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 Claire-Clémence de Maillé-Brézé

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Mme de Combalet
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MessageSujet: Claire-Clémence de Maillé-Brézé   Dim 29 Mai - 19:42

Quelques femmes de la famille de Richelieu ont eu une vie très disgracié. Crying or Very sad Si vous êtes intéressés, vous pouvez trouver dans la bibliothèque numérique de la BNF une biographie vraiment intéressante de Claire-Clémence de Maillé-Brézé, une des nièces de Richelieu.

[url]
http://visualiseur.bnf.fr/Visualiseur?Destination=Gallica&O=NUMM-37281
[/url]

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Armand-Jean du Plessis de Richelieu
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urs staub
Roy


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MessageSujet: Re: Claire-Clémence de Maillé-Brézé   Mar 24 Oct - 21:22

Si l'on se rapporte à un article sur le Grand Condé, paru dans la revue Historama en 1963, on trouve le texte suivant :

" Dans un château maintenant démoli vivait une certaine dame Bouthillier de Chavigny, qui élevait une enfant de cinq ans, étroitement protégée par son oncle, le Cardinal de Richelieu.
Cette enfant, Claire-Clémence de Maillé-Brézé, était la fille du Maréchal de France, Urbain de Maillé, Marquis de Brézé, qui avait épousé la nièce du grand Cardinal, Nicole du Plessis. Ménage fort divisé. Urbain passait son temps à chasser et à lire. Sa femme était folle : "elle s'imaginait que son séant était en verre et refusait de s'asseoir, crainte de le briser...". Finalement elle mourut en 1635 dans une crise de démence furieuse, et le vieux maréchal se mit aussitôt en ménage avec la veuve de l'un de ses laquais.
On comprend que Richelieu ait arraché sa nièce à ce singulier milieu. Malingre, légèrement contrefaite, un peu sotte, Claire-Clémence était cependant chérie par le Cardinal. A peine née, il projeta de lui donner par le mariage, un grand nom, et son choix se porta sur le jeune Duc de Condé....".
Bien que les dates ne semblent pas correspondre parfaitement, il se pourrait que ce château entièrement démoli soit le vieux Beaujeu (dont certaines ruines subsistent encore). Il aurait abrité sous son toît la jeune Claire-Clémence de Maillé-Brézé, future épouse du Grand Condé, puisque celle-ci avait été élevée par une certaine dame Bouthillier de Chavigny, propriétaire de Beaujeu.
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Mme de Combalet
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MessageSujet: Re: Claire-Clémence de Maillé-Brézé   Mer 25 Oct - 12:56

Un destin très triste, elle mourut après plus de 20 ans d’enfermement. Son mari, le Grand Condé ne voulait pas la voir et il semble qu’elle n’était si folle ou sotte comme on voulait la faire paraître.

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Richeliette
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MessageSujet: Re: Claire-Clémence de Maillé-Brézé   Mer 25 Oct - 14:04

Quand j'ai vu le film Louis, enfant roi, on y voit bien le Condé et franchement il était pas gentil avec elle, la ridiculisant en plublique et batiffolant avec d'autres femmes devant elle.

Je pense plutôt, qu'elle devait être très douce, comme toutes les femmes de la famille.

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urs staub
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MessageSujet: Re: Claire-Clémence de Maillé-Brézé   Mer 25 Oct - 20:47

on a sûrment parlé déjà de "cette maladie" ?
(qui était dans la famille de Ric .... {bon c'est probablement vrai ! ?}

- Alphonse était quelque peu rare
- Nicole était vers sa fin en 1635 sûrement bien malade (corps & esprit)
- Clair-Cémence devait aussi avoir quelque maux hors du normal
- bon, nous savons que Ric lui-même était (comme enfant) plutôt
faible ...etc comme adulte migraines etc. etc.....
- Françoise ..et sa fille (notre duch.) [selon Bonneau -Av.]...d'une santé bien délicate -- le fils de Françoise avait (selon Bonneau -Av.) un grave accident dans sa jeunesse - qu'il était pour ça "assez inutile" (selon Tellemant ="une bête".....

reste a penser QUELLE MALDDIE génétique était dans cette famille du Plessis et

quand ça commencait a se présenter (l'histoire est possiblement inconnue)

mais bon :
les Condé ne devrait pas se croire mieux ...
avec des multiples mariage entre la même famille il y avait aussi des maladie génétique...
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urs staub
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MessageSujet: Re: Claire-Clémence de Maillé-Brézé   Mer 5 Déc - 0:18

Un roman historique de Jean-Christian Petitfils Perrin

La Transparence de l'aube

de Jean-Christian Petitfils

Edition:Perrin, 270 p., --- 19 euros.

ça vaut quand-même la peine dirais-je!

À qui s'intéresse aux XVIIe et XVIIIe siècles, on ne saurait trop recommander la lecture des ouvrages que Jean-Christian Petitfils a consacrés à cette époque. Son Louis XIV et son Louis XVI ont été couronnés de prix prestigieux, Le Régent est sans doute le plus complet et le plus subtil ­portrait qui ait jamais été fait de Philippe d'Orléans, et le Louis XIV raconté aux enfants, qui vient de paraître au Seuil, est à déguster, de sept à soixante-dix-sept ans.

Avec La Transparence de l'aube, Jean-Christian Petitfils troque sa plume de biographe pour celle de romancier et nous invite à entrer dans le coeur et la vie de « haute et puissante dame Claire Clémence de Maillé-Brézé », épouse du Grand Condé. Recluse dans la sinistre forteresse de Château Raoul, celle qui est toujours la première princesse du sang écrit, en se cachant de ses geôliers, sur des feuilles dérobées par sa dame d'honneur. Tragique et émouvante histoire que celle de cette « jeune princesse sans expérience, qui, par amour, défia un roi, une reine, un cardinal, un maréchal de France et une armée régulière ». Claire Clémence est la nièce de Richelieu. Soucieux de s'attirer la faveur du tout-puissant ministre, Monsieur le Prince a demandé sa main pour son fils aîné. À douze ans, la voilà fiancée et follement éprise de Monsieur le Duc qui « jugeant cette union comme la pire des mésalliances, [...] se sentait tel un jeune aigle précipité en cage avant que d'avoir pris son essor ». Du mariage célébré à l'aube de ses quatorze ans, la jeune fille attend des félicités à la hauteur de l'honneur qui lui échoit. Hélas. Le jeune héros de Rocroy, d'Ypres, de Lens ne rêve que de dissoudre ce lien forcé pour en nouer un plus conforme à son rang et à ses voeux. Claire Clémence s'en désespère. Belle mais de taille médiocre, spirituelle mais peu sûre d'elle, elle se voit impuissante à séduire comme à s'imposer.

Le brasier de la Fronde, allumé à l'automne 1648, lui offre l'occasion de prouver sa valeur. Le Parlement vote une constitution instituant « une espèce de république dans la monarchie », Paris se hérisse, les Grands soufflent sur le feu, Anne d'Autriche et le Petit Roi quittent la capitale. Les parlementaires décrètent Mazarin ennemi public, le prévôt des marchands lève des troupes, c'est la guerre civile. Quand Condé est arrêté avec son frère Conti et son beau-frère Longueville, sa timide épouse de vingt-deux ans se mue en Jeanne d'Arc. Sous sa bannière, le sud de Loire se soulève et s'allie au Parlement pour obtenir la destitution de l'Italien et la libération des princes.
Jean-Christian Petitfils ravive avec précision les volte-face et les soubresauts de cette Fronde trop mal connue, qui préfigure la grande Révolution. Sous sa plume, Claire Clémence rallie des seigneurs et des villes, soutient des sièges, ruse, négocie. Par son engagement sur ce terrain réservé aux hommes, elle espère mériter enfin l'estime et l'affection d'un mari qu'elle aime plus qu'elle-même. Non seulement Condé ne l'aimera jamais, mais il ne supportera pas de lui être redevable. Pour prix de son héroïsme, il se fait son bourreau. Enfermée sur son ordre, privée de tout lien avec le monde, abandonnée par son fils, doutant de sa raison, morte avant que d'être morte, Claire Clémence va se survivre à elle-même pendant vingt-quatre années avec, pour seul secours, l'écriture.

La prose de Jean-Christian Petitfils, qui épouse fidèlement le style des mémorialistes du temps, rend grâce à sa lucidité, à son courage, à sa fidélité. De Madame de Maintenon, qui n'était encore que la veuve Scarron, Louis XIV se plaisait à dire : « Elle sait bien aimer. Il y aurait du plaisir à être aimé d'elle. »
Le douloureux destin de la princesse de Condé est d'avoir su trop « bien aimer » sans que l'objet de ses feux se soucie jamais de cet amour.

***********************************************************
urs:
Pour faire un roman historique il faut de tote façon connaître à fond la vérité.... dans ce roman doivent apparaître :
La famille Maillé-Brézé [Mère & Père & Frère, Soeur [?] & l' oncle Richelieu // Mme de Bouthillier // Duch. d'Aiguillon & la famille du Vigean (pour l'amante Marthe de Condé) // etc ....

flower flower flower flower flower flower flower

N'oublions pas cette pauvre fille, qui suivait plus ou moins une vie pareille comme sa mère Nicole....
j'aimerais fort connaître ce qu' elle avait écrit !! study
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urs staub
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MessageSujet: Re: Claire-Clémence de Maillé-Brézé   Mer 5 Déc - 0:40

Etrange et triste destin que celui de l'épouse du Grand Condé, cousin de Louis XIV et prestigieux vainqueur de Rocroi. Ce mariage était pour Claire Clémence, nièce du cardinal de Richelieu, une alliance inespérée. Ce fut sa tragédie. La jeune princesse follement amoureuse comprit vite que la réciproque n'était pas vraie. Et ce fut une longue suite de déceptions.
II fallut l'éclatement de la Fronde et l'emprisonnement de Monsieur le Prince pour que Claire Clémence se révèle une femme de tête et un chef de guerre énergique. C'est elle qui souleva Bordeaux, elle qui dressa une partie de la France contre Anne d'Autriche et son ministre Mazarin. La jeune femme timide et réservée était devenue une guerrière indomptable, emportée dans une suite de bondissantes aventures. Enfin, le Grand Condé commença à la considérer : grâce à elle, à sa fidélité et à son héroïsme, il avait retrouvé la liberté. Pourtant, quelques années plus tard, il la fit enfermer dans le triste donjon de Châteauroux. Pourquoi ? Historien réputé, Jean-Christian Petitfils a su brosser, derrière ce drame véridique, le portrait d'une princesse oubliée, séduisante et émouvante, qui défendit avec ardeur ses droits de femme, d'épouse et de mère dans la période baroque et foisonnante qui fut celle de la jeunesse de Louis XIV. Ecrit sous forme de mémoires fictifs, ce roman vrai restitue avec art la subtile beauté et la noblesse majestueuse de la langue classique du Grand Siècle.

******************************************************

Pour un biographe,le genre des mémoires apocryphes est une source de satisfactions littéraires et personnelles presque démesurée.
Libéré des contraintes trop rigides, autorisé même à se montrer partial, il lui est enfin permis de s’exprimer à la place d’un personnage, d’en livrer les pensées et les sentiments les plus intimes sans être accusé de se laisser aller à sa fantaisie.
Aussi beaucoup y succombent- ils depuis quelques années, avec, cependant, des résultats inégaux. Mieux vaut, en effet, choisir de prêter sa plume à un homme ou une femme qui ne soit pas de tout premier plan et sur lequel les documents ne sont pas assez nombreux pour permettre d’écrire simplement une biographie classique.
Jean-Christian Petitfils connaît comme personne, ou presque, le siècle de Louis XIV et ses protagonistes. Il leur a consacré l’essentiel de son oeuvre, et des livres qui font autorité. Nul donc n’était plus à même de ressusciter la pathétique figure de Clémence de Maillé-Brézé, épouse du Grand Condé.
D’elle, l’historiographie n’a pas dit grandchose, pas plus que les contemporains. On a beaucoup moqué sa petite taille, en faisant avec exagération une quasi-naine ; on lui a prêté de déplorables amours ancillaires, et l’on a beaucoup glosé sur sa démence supposée. Pas de quoi, à vrai dire, inspirer l’historien. Sauf à voir plus loin que ces apparences trompeuses. Ce qu’a fait Petitfils. Et il a eu raison.Car il y a,dans ce destin, plus d’un motif à réflexion.
Nièce du cardinal de Richelieu, Clémence de Brézé lui dutde contracter,contre l’avis de son père,une alliance inespérée qui fit de cette fille de bon gentilhomme angevin la femme du premier prince du sang, et l’aïeule potentielle d’un roi de France. Condé ne pardonna jamais ce qui représentait pour lui une mésalliance honteuse et dégradante, encore aggravée par l’hérédité des Richelieu,soupçonnés de dissimuler quelques fous, dont la mère de Clémence.
Rejetée, trompée, humiliée de mille façons, la princesse deCondé,pourtant,s’obstina contre tout bon sens à aimer un homme qui la détestait et chercha toute sa vie à se débarrasser d’elle. Il finit par y arriver, en 1671, en obtenant contre elle une lettre de cachet permettant sa détention à Châteauroux. La princesse ne devait plus jamais en sortir et y mourut en 1694, au terme de vingt-cinq ans d’une captivité qui ressemblait à un internement.
On ne s’était guère interrogé, avant Petitfils, sur le bien fondé de ce traitement.De ce drame lamentable, il fait une extraordinaire histoire d’amour conjugal à sens unique, qui mena Clémence, une fois son mari emprisonné, à déclencher une guerre civile pour le libérer, sans lui valoir en échange la moindre gratitude. Plus encore qu’au terrain psychiatrique héréditaire, il attribue à cet amour repoussé, à ces humiliations répétées, le terreau sur lequel fleurit, à la maturité, ce que l’époque prit pour de la démence.
C’est la grande originalité de ce roman historique très réussi de faire entendre la voix, jamais écoutée, d’une femme bafouée et poussée à la folie qui s’interroge, de plus en plus anxieusement, sur les fautes réelles ou supposées qu’elle a pu commettre en sa vie, et sur un état mental qu’elle sent peu à peu s’altérer, sans jamais cesser d’aimer un héros qui, dans ces pages,apparaît, dans l’intimité,pourtant bien peu aimable.
Anne Bernet
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MessageSujet: Re: Claire-Clémence de Maillé-Brézé   Sam 29 Mar - 1:55

Je crois que c'est Tallemant qui raconte:

Le cardinal donna à Mme la duchesse d'Anghien [Claire-Clémence de Maillé-Brézé] une petite chambre où il y avoit six poupées, une femme en couche, une nourrice quasy au naturel, un enfant, une garde, une sage-femme et la grand'maman.
Mlle de Rambouillet, Mlle de Bouteville et d'autres jouoient avec elle. On deshabilloit et couchoit tous les soirs les poupées; on les rhabilloit le lendemain; on les faisoit manger, on leur faisoit prendre medecine.
Un jour elle voulut les faire baigner, et l'on eut bien de la peine à l'en empescher.

"Ah!" disoit-elle, "que Saint-Maigrin est un bon garçon! qu'il joue bien avec les poupées!"
[??]
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MessageSujet: Re: Claire-Clémence de Maillé-Brézé   Dim 6 Avr - 2:54

La Seigneurie d'Ansacq.

Ansacq appartenait au Marquisat de Mouy, comprenant les seigneuries de
Mouy, Angy, une partie de Bury, Cambronne, Ansacq et le Plessier-Bilbaut. Les investigations ont permis de remonter à 1480. A cette date la seigneurie appartenait à Laurent Herbelot. La fille de ce dernier l'apporta en dot en 1510 (sous Louis XII) à Pierre Popillon, Chevalier du Bourbonnais, secrétaire du Duc Charles de Bourbon (1490-1527) devenu Connétable de France en 1514, puis du Roi François 1er. Lorsque le Connétable Charles de Bourbon fut arrêté, Pierre Popillon subit le même sort, fut interrogé à Blois et enfermé à la Bastille où il mourut en 1524.

La Seigneurie échut à son héritier Claude Popillon qui la vendit à messire Antoine Guyot de Charmaux, Président de la Chambre des Comptes.


A la mort de Me Guyot des Charmaux, ce marquisat échut à sa fille et héritière, Marguerite qui, veuve en premières noces de Bernard Pottier, Seigneur de Silly, Président du Parlement de Bretagne, épousa en 1615 Henry du Plessis, Seigneur de Richelieu, auquel elle fit donation d'Ansacq par son contrat de mariage. Henry du Plessis Richelieu, frère aîné du Cardinal, mourut le 8 juillet 1619, par le duel avec le marquis de Thémines à Angoulême.
Le fils unique, né de son union avec Marguerite Guyot [14.octobre 1618], qui l'avait précédé de très près dans la tombe, étant décédé en bas âge de 6 semaines, le Cardinal de Richelieu, tant de son chef que par transaction avec les héritiers de son neveu dans la ligne maternelle, devint possesseur des Seigneuries d'Ansacq, Cambronne et du Plessier-Bilbaut dont il rendit hommage au Comte de Clermont le 12 juin 1623.

Trois ans après, le 16 décembre 1626, il achetait la terre de Mouy, puis il
donna à sa nièce Claire Clémence, fille du Maréchal Maille-Brézé, toutes ses terres en la mariant à Louis de Bourbon, Prince de Condé (Le Grand Condé, vainqueur de la bataille de Rocroi) (1621-1686).

Celui-ci céda le Comté de Mouy à son frère Arnaud (1629-1666), Prince de Conti le 25 mars 1651. L'arrière petit fils de ce Prince, Louis François Joseph de Bourbon Prince de Conti (1734-1814), dernier Prince de la Maison de Conti, vendit alors le Comté de Mouy à Monsieur, frère du Roi, Comte de Provence devenu Louis XVIII par la suite.




En 1789, le Comté de Mouy appartenait encore au Comte de Provence. La
Révolution confisqua les biens au Comte de Provence. Le Domaine, transformé en ferme, devint la propriété des Ducs de Mouchy jusqu'en 1848. Depuis plusieurs propriétaires s'y sont succédés.
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urs staub
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MessageSujet: Re: Claire-Clémence de Maillé-Brézé   Jeu 3 Juil - 17:39

Extrait d'un livre du Lord Mahon:

L'entrevue de Claire-Clémence, princesse de Condé avec Anne d'Autriche!

Cette entrevue pacifique venant, comme dans les romans de chevalerie, immédiatement après des combats acharnés, exita au plus haut point la curiosité de la cour. On s'aempressa à voir débarquer Clémence. Elle avait l'air souffrante: en effet, elle avait eu la fièvre les derniers jours, et elle tenait son bras en écharpe, ayant été saignée la veille. Mais om admirait la noblesse et la convenance de son maintien, qui, sans démentir son dévoument pour son mari, témognait de son respect à sa souveraine.
''une de mes amis'' dit madame de Motteville ''qui m'écrivit ce détai, me manda que la douleur l'avait embelie.''

Un autre contemporain assure qu'elle paraissait triste, mais pleine de grâce et de douceur, sans aucun orgueil et sans le moindre soupçon de bassesse.
Au contraire, Mademoiselle [Montpensier] , jalouse de la nouvelle réputation que la princesse venait d' acérir, lui porte un coup que, dans ses idées de femme. elle juge le pus mortel de tous :
'' Son écharpe était mise si ridiculement, aussi bien que le reste de son habillement, que j'eus grand'peine à m'empêcher de rire.''
En entrant dans la chambre de Sa Majesté, la princesse y trouva seulement la reine, le roi, Mademoiselle et le cardinal [Mazarin].
Elle tenait son fils par la main, et n'avait à sa suite que madame de Tourville. Sans vouloir saluer ni même regarder le cardinal, Clémence mit un genou en terre devant la reine et lui dit:

''Madame, je viens me jeter aus pieds de Votre Majesté, pour lui demander pardon si j'ai fait fait quelque chose qui lui ait dépu. Elle doit excuser la juste douleur d'une demoiselle qui a eu l'honneur d'épouser le premier prince du sang, qu'elle voit dans les fers, et qui a cru avoir juste raison d'appréhender le même sort pour son fils unique, que je vous présente. Lui et moi, madame, vous demandons les larmes aux yeux la liberté de monsieur son père. Accordez-la, madame, aux grandes actions qu'il a faites pour la gloire de Votre Majesté, à sa vie qu'il a tant de fois prodiguée pour le service du roi et pour celui de l'état, et à ma très-humble prière.''
Anne d'Autriche repartit:
''Je suis bien aise, ma cousine, que vous connaissiez votre faute; vous voyez bien que vous avez pris une mauvaise voie pour obtenir ce que vous demandez. Maintenant que vous en allez tenir une toute contraire, je verrai quant et comment je pourrai vous donner la satisfaction que vous demandez.''


Le mépris que la princesse témoignait au cardinal ne le rebuta nullement. Tout entier à l'ambition, il ne connaissait ni l'orgueil ni la rancune. A peine était-elle retirée dans son logement, que Mazarin vint effrontément lui rendre visite. Il fut reçut par Clémence avec une froideur extrême, et elle s'abstint avec peine de lui faire des reproches; mais Mazarin, sans se déconcerter et sans perdre son air enjoué, s'avança vers le duc d'Enghien pour lui baiser la main. L'enfant le retire avec colère et ne voulut jamais lui répondre un mot.''
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Richeliette
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MessageSujet: Re: Claire-Clémence de Maillé-Brézé   Jeu 3 Juil - 18:03

héhé, je reconnais bien là le très rusé Julot , il a dût se souvenir de la parole de Ric:

En politique, il n'y a jamais de faux orgueil

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MessageSujet: Re: Claire-Clémence de Maillé-Brézé   Jeu 3 Juil - 22:26

Hélas, en politique on se bat avec toutes les armes
même le poison sous différentes formes on a souvent utilisé



lien en bas:
= à la gauche & en haut - il semble avoir un .pdf



http://www.archive.org/details/lafemmedugrandco00hombuoft


auteur : Homberg // édit. 1905
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MessageSujet: Re: Claire-Clémence de Maillé-Brézé   Ven 4 Juil - 1:21

je suis en train de lire ce Livre.pdf, et il y a déjà des choses intéressantes ....
p.ex:
une douce lettre de Ric à son beau-frère Urbain - qui prouve qu'il
se préoccupait assez [encore en 1633] de sa soeur
cadette Nicole!



oufff.... je ne crois pas!
Le prince d'Enghien fait attaquer à M. Saint-Maigrin [il est Valet chez Condé ...mais avant tout espion pour le cardinal] deux hommes ui attaquent Rue Tournon ...il meurt peu des heures après!...
= assassinat




je dois dire maintenant j'ai lu dans des autres récits tant de médiocre sur cette jeune femme ....mais heureusement ici je retriouve une véritabe beauté d'âme!!!

Condé, son mari, était sûrement un grand guerrier,
mais de reste un petit caractère égoïste!!!


ah je ne savais point......

Richelieu était parrain du 2eme fils du prince de Condé
Armand I, [1/10/1629 - 21/02/1666] marquis ~ prince de CONTI

quel chance avoir trouvé ce livre!!
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urs staub
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MessageSujet: Re: Claire-Clémence de Maillé-Brézé   Sam 20 Sep - 20:30

Je colle ici cette lettre - parce que il s'agit du mariage de Claire-Clémence avec le Duc d'Enghien :
%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%%

Une preuve pour la soeur de Marie-Madeleine?

Lettre de Richelieu à M. Bouthillier

De Ruel, ce 30 janvier 1641
Monsieur le prince [Condé] aura peut-estre trouvé quelque mot dans les articles plus qu'il ne désireroit, en ce que ma niepce* renonce mesme à ma succession en faveur des filles** provenant de la ligne de ma soeur aisnée, au cas que les masles vinsent à manquer. Si cela grève son esprit, je ne m'essloigne pas de le dégréver. S'il ne trouve rien à redire aux artices que vous luy avés donnés, vous ne dirés rien. Le Card. de Richelieu

* Claire-Clémence
** soeur aînée = Françoise // filles = Marie-Madeleine & sa soeur carmélite ?
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Claire-Clémence de Maillé-Brézé

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