beaux traits énergiques, une belle prestance, de l’allure. Il poursuivait des études médicales. Il les termina vers 1612, a 24 ans, soutint ses thèses, devint docteur en médicine. Isabelle atteignait la trentaine. Elle se sentait de plus en plus seule depuis la mort de sa tante Marconnay, la sœur cadette de son père. Elle céda aux instances de Louis Pidoux, qui la demanda en mariage. (…) En septembre 1612, les trois frères Richelieu –Henri, Alphonse et Armand-Jeand- se réunirent en conseil de famille au château de Richelieu. Ils examinèrent la demande et furent d’accord pour lui opposer un refus formel et définitif.
Il motivèrent leur refus. Louis Pidoux n’était pas vraiment noble. Bien que sa famille eut reçu des lettres d’anoblissement plusieurs fois confirmées, il n’était pas noble d’épée. (…) L’alliance matrimoniale sollicitée aurait donc été une mésalliance. Elle aurait fait déchoir de son rang la « maison » Richelieu, lui aurait fait perdre plusieurs degrés, aurait compromis son avenir : il ne pouvait en être question, il n’en serait jamais question. (…)

Isabelle et Louis Pidoux ne pouvaient pas se marier en France. ( …) Mais l’Église, si elle considérait comme valides les mariages clandestins, les blâmait et le concile de Trente avait entrepris de les rendre plus difficiles. Il exigeait donc la présence du curé des fiancés ou d’un prêtre autorisé par lui, et la présence de deux témoins ; l’avis des parents ; trois publications de bans à l’église paroissiale par le propre curé des fiancés ; l’inscription du mariage sur un registre spécial. (…) l’ordonnance de Blois de 1579 (…) assimilait le mariage sans consentement des parents au « crime de rapt », qui était puni de mort. ( …)

Risquant la mort, Isabelle du Plessis et Louis Pidoux s’enfuirent ensemble, en septembre 1612, gagnèrent Paris, où un Pidoux était chanoine de Notre-Dame, puis Coulommiers, où résidait une sœur de Louis (plus tard mère de Jean de La Fontaine), et un frère aîné qui était magistrat, puis ils gagnèrent Dole, capitale de la Franche-Comté, province du roi d ‘Espagne.(…) Louis et Isabelle furent ici mariés le 2 juin 1613 par le chanoine Outhenin.( …)

Louis Pidoux exerça la médicine. Il s’installa avec sa femme à Nozeroy (…). Ils eurent des enfants dont trois sont connus. Mais ils ne purent jamais revenir en France. ( …) Louis Pidoux mourut le 10 novembre 1640, Isabelle le 5 juin 1648, à 66 ans. (…) Une épitaphe fut mise sur leur tombe commune (…) « Cy-gyst noble homme messire Loys Pidoux, escuyer, docteur de la vénérable Université de Poitiers, qui trespassa le 10 du moys de novembre 1640 et damoiselle Ysabel-Françoise du Plessis qui trespassa le 5 juin 1648. Seigneur, recevez-les dans votre paix éternellement avec l’époux qu’elle a tant aimé »

Une fille de famille qui s’était enfuie avec un homme, comme une femme de mœurs légères, jetant l’opprobre sur les siens ; une fille qui méprisa l’autorité du chef du lignage; une fille qui préféra ses sentiments au rang et à la promotion de sa « maison » : elle n’exista plus pour les du Plessis de Richelieu. Il n’y eut rien sur elle dans les correspondances de la famille, rien dans ses œuvres. Elle fut si bien ignorée qu’il n’y eut rien sur elle dans les pamphlets du temps les plus hostiles au cardinal, rien même dans ceux de Mathieu de Morgues, l’homme qui en savait peut-être plus sur Richelieu. La fille et sœur indigne fut ensevelie dans un silence éternel.


Bon, je trouve cette histoire terriblement romantique et presque romanesque. Si elle vraie, cette famille a donné des gens vraiment remarquables et frappants, cette Isabelle du Plessis incluse.

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Richeliette
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MessageSujet: Re: Isabelle du Plessis, "la soeur maudite"   Ven 3 Juin - 9:56

mmmh! ce qui m'étonne c'est que Richelieu, homme de famille et de clan comme il était, ne se serait pas gardé de prendre des nouvelles de sa soeur.

On a bien vu qu'il étati trèèèèès attaché à tous les membres de sa famille.
Je pense, qu'en cachette, il devait bien savoir ce qu'elle devenait étant donné qu'elle est passée à Paris.
Richelieu cachotier, ça serait pas la première fois Wink

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Mme de Combalet
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MessageSujet: Re: Isabelle du Plessis, "la soeur maudite"   Ven 3 Juin - 14:34

Dans la noblesse il y avait beaucoup de sacrifice personnel en bénéfice du clan, les filles devaient se marier avec quelqu’un qui était le bon choix dans la stratégie d'élévation sociale de la famille, presque comme la monarchie. Cette méthode d’ascension fut très pratiqué par les Richelieu. Il y avait aussi de sacrifice pour les fils, rappelons-nous d’Armand lui-même devenu évêque sans vocation. Il fallait tout sacrifier à la « maison » Richelieu.

Néanmoins, je ne sais pas jusque quel point Richelieu était sévère sur cette question comme pour n’avoir pas la curiosité de savoir sur sa sœur après le temps passé. Je crois qu’il a du penser beaucoup à sa sœur, même comme tu dis, Richeliette, peut-être il a su d’elle en cachette.

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MessageSujet: Re: Isabelle du Plessis, "la soeur maudite"   Dim 5 Juin - 4:49

Le sujet de la „soeur maudite“ de Richelieu est très intéressant,…. mais pose quelques problèmes
- ou bien des questions. Question

Je me demande:
Comment c’est possible que, durant plus de 350 ans, personne n’en sache rien, Rolling Eyes maintenant - à peine dans nos jours [il y a peut-être 20 ans (?)] - on a trouvé des documents précis…. : What the fuck ?!?
Avec des lieux, des noms personnels, des dates concrètes etc. ….
Voilà, toute une histoire complète (et concrète (?) …… bounce

Ou bien:
Une possible légende confabulé par un (plusieurs) historien? colors

car, - parmi les auteurs de biographie, il y a quelque fois des romanciers! drunken

Le plus important :
Quel et Comment est cette documentation* ?
On (= R. Mousnier) partage à ses lecteurs les données ? study
- Quelque fois les auteurs se sentent obliger à démontrer des nouveautés ! (?) lol!

Je trouve dans la Généalogie des « Du Plessis – Richelieu » quatre branches study
– avec Geoffroi du Plessis (fils de Sauvage [dès 1400]) commence le nom «Du Plessis – Richelieu» - (par mariage) - a tenir sa présence dans l’histoire française.

Ainsi, ….il y a d’autres possibilités d’où vient une «Isabelle du Plessis – Richelieu» qui aime à un pauvre bourgeois (docteur en médicine [Louis Pidoux]). tongue

- Est-ce qu’elle a laissé témoignage (dans une lettre* etc.), qu’elle est vraiment la sœur du tout puissant cardinal ?? queen

Bon, toute l’histoire est belle et romanesque…. // quand-même je me demande :

- Où est le document de la réunion décisive (= de nier le mariage à leur sœur) rendeer des 3 frère à Richelieu, qui ont voulu - à tout prix - occulter (camoufler) l’existence de cette sœur ?? silent
(Ou bien…. M. Mousnier était avec eux, assis à la même table?) 8)

Suzanne de la Porte - n’était-elle pas non plus d’une famille de la bourgeoisie parisienne?? affraid Vraiment, ils avaient une telle honte ? - qu’on a dû rejeter (esp.rechazar) sa propre sœur. - c’est bien grave… d’ailleurs ! Thumb down

Mais…claire est aussi: que la hiérarchie féodal était encore fort …. il faut seulement évaluer les titre de position (ou : possession) que Ric a collectionné et distribué à ses proches de sa famille! sunny

Aujourd’hui, ça n’a pas changé du tout, - seulement le duché est une grande entreprise…
ou: on est directeur, président, professeur d’université etc….
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Richeliette
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MessageSujet: Re: Isabelle du Plessis, "la soeur maudite"   Dim 5 Juin - 11:25

Je ne peux m'empêcher de douter de cette histoire.
En effet, Suzanne de la Porte n'était "que" fille d'avocat.
Et puis voyant au fur et à mesure, comment elle aimait ses enfants, cela m'étonnerait qu'elle aurait repoussé un de ses petits.

De plus, le terrible Tallemant de Réaux, le chroniqueur du XVIIème, qui rêvait d'éplingler le Cardinal à son tableau de chasse n'en a jamais parlé... étrange non?!

Je sais pas... je doute vraiment! et puis comme dit le dicton "il y a plus d'un Dupont!".

Comme dit Urs, les biographes n'ont -ils pas mal interprété ou se sont-ils saisit d'une fille avec le même nom pour l'associer à l'histoire du Cardinal et la ternir un peu!

Les du Plessis était une famille unie, et malgré les frasques de l'un et de l'autre, Armand a toujours adoré sa famille. Je ne puis imaginer qu'il n'aurait pas remis l'église au milieu du village et réintégré une de ses soeurs dans le cercle familiale.
Idem pour maman de la Porte. N'oublions pas qu'elle a quand même dit, ce qui est exeptionnel à l'époque, à Armand: je mourrais tranquille si je vous sais tous heureux!
Ce ne sont pas des paroles d'une mère qui aurait exclu une de ses filles à cause d'un marriage. Et même si c'était le père qui aurait "exclu" sa fille, à sa mort, Suzanne l'aurait certainement reprise dans ses bonnes grâces.

Je puis me tromper, mais vraiment... cette histoire me paraît un peu loufoque Rolling Eyes

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Mme de Combalet
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MessageSujet: Re: Isabelle du Plessis, "la soeur maudite"   Lun 6 Juin - 15:41

Sur l’existence de cette sœur inconnue de Ric, je n’ai pas tout à fait l’assurance, mais je ne le vois pas si impossible comme vous. Il y a deux côtés à considérer dans ce cas :

1. Si les renseignements de ces auteurs son vraies et si nous pouvons nous fier à sa fiabilité.
2. Si par les mentalités des personnages engagés, par les faits, par les conjonctures et par le milieu où ils se produisent c’est possible ou pas.

Nous pouvons douter des affirmations de Mousnier et d’Hildesheimer entre autres, peut-être ils se sont trompés, car je ne veux pas penser qu’ils inventent une sœur, seulement pour épater ou dire quelque chose différente ou surprenante. Ils sont auteurs de prestige reconnu et très savants dans leur matière, je crois ils n’ont pas besoin de recourir aux inventions.

Je ne sais pas exactement quelles sont les sources, Mousnier parle des archives familiales des Pidoux, Hildesheimer fait l´allusion à certain travail de Deloche publié dans la Revue de Deux Mondes à 1936. Si Mousnier invente toutes ces données, avec dates, lieux, personnes, vraiment il a beaucoup d’imagination. Le récit de l’histoire dans Hildesheimer c’est pareil, mais résumé.

Sincèrement, je ne crois pas qu’ils n’aient pas contemplé la possibilité d’une fille avec le nom du Plessis qui n’ait rien à voir avec les Richelieu, c’est trop élémentaire, en plus il est prouvé les relations d’amitié entre les du Plessis et les Pidoux, ses voisins, avant l’affaire du mariage.

Il faut avoir en compte que le chef du lignage était Henri, il pouvait prendre conseil de ses frères, mais la décision était sienne. Il pouvait parfaitement prendre cette décision contre l’avis de sa mère ou de ses frères, nous avons vu déjà qu’il avait des idées propres, de l’initiative et de l’autorité.

Pour nous, au XXIême siècle ce mariage et la décision prise pour Isabelle contre les ordres du chef du lignage peut nous paraître pas très grave, mais pour le XVIIème siècle ce n’était pas une affaire banale, la désobéissance d'une fille était un sujet très sérieux.

Sur les sentiments de la famille devant cet événement il faut tenir en compte la chronologie. Françoise est mariée à 1601 et son premier mari est mort dans la même année, à 1603 elle est mariée une autre fois avec René de Vignerot, un vieillard qui avait été compagnon de son père, (c’est Henri qui cherche ce mari). La suivante fille (si nous admettons son existence) était Isabelle, mais à 1612 elle n’était pas encore mariée (5 ans de différence avec sa sœur). Peut-être Henri cherchait à la cour une bonne opportunité ?
Mais peu après 1612 les malheurs se succèdent chez les Richelieu, à 1616 (4 ans après) Françoise et Suzanne sont mortes, à 1618 Marguerite Guiot, la femme d’Henri et son fils nouveau-né sont morts aussi, à 1619 Henri est mort…, il n’y avait beaucoup de temps à penser et chaque fois moins de personnes restaient pour penser à Isabelle.

Nous avons vu combien de fois au long de sa vie Richelieu a mis le devoir au-dessus des sentiments, avec tout la douleur de son cœur il a pris des décisions très difficiles en contre de ses sentiments ; l´honneur, les conventions sociales, les normes établies à la noblesse par rapport à ces questions étaient très rigides. N’oublions pas que les Grands et les princes du sang devaient solliciter une permission au roi pour se marier et ne l’obéir pas était un crime de lèse-majesté. Très attaché qu’il était à sa famille Ric ne pouvait pas changer tout ça. Cependant je n'écarte pas qu'il était en contact avec sa sœur en cachette.

Sur Tallement de Reaux et des autres « amis » de Richelieu, il faut penser qu’à 1612 Richelieu était un parfait inconnu, à cette époque il n’était pas le personnage public qu’il fut après, alors personne ne s’inquiétait pas de sa famille et des choses qu’ils faisaient, et peut-être ils ont réussi à cacher ces informations et d’autres à leurs ennemies.

De toute façon tout cela n’est plus que des hypothèses et mon opinion. Je vous supplie pardon par cette réponse si longue…

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Richeliette
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MessageSujet: Re: Isabelle du Plessis, "la soeur maudite"   Lun 6 Juin - 17:17

Hééé! pas de problème pour ta réponse, tu la fais aussi longue que tu veux Very Happy

Je n'ai jamais dit que les biographes ont inventé sa soeur, je doute simplement qu'elle aurait été une soeur de Ric. Peut être que ce soit qq'un de la même famille.
Je n'en sais trop rien.

Quant à Richelieu, ayant perdu sa soeur et sa mère la même année et que sn frère à suivit, et le connaissant maintenant de mieux en mieux (grâce à vos réponses aussi Wink ), cela m'étonnerait qu'il aurait caché sa soeur.

En effet, après la mort de sa mère et son succès à la court il pouvait publiquement afficher sa soeur.
Regardez comme il ne se gênait pas pour montrer à tout le monde l'amour qu'il avait pour sa nièce. Il se foutait complètement de ce qu'on pouvait dire, elle lui donnait un peu de cette affection dont il manquait tant.
Chaque fois qu'il voyait son frère Alphonse, il sautait de joie tellement l'éloignement de sa famille lui pesait.
C'est pour cela que je pense qu'il aurait pas hésité à montrer sa soeur à un moment ou à un autre.

Mais bon Rolling Eyes je suis pas historienne et ce que je pense n'a pas de poids face à des personnes qui ont accès à des documents dont on ne verra jamais la couleur... hélas!
Donc faisons confiance aux biographes mais je laisse quand même Isabelle ne italique dans mon calendrier. Mais si elle a vraiment existée, elle n'aura certainement pas étée en "italique" dans le coeur de notre Cardinal Mr.Red

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urs staub
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MessageSujet: Re: Isabelle du Plessis, "la soeur maudite"   Mar 7 Juin - 3:15

merci pour tout les pensées - c'est pas du tout t r o p longue! Very Happy
Il ne faut pas tout méfier, mais etre prudent avec des grandes nouvauté. Wink
(je le sais par expériance! [les bio de J. S. Bach -- jusque à telle point les "seigneur musicologue" osent aller). What the fuck ?!?

Il faudrait ....chaque'un pour soi - voir le chemin (de toute les documents) pour comprendre mieux cette histoire et balancer "la vérité" (?) pale sunny
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MessageSujet: Re: Isabelle du Plessis, "la soeur maudite"   Ven 1 Juil - 3:10

cherchant des généalogie sur le net - j'ai vue sur "a.decarne.free" : study

un date de naissance de René de Vignerot (l'époux de la soeur ainée de Ric ...ou bien le père de Marie-Madeleine)
--- qui est audesus décrit comme un "vieillard" Mad

... mais je vois une date environ de * 1580 - veut dire qu'il se mariait à 23-25 ans ... Laughing comme sa épouse Françoise (*1578)!

Si c'est la pure vérité ? tongue
On voit des inéxactitude partout dans ces pages! affraid
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Mme de Combalet
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MessageSujet: Re: Isabelle du Plessis, "la soeur maudite"   Sam 2 Juil - 8:44

Exceptant cette référence qui tu nous donnes, je n’ai trouvé pas la date de naissance de René de Vignerot, néanmoins ce que j’ai lu dans plusieurs œuvres c’est qu’il avait était compagnon à la guerre de François du Plessis, le père du cardinal et qu’il était plus vieux que Françoise. On peut avouer que René aurait été plus jeune que François du Plessis, mais même en ce cas il restait plus vieux que sa femme Françoise, mais de ma part tout sont des hypothèses. Rolling Eyes
Désolée, mais je n’ai pas des autres éclaircissements ou renseignements sur ce sujet… Shit

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rosalbavirginia
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MessageSujet: Re: Isabelle du Plessis, "la soeur maudite"   Dim 14 Aoû - 16:00

Et voilà le document que m'envoyé en 1983 PIERRE GRILLON

"Precisazioni di Pierre GRILLON sulla famiglia di Richelieu
Viene inserita in questa seconda appendice la fotocopia di una lettera
ricevuta da Pierre Grillon e la successiva documentazione da lui inviata.

N O T E S sur: "Une sœur ignorée de Richelieu"
Article publié dans la Rev. des Deux Mondes, 1 nov. 1936,
pp. 162-179, par Maxim Deloche Pidoux de la Maduère.

L'histoire s'écrit avec des documents authentiques et des témoignages contrôlés, et non avec des affirmations ou des hypothèses dépourvues de fondement.
M. Pidoux de la Maduère affirme qu'un de ses lointains parent, nommé Louis, avait épousé, en juin 1613, une sœur inconnue du cardinal de Richelieu. Il écrit (p. 162): "les documents antiques en font rigoureusement foi. Or, il ne se réfère qu'a un seul document, dont il ne reproduit pas d'ailleurs le texte: la copie de l'acte de mariage de 1613 faite en 1749, et qui serait conservée dans les archives de la famille Pidoux.
Il faut noter à ce sujet:
1) Que la copie d'un acte de mariage ne peut dépasser une dizaine le lignes: en raison de l'importance de ce texte, pourquoi n'a- t- il pas
été reproduit dans l'article?
2) Que cette copie aurait été "certifiées conforme", selon l'auteur.
Mais "certifiée" par qui? On ne le dit pas. Et "conforme" à quoi? Si c'est conforme à l'original, d'où provient cet original? On l'ignore.
3) Que - de l'aveu même de M. Pidoux de la Maduère - le registre paroissial ne porterait pas mention du mariage en question.
M. Pidoux de la Maduère écrit ( p. 162): "Isabelle du Plessis est la troisième enfant de François du Plessis de Richelieu.... et de Suzanne de la Porte":
Qu'en sait-il? Il affirme, mais ne le prouve pas. Or, aucun généalogiste du cardinal ne parle de cette Isabelle: ni l'érudit André Duchesne (1631), ni surtout Aimé Martineau (Notice généalogique de la famille de Richelieu,
Bulletin des Antiquaires de l'Ouest 1865, 2 trim. , pp. 53 - 148).
Et encore (p. 163): "elle naissant à Paris, dans l'hôtel de Losse. Rue du Boulouer... fort probablement au cours du second semestre de l'année
1581":
C'est là une déduction purement conjecturale: il reste à en vérifier l'exactitude par des preuves - ce qui n'a pas été fait.
Cette Isabelle aurait quitté sa famille (enlevée par le jeune Louis de la
Maudere) à l'âge de trente ans:
Autre affirmation sans preuves: on les sources de l'auteur.
Et encore (p. 168): "Dans le cours de septembre de l'année 1612, les trois frères se réunirent au château de Richelieu":
Ces trois frères sont: Henri du Plessis, l'aine; Alphonse, alors chartreux à la Grande Chartreuse; Armand - Jean, l'évêque de Luçon.
Le procédé est le même que précédemment: affirmation sans preuves.

Mais que penser de l'invraisemblance même de la thèse?
Admettons un instant qu'en 1581 la famille du grand prévôt de France se soit accrue d'une fille. Celle-ci grandit aux côtés de ses trois frères et de ses deux sœurs ; elle reçoit l'éducation de fille de sa condition; elle est accueille dans le monde, à Paris et en Poitou... Et ce la, non pas quelques années, mais jusqu'à son âge de trente ans. A la cour, on connaît son frère aîné, qui est conseiller du roi et mestre de camp du régiment de Piémont; on y
connaît aussi son autre frère, l'évêque de Luçon dé jà assez en vue pour être désigne pour représenter son ordre a le prochain session des États généraux. On connaît aussi ses deux sœurs, Françoise et Nicole. On sait même que la famille a perdu un petit garçon, François, né vers 1578 et décédé en bas âge. Mais d'elle, d'elle seule, personne n'a jamais entendu parler au point d'ignore son nom et son existence. N'est-ce pas déjà assez peu vraisemblable?
Or, c'est au sein de cette famille noble et considérée, alliée aux meilleures familles du Poitou, qu'aurait éclaté, en 1612, un scandale impossible à dissimuler; une sœur aînée de l'évêque de Luçon, âgée de trente ans, s'est enfuie à l'étranger avec un jeune voisin, fils du doyen de la Faculté de Médicine de Poitiers! ... On imagine sans peine le bruit que put faire la nouvelle et comment elle se répandit. Cependant aucun contemporain de l'événement, épistolier ou mémorialiste, n'en a dit un mot, et plus tard il n'y
sera jamais fait davantage allusion. Quand, pendant douze ans, Mathieu de Mourgues harcèlera Richelieu de ses pamphlets diffamatoires, il lui rappellera sans scrupule les troubles mentaux dont on savait atteints son frère l'archevêque de Lyon et sa sœur, - la marquise de Brézé, mais jamais il n'évoquera le scandale familial de 1612. Or, ce pamphlétaire était fort bien reisegné. Maxim Deloche, co - signataire de l'article, a souligné dans son ouvrage La Maison du cardinal de Richelieu (pp. 36 - 37) comment il avait vécu longtemps dans l'intimité particulière de celui - ci et était "au courant des moindres circonstances de sa vie privée" et "aussi bien renseigné sur ses faits et gestes que documenté sur son passé ". Ce silence général observé par les contemporains sur une prétendue "sœur ignorée" du cardinal de Richelieu ne peut avoir qu'une explication: c'est que cette sœur n'a jamais existé, si ce n'est dans l'imagination de ceux qui ont "arrangé", en 1749, la copie de l'acte de mariage de Louis Pidoux de la Maudere, afin de rattacher leur famille - compatit sans doute une Plessis parmi les femmes - à celle qu'avait illustrée le ministre de Louis XIII, mais aussi un autre Richelieu, qui venait, en 1748, e recevoir le bâton de maréchal de France pour sa magnifique défense de Gênes.
Ce n'est qu'une hypothèse, mais plausible, si l'on veut bien se souvenir, d'une part, que l'emploi de ce genre de procédé n'est pas rare, et d'autre part, qui le nom "Du Plessis" est fort répandu en France et particulièrement
en Poitou.
Pierre GRILLON "
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MessageSujet: Re: Isabelle du Plessis, "la soeur maudite"   Lun 15 Aoû - 20:31

Benvenuta Rosalbavirginia!! Very Happy cheers

Vraiment as-tu eu de la correspondance avec Pierre Grillon ? Shocked C’est fantastique, je suppose pour tes travails… scratch

Très intéressants les renseignements et les opinions de Crillon sur cette prétendue sœur de Richelieu. J’espère qu’un jour les experts se seraient mis d’accord sur ce point comme pour autres thèmes qui ont été sujet de discussion et sont résolus aujourd’hui. Rolling Eyes

Je ne connaissais pas l’existence de ce frère de Richelieu, François, mort si tôt, bien que beaucoup de fois j’avais pensé en cette possibilité, la mortalité des enfants à cette époque-là était vraiment haute.
Merci bien pour cette information, Very Happy as-tu plus de renseignements sur ce frère ? Par exemple, quel âge avait-il quand il est mort et la cause de sa mort ?

Une fois de plus bienvenue et merci de partager tes connaissances dans le forum… Very Happy

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urs staub
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MessageSujet: Re: Isabelle du Plessis, "la soeur maudite"   Mar 16 Aoû - 22:00

rosalba: ça c'est trèèèès intéressante - très bien -
mais je n'ai aucune idée de:

QUI EST PIERRE GRILLON?????
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rosalbavirginia
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MessageSujet: Re: Isabelle du Plessis, "la soeur maudite"   Mar 23 Aoû - 15:03

Pierre GRILLON a été le curateur des voll.I-VII de LES PAPIERS DES RICHELIEU, section politique intérieure.En 1975 a été publié le premier volume (annès1624-26)Les volumes suivants (parus respe tivement en 1977,1979,1980,1982, 1985 et (?)1987couvrent chacun une année de ce ministère, de 1627 à 1632. Après le III vol il y a volume: "Index onomastique"
Ce qui est le plus intéressont sont les notices biografiquea et historiques dans les notes beaucoup sèriesuses et dans l'INDEX; par l'intermédiaire du professeur Roland Mousnier et de la" Société du XVII siècle ", j'ai écrit a GRILLON, pour démander explication des faute d'impression ou bien des infamations erronèes en m possession... ET il m'a répondu avec précision et remerciements; après il m'a envoyes les suivantes volumes jusqu'à l'interruction de son travail , en 1990.:il est decédé en un accident de voiture, comme m'à dit l'éditeur PEDONE, RUE SUFFLOT à PARIS
EST aussi difficile maintenant démander l'explication de son affirmation sur la notoriété du fils décédu en bas age et non notoriété de la supposée Isabelle, mais il y aura maintenant aujourd'hui des rechercheur comme lui;je ne sai pas qui l'a remplacé...
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rosalbavirginia
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MessageSujet: Re: Isabelle du Plessis, "la soeur maudite"   Mar 23 Aoû - 15:17

Dans la biographie de Alfred Bonneau-Avenant à la page 4 on trouve
"le 23 aout 1603 m.lle de Richelieu avait épousé, en secondes noces, Réné de WIGNEROT....qui avait alors quarant-deux ans...
Mme de Combalet a écrit:
Exceptant cette référence qui tu nous donnes, je n’ai trouvé pas la date de naissance de René de Vignerot, néanmoins ce que j’ai lu dans plusieurs œuvres c’est qu’il avait était compagnon à la guerre de François du Plessis, le père du cardinal et qu’il était plus vieux que Françoise. On peut avouer que René aurait été plus jeune que François du Plessis, mais même en ce cas il restait plus vieux que sa femme Françoise, mais de ma part tout sont des hypothèses. Rolling Eyes
Désolée, mais je n’ai pas des autres éclaircissements ou renseignements sur ce sujet… Shit
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Isabelle du Plessis, "la soeur maudite"

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