Messages du propiétaire du château de Glénay - sur mes inquiétudes :
Les Richelieu postérieurs au Cardinal ont eux aussi fourni à l'Etat de grands serviteurs. Ils sont en fait tous des Vignerot de Pontcourlay, descendants de la soeur ainée du Cardinal, mariée en secondes noces avec René de Vignerot de Pontcourlay, seigneur de Glénay donnée à son père [François] par le seigneur de Bressuire [Comte de La Fiesque].
Proche d'Henri IV, à qui il aurait sauvé la vie lors de la bataille d'Arques, le roi l'embrassant publiquement à cette occasion en l'appelant "son plus affectionné ami".
C'est ce que relate l'épitaphe du momument funéraire composé de 2 gisants de marbre blanc érigé par la Duchesse d'Aiguillon à la mémoire de ses parents en 1625 dans l'église de Glénay, plaque qui fut retrouvée par hasard au début du siècle précédant lors de la rénovation des fonds baptismaux de l'église du village. C'est la denière fois que Madame de Combalet revit son modeste château natal.
C'est René de Vignerot, qui servait "d'agent de liaison" à Marie de Médicis, qui aurait facilité à l'évèque de Luçon l'entrée à la Cour. Pour accéder au roi, il n'hésita pas à marier sa nièce avec le neveu de son favori, union célébrée dans la chambre même de la reine.
Sans la famille de Vignerot, pourtant modestes seigneurs poitevins arrivés depuis peu d'Angleterre à la fin du XVe siècle, Richelieu n'aurait peut-être pas connu la carrière qu'on lui connaît.
La dernière à habiter Glénay fût Françoise du Plessis (excepté sa belle-fille en 1636 [Marie-Françoise de Guémadeuc]) ; après elle et René de Vignerot, aucun seigneur en titre ne résida plus à Glénay, trop modeste seigneurie et demeure sans comparaison avec le faste du château de Richelieu.
En effet, par disposition testamentaire afin que son nom et sa puissance lui survive, Richelieu imposa à ses neveux d'abandonner leur nom au profit de celui de du Plessis de Richelieu.
Ils sont en fait tous les descendants de Françoise du Plessis qui vécut tout le temps de son mariage avec Monsieur de Pontcourlay à Glénay et y mourrut.
Les gisants des parents de Madame de Combalet sont actuellement dans la chapelle du château.
Cette maison fut le terrain de jeu de la duchesse d'Aiguillon, nièce d'un personnage si prestigieux, duquel elle tint la maison à Paris, et qui utilisa la fortune considérable amassée par son oncle à des entreprises humanitaires et religieuses internationales de la Chine jusqu'à Québec, en passant par l'Afrique du nord ; ce qui est tout à fait hors normes pour l'époque.
Il n'existe pas d'iconographie du château, les archives départemenales des Deux-Sèvres ayant malheureusement brûlé.
Un projet prochainement est en train - à un architecte en chef des monuments historiques - d'une étude préalable en vue d'effectuer des tranches de travaux de restauration sur le long terme; une composante de cette étude étant une restitution du bâtiment.
Le château est en relativement bon état, car il a en fait été démonté sommairement (charpente, planchers), tous les éléments maçonnés étant en place ... car l'intelligence du propriétaire [depuis 1887] a été de ne pas s'en servir comme carrière (ce qui fut le cas à Richelieu dont il ne subsiste plus rien).
Concernant la propriété :
A au moins deux reprises la propriété du domaine et les droits seigneuriaux ont été scindés à Glénay :
- Dans la seconde moitiée du 14e siècle, Guillaume de Beaumont fut obligé de vendre le château pour honorer 1100 livres de dettes, fût mis sous curatelle, et put le racheter peu de temps après.
- La seigneurie passe dans la famille de Saint-Gelais en 1509 par mariage pour un siècle.
A la fin du 16e siècle, la dernière héritière étant une femme sans enfants, Madeleine de Saint-Gelais, les droits seigneuriaux auraient été rachetés par le Baron de Bressuire (le comte de La Fiesque) dont relevait Glénay.
Le domaine passant lui par héritage à François de Vignerot (le père de René) dont la famille était basée à Courlay depuis le 15e siècle.
Ils habitent le château, mais ne reçoivent les droits seigneuriaux en donation du Baron de Bressuire qu'en 1607.
Concernant la commande des gisants :
Les historiens qui ont rédigé le mémoire [Congrés annuel de la société d'archéologie de Deux-Sèvre // en 2001] - sont spécialistes en castellologie, plutôt donc des archéologues, ce qui ne remet pas en cause le sérieux de leur travail de recherche, le prouve la bibliographie.
Toutefois, la vie de banqueroute permanente de François de Vignerot qui accumula pour plus de 400 000 livres de dettes en seulement 2 ans !, fut renfloué à de nombreuses reprises par son oncle, dût exiler sa femme et ses filles en 1636 à Glénay faute d'argent, puis abandonna ses enfants par acte notarié à sa soeur [duchesse d'Aiguillon] et finit par être substitué dans ses droits pour ses [5] enfants lors de la succession de Richelieu, ... rend difficile l'idée qu'il puisse être le commanditaire du monument funéraire. Alors que Madame de Combalet se trouvait à Richelieu avec son oncle en 1625.
Concernant les [4 ?] angelots :
[c'etait mon idée de 4 enfants de Françoise du Plessis de Richelieu,
parce que j' avais entendu qu'il y avait 4 angelots en total]
Les deux angelots qui ont été mis en sécurité sont indéniablement de sexe masculin.
Sur de nombreux monuments de ce type, les gisants sont accompagnés de 2 anges chacun (voire plus). Egalement, certains tombeaux (cf. celui de François II de Bretagne à la cathédrale de Nantes) sont encadrés par 4 figures ou allégories qui permettent d'illustrer des vertus chrétiennes ou encore d'identifier le commanditaire pour les contemporains ; c'est cette dernière hypothèse que privilégiait le directeur du département des statues du Louvre il y a quelques années. On ne sait pas ce que signifient les torches renversées.
Les ossemnets de René & Françoise:
On ne sait pas si les ossements ont été profanés - ni où se trouve la tombe, ....sans doute dans le choeur de l'église de Glénay.
Le monument et les statues ont quittés l'église de Glénay dès le début du 18e siècle pour faire de la place.
Les statues ont elles bien été mutilées à la Révolution, elles se trouvaient alors dans la cour du Château. Elles ont été rachetées et restaurées en 1936 par un familier du propriétaire actuelle, qui fit fouiller les lattrines et la citerne du château qui était comblée et où l'on retrouva conformément à la tradition orale: têtes, pieds, angelots...
La Restauration:
Le recours à un ''architecte en chef des monuments historiques'' est la procédure obligatoire pour tout monument classé en France. L'étude débute par un relevé général du bâtiment, puis une reconstitution à partir de toutes les traces relevées.
On souhaite le restaurer par parties en vue de faire du château un "château d'hôtes".