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 la Compagnie des Cents Associés

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Eric
Evêque


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MessageSujet: la Compagnie des Cents Associés   Mer 4 Fév - 17:53

Il faut remonter a plus loins que Le cardinal de Richelieu pour l'exploration du Canada

Vers 1500 les portugais frôlent la côte, firent des esclaves des amérindiens et sont reparti aussitôt

1534 lors de la découverte du Québec par Jacques Cartier et du développement de relations diplomatiques avec les Amérindiens de la région, puis il faut attendre Tadoussac en 1600 pour y réussir le premier établissement d'un fort français permanent, origine du village actuel du même nom à l'embouchure de la rivière Saguenay. Les colons français qui peupleront le Canada proviendront principalement des anciennes provinces de France qu'étaient la Bretagne, la Normandie, le Poitou et la Saintonge alors que les filles du Roy et quelques dignitaires arriveront directement d'Île-de-France et d'Orléanais

La colonisation
Entre 1598 et 1603, Henri IV charge Troilus de La Roche de Mesgouez, à titre de lieutenant général des pays de Canada, Terre-Neuve, Labrador et Norembègue, d'établir un nouveau poste de colonisation avec quelques dizaines d'hommes et de femmes en Nouvelle-France. Cette deuxième tentative de colonisation s'effectue sur l'île de Sable (île située au large de la Nouvelle-Écosse actuelle).

Arrivée de Samuel de Champlain sur le futur site de la ville de Québec.Après de nombreuses tentatives ratées (dont Nouvelle-Angoulême à Long Island et Saint-Augustine en Floride), les Français établissent finalement leur premier comptoir commercial estival à Tadoussac (Québec) en 1600, de par un monopole accordé par le roi à Pierre Chauvin, sieur de Tonnetuit.

Puis vient ensuite, par Pierre Dugua de Mons la fondation de Port Royal en 1605, première capitale de l'Acadie, en présence de l'explorateur-cartographe Samuel de Champlain.

Ce dernier, déjà venu explorer la Grande Rivière de Canada en 1603, fonde Québec en 1608, mandaté par Pierre Dugua de Mons, « là où le fleuve se rétrécit », selon l'appellation algonquienne, et il en fait la capitale de la Nouvelle-France aussi dite le « Canada ». Québec sera, jusqu'aujourd'hui, le premier lieu habité à l'année de façon continue par des Français et leurs descendants, en Amérique du Nord.

Champlain remonte aussi le fleuve en 1615 jusqu'au-delà du Sault Saint-Louis (rapides de Lachine), à la Baie Georgienne (partie ouest du Lac Huron) et navigue sur les eaux de la rivière Richelieu jusqu'à ce qui est aujourd'hui le lac Champlain. Tout au long de son périple en Nouvelle-France, il établit notamment avec les Innus-Montagnais, les Algonquins et les Hurons-Wendats, d'excellentes relations diplomatiques et commerciales, et agit, d'office (non en titre), comme premier gouverneur de la Nouvelle-France.

Cependant, les colons européens apportent de nombreuses maladies qui, par les routes commerciales, se propagent rapidement au sein des populations autochtones, faisant des ravages parmi celles-ci. Les colons français, arrivant souvent très malades dans des bateaux qui ne sont pas très sains, sont sauvés par les remèdes amérindiens. Ainsi, pour soigner le scorbut, les Iroquoiens du Saint-Laurent proposent à Cartier des décoctions d'écorce de cèdre blanc, appelé annedda.

Après son retour de France en 1617, Samuel de Champlain revien[dra] à Québec avec l'apothicaire et laboureur Louis Hébert. Celui-ci (...) [sera] accompagné de sa femme, [de] son fils, [de] ses deux filles et de son beau-frère. L'arrivée de cette famille jette[ra] les bases de la colonie française en Nouvelle-France[13].

Les Récollets, premiers missionnaires catholiques en Nouvelle-France, arrivent en 1615 et se voient offrir une terre aux abords de la rivière Saint-Charles en 1620 pour y fonder un couvent. (aujourd'hui, l'hôpital forme une municipalité enclavée et séparée de Québec sous le nom de Notre-Dame-des-Anges).

Dans un but d'évangélisation et d'éducation des Amérindiens, les Jésuites arrivent en Nouvelle-France en 1625.

Ils fondent le Collège de Québec en 1635 pour y instruire les garçons français et les Hurons devenus chrétiens.

Bien que leur principal but consiste en la conversion religieuse des tribus amérindiennes, il demeure que le rôle des missionnaires en est un de découvertes du territoire grâce à leurs relations avec les Hurons.

Cependant, en 1648, les Iroquois, soutenus par les Anglais, attaquent les missions de Saint-Joseph et de Saint-Michel en Huronnie, et y massacrent les pères catholiques, dont Jean de Brébeuf, connus aujourd'hui sous la dénomination des Saints-Martyrs-Canadiens.


Commencement
3 juillet 1608 Samuel de Champlain, fondé la ville de Québec. . À cette fin, il bénéficie du soutien du roi Henri IV, de Pierre Dugua de Mons, de François Gravén et du chef Montagnais Anabijou.

1617, Louis Hebert, apothicaire à Dieppe, embarque à Honfleur pour s'installer au Québec. Hébert est le premier chef de famille à vivre de ce qu'il cultive (il ne participe pas à la traite). On le considère comme le premier agriculteur de la Nouvelle-France. On l'a surnommé l'"Abraham de la colonie".

1618 Jean NICOLET (1598-1642) Jean Nicolet est né à Cherbourg vers 1598, du mariage de Thomas Nicolet, messager du roi et de Marguerite Delamer. Il vint au Canada en 1618 comme engagé au service de la compagnie des Marchands. Dès son arrivée au pays, il se rendait chez les Algonquins de l'Ile-aux-Allumettes dont il étudia la langue.
Il devint bientôt un interprète remarquable et remplit plusieurs postes de confiance. Il demeura huit ou neuf ans chez les Népissings, vivant comme eux.
Des rives du lac Nipissing, il évacue vers Québec jusqu'à 30 000 peaux à chaque dégel, après avoir négocié avec diverses tribus de la région. Au moyen de ces contacts, il recueille de précieux renseignements sur la géographie et sur les moeurs des peuples de l'intérieur.

En outre, il part en reconnaissance dans la région des Grands Lacs et dans la baie Géorgienne, sur la rive nord du lac Huron, où il côtoie des tribus sédentaires dont il imite la culture de céréales, de " blé d'Inde " et de haricots. Par son souci de l'intégration et sa parfaite connaissance des modes de vie amérindiens, Nicolet préfigure les légendaires coureurs de bois.

1621 Robert GIFFARD (1587-1668) Né à Autheuil,dans le Perche, Robert Giffard est le premier "seigneur-colonisateur" de la Nouvelle-France. Il fait ses premières armes au Canada à partir de 1621 où il séjourne en tant que chirurgien de la marine.

15 janvier 1634, la Compagnie des Cents-Associés concèdeà Richelieu un vaste territoire pour qu'il en assure le peuplement.

Il baptise sa seigneurie Beauport. Pour mener à bien son entreprise, Robert Giffard engage deux compatriotes : le maître maçon Jean Guyon et le maître charpentier Zacharie Cloutier.

En échange du travail qu'ils promettent d'effectuer pendant 3 ans, le seigneur de Beauport leur concède 1000 arpents de terre... S'ensuivent d'autres contrats qui portent à plus d'une dizaine le nombre de familles embarquant avec Giffard en 1634, de Dieppe, pour la Nouvelle-France...
En récompense de ses efforts, Robert Giffard est anobli en 1658, dix années avant sa mort.

Le Cardinal de Richelieu est l'instigateur et l'un des premiers actionnaires de la Compagnie des Cent associés. voyant que la Compagnie de Montmorency ne s’occupait pas de la colonie, la remplaça par la Compagnie des Cent-Associés de la Nouvelle-France. 100 actionnaires (officiers du gouvernement, marchands, nobles et membres du clergé) qui fournirent le capital de base. Elle jouissait de très larges pouvoirs et de privilèges élargis.

Le territoire qui lui est octroyé comprend la NOUVELLE-FRANCE, de la Floride à l'Arctique et de l'Atlantique à l'Ouest inconnu, ainsi que d'importants privilèges de traite.

29 avril 1627, Fndation de cette compagnie obtiens le monopole du commerce des fourrures canadienne à la condition de développer la jeune colonie.

1627 C'est la première à s'installer au Canada parmi les Compagnies européennes. Lors de sa première rencontre avec les associés, Richelieu exige d'eux qu'ils fassent tout « leurs efforts » pour peupler la Nouvelle France dite « Canada ».

Les cent actionnaires qui la composent reçoivent le droit exclusif d'exploitation et d'administration de la Nouvelle-France, un territoire qui s'étend alors de la Floride à l'Arctique et de Terre-Neuve au lac Huron.

Ils sont chargés d'en assurer le peuplement en y établissant chaque année quelques centaines de colons. Les projets du groupe sont cependant contrecarrés par les attaques des frères Kirke, qui prennent le poste de Tadoussac en 1628 avant d'assiéger Québec l'année suivante.

Ces cent actionnaires qui contribuent 3 000 livres chacun. Elle a l'exclusivité du commerce sur son territoire qui s'étend de la Floride jusqu'à l'Arctique, et de l'Atlantique vers l'Ouest dont les limites ne sont pas connues à l'époque. Elle a comme mandat d'établir 4 000 colons sur son territoire avant 1643

Durant la même année La Compagnie du Saint-Sacrement était une société catholique fondée en 1627 par Henri de Levis, duc de Ventadour. Sa mission : faire « tout le bien possible et éloigner tout le mal possible ». Elle est nommée en l'honneur de l'Eucharistie, qui est la source et le sommet de la vie de l'Église.

La création et l'œuvre de la Compagnie s'inscrivent dans le mouvement de Réforme catholique née de la volonté réformatrice du Concile de Trente au milieu du XVIe siècle. C'est l'une des moins connue des Compagnies européennes fondées au XVIIe siècle mais son existence rappele l'importance des questions religieuses, en matière de colonisation, à l'époque.

La Compagnie du Saint-Sacrement était une association de bienfaisance, dont les membres, prêtres et laïques entreprennaient des efforts pour répandre les œuvres de bienfaisance et sauvegarder des bonnes mœurs.

Cette compagnie était assimilée dans une large mesure à une société secrète, mais il faut reconnaître que la Nouvelle France et le Canada lui doivent beaucoup. C’est cette Compagnie que publie des brochures sur les projets de coloniser les nouvelles terres. C’est elle qui diffuse ces brochures dans les grandes familles de la France, travaillant en faveur de la création et le développement des missions en Amérique.


À cette époque, le pays comptait quatre cents colons qui habitaient les postes de Québec, des Trois Rivières et de Tadoussac. Alors, la Compagnie des Cent Associés est fondée, comme succursale de la Compagnie du Saint-Sacrement, prenant l’engagement de peupler la Nouvelle-France et d’y diffuser la lumière de l’Évangile.

Dans la mesure où l’entreprise se traduisait par les bénéfices en écus sonnants, la Compagnie des Cent Associés obtenait d’aide financière. Nonobstant, l’œuvre apostolique et l’idée missionnaire attirent des représentants des Augustines de Dieppe et des Ursulines de Tours que s’embarquent pour Québec.
Mais même des membres de la Compagnie des Cent Associés qualifiaient la tâche de fonder une grande ville de folle, cependant, c’est toute une autre histoire.

Suppression de la Compagnie
Au début, Richelieu, Louis XIII, et le pape soutinrent sa création, l'œuvre de la Compagnie s'inscrivant dans la volonté de réforme religieuse poursuivie évidemment aussi par le pouvoir royal et le pape.

Dès 1628, la compagnie envoie une flotte de quatre vaisseaux transportant un contingent de quatre cents colons.

La Compagnie de la Nouvelle-France, aussi appelée compagnie des Cent-Associés fut la première véritable tentative de colonisation de laFrance en Amérique. Les cent actionnaires, dont faisaient partieSamuel de Champlain et Richelieu, avançaient chacun un capital de 3000 livres, ce qui faisait un capital de départ assez intéressant pour cette compagnie.

Cette compagnie fonctionnait selon le même schème que les précédentes. Elle se voyait octroyer le monopole de tout commerce à perpétuité et le monopole du commerce des fourrures pour 15 ans, au cours desquelles elle s'engageait à installer, à ses frais, 4000 colons, à administrer la colonie, à assurer la défense du territoire, et aussi à se consacrer à la conversion des Indiens.

Dès 1628, elle dirigea un contingent de 400 colons qui furent interceptés par une flotte anglaise dans le golfe Saint Laurent. La compagnie fut acculée au bord de la faillite et l'agressivité des Iriquois ne lui permit pas de se refaire une santé financière dans les années qui suivirent. Elle céda donc son monopole à la Compagnie des Habitants formée de marchands canadiens qui tentèrent tant bien que mal d'exploiter la fourrure.

Toujours en 1628 Des rivaux britanniques ont capturé la flotte re Richelieu, l'année suivante, la colonie de Québec a capitulé. Le territoire fut restitué en 1632, mais la Compagnie ne s'est jamais pleinement remise. Elle a loué son monopole à la Communauté des Habitants en 1645.


1620 à 1625, Henri de Montmorency donna son nom aux célèbres chutes de la région de Québec découvertes par Samuel de Champlain.

1621 Henri II de Montmorency constatant que la Compagnie de Rouen s’occupait peu de la colonie Nouvelle-France, fonda une autre compagnie à laquelle il donna son nom.

1629 « commanant de Nouvelle-France » en l’absence » du cardinal de Richelieu.

En 1633 Samuel de Champlain envoya Nicolet à la Baie Verte. Il avait pour mission de trouver une route vers la Chine. À l'occasion de leur rencontre, il avait apporté et revêtu une robe de damas de Chine croyant rencontré des mandarins chinois. Nicolet au cours de cette expédition, a exploré des régions jamais visitées par des Européens.

Il a découvert le grand lac des Illinois situé à 1500 milles de Québec et a recueilli des renseignements précieux sur un grand cours d'eau " metchi sippi " (Mississipi) qui signifie grandes eaux et qui coule peut-être vers la mer de l'ouest. Il fut le premier blanc à avoir foulé le sol du Wilconsin actuel et la région du lac Michigan.
Au retour de ce voyage, il épousa Marguerite Couillard qui, en 1640, lui donna un fils du nom d'Ignace qui mourut peu de temps après sa naissance. Une fille, Marguerite, vit le jour le 1er avril 1642.

1639 Marie de l'Incarnation (1599-1672) Marie Guyart est née à Tours le 28 octobre 1599. Elle épouse Claude Martin en 1617 avec qui elle aura un fils. Elle devient veuve en 1619 et élève seule son fils, elle entre chez les Ursulines de Tours puis arrive en 1639 à Québec où elle fonde le couvent des Ursulines avec l'aide de Madame de la peltrie. Elle décède le 30 avril 1672 et sera béatifiée par le pape Jean-Paul II en 1980 sous le nom de Marie de l'Incarnation.

octobre 1642, Jean Nicolet, l'explorateur se rend à Québec pour remplacer Le Tardif au poste de commis général de la Compagnie des Cent-Associés. Le gouverneur de Trois-Rivières le demande pour aller rétablir la paix menacée entre Algonquins et Iroquois.

Par une âpre journée d'automne, il entreprend le voyage sur le fleuve dans la barge de M. de Chavigny. Vis à vis Sillery, un fort coup de vent fait renverser la barque. Seul, M. de Chavigny qui savait nager s'en réchappe. À la demande de Nicolet agrippé à la barque, de Chavigny fit voeu à Dieu de prendre soin de la femme et de la fille de ce dernier.Les corps ne furent pas retrouvés.

29 octobre 1642. , funeraille de Jean Nicolet a été le premier à être surnommé Achirra par les Algonquins, c'est-à-dire " homme deux fois " ou " Surhomme ". Il fut pleuré par tous les indiens amis. Il n'avait que 44 ans.
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Richeliette
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MessageSujet: Re: la Compagnie des Cents Associés   Mer 4 Fév - 19:26

Merci Eric, c'est vraiment bien fait

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Les plus nobles conquêtes sont celles des cœurs et des affections.
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Eric
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MessageSujet: ce qui a tout permis...   Jeu 5 Fév - 14:23



le "post-it" royal
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Eric
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MessageSujet: les protagonistes de la colonisation   Jeu 5 Fév - 15:13

Source Wikipédia
Samuel de Champlain, né à Brouage (France) entre 1567 et 1580, et mort à Québec (Canada) le 25 décembre 1635, est un navigateur, soldat, explorateur, géographe, cartographe, commandant et chroniqueur français.



D'abord soldat en Bretagne, puis explorateur des colonies espagnoles d'Amérique, il est surtout connu pour avoir fondé la ville de Québec, le 3 juillet 1608. À cette fin, il bénéficie du soutien du roi Henri IV de France, de Pierre Dugua de Mons,
de François Gravé,
et du chef montagnais Anadabijou

en 1610 un jeune Huron / wendat, (Savignon)"de bonne taille, fort, robuste et courageux" du nom de savignon est confié a Samuel de champlain, Savignon servira de traducteur

À Québec, Champlain agit en tant que subalterne : il est « lieutenant du vice-roi de la Nouvelle-France » resté en France, puis à partir de 1629 « commandant en la Nouvelle-France en l’absence » du cardinal de Richelieu. Administrateur local de la ville de Québec jusqu'à sa mort, il ne reçoit jamais le titre officiel de gouverneur de la Nouvelle-France, même s'il en exerce les fonctions. Son acharnement à vouloir implanter une colonie française en Amérique du Nord lui vaut, depuis le XIXe siècle, le surnom de « Père de la Nouvelle-France ».

Les difficultés rencontrées dans cette entreprise sont nombreuses[1], et ce n'est qu'à partir des étés 1634 et 1635, dans les 18 derniers mois de sa vie, que Champlain voit son rêve de colonisation se concrétiser, avec l'arrivée et l'établissement de quelques dizaines de familles de colons
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Eric
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MessageSujet: les protagonistes de la colonisation   Jeu 5 Fév - 15:39

Source Wikipédia
Savignon (Hurons-Wendat)
Savignon est un indien huron rencontré en 1610 par Samuel de Champlain près de la rivière Richelieu. Dans l'optique d'enraciner l'amitié avec les Indiens de la vallée du Saint-Laurent, les Français souhaitent former des interprètes.

Savignon est confié par sa tribu à l'explorateur pour apprendre le français et décrire la France à ses compatriotes. Après un séjour à Paris, il rentre dans le pays huron avec Champlain. Accueilli avec ferveur par les Indiens, il fait un récit très favorable de son séjour, et contribue à renforcer les accords entre Hurons et Français.

Source Wikipédia
Hurons-Wendat
Les Hurons-Wendat en langue wendate (appelés aussi aux États-Unis les Wyandots) sont une Première Nation de langue iroquoienne, originaire du sud de l’Ontario, au Canada.

Le nom « Huron » leur a été donné par les premiers arrivants français à cause de la coiffure des hommes, semblable à celle des Mohawks, qui rappelait la hure du sanglier.

Lors du premier contact franco-wendat au XVIIe siècle, les Wendat étaient, d'après les premiers Européens entrant en contact avec eux, organisés en une confédération de cinq tribus ou peuplades distinctes :
les Attignawantan, (peuple ours)
les Attignaenongnehac,
les Arendaronon,
les Tahontaenrat
les Ataronchronons.

Les Wendat se battaient contre les Iroquois avant même l’arrivée des Français dans la région. L’alliance franco-wendat et les alliances formées par les Iroquois avec les Hollandais, puis avec les Anglais, relient cette guerre à celle des puissances colonisatrices.

Les fusils et les couteaux en acier augmentent l’intensité destructrice de la guerre et, dès 1649, les Iroquois dévastent les Wendats.

Les Iroquois ont pris un grand nombre de captifs : après une année, suivant les coutumes iroquoiennes, les uns sont adoptés par mariage avec un membre de la tribu et les autres torturés puis tués.

Un groupe d'environ 300 Wendat catholiques s’est réfugié près de la ville de Québec suivant la dispersion de leur peuple par les Iroquois. Leurs descendants y vivent dans la réserve indienne de Wendake, aussi appelé le « Village Huron », situé à Loretteville. Un autre groupe, les actuels Wyandots, s’enfuit vers l’ouest, où ils trouvèrent refuge dans les États actuels de l’Ohio et du Michigan.

Vers la fin du XVIIIe siècle, les Wendat de l’Ouest obtiennent une position d’importance symbolique en tant qu'« oncles » de la Confédération du Wabache qui combat aux États-Unis dans les années 1790. Les descendants des Wendat de l'ouest sont divisés aujourd’hui en trois groupes : un certain nombre qui est resté dans le Michigan et l’Ontario (la Nation Wyandot d'Anderdon), un autre groupe conduit au Kansas et un troisième, le plus grand, dans l’Oklahoma.

Les 3 000 Hurons-Wendat vivant au Québec sont pour la plupart catholiques et francophones, bien qu’il y ait actuellement un mouvement en faveur de l’étude et de l’utilisation de la langue wendate.

Les Huron-Wendat de Loretteville sont connus depuis longtemps pour leur production d'artisanat et d'objets traditionnels, entre autres les mocassins et les raquettes de babiche.
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MessageSujet: les protagonistes de la colonisation   Jeu 5 Fév - 15:50

Source Wikipédia
Étienne Brûlé


aventurier français né vers 1592, à Champigny-sur-Marne, à l'est de Paris, mort vers juin 1633 au Canada[1].

Parti très jeune pour la Nouvelle-France, sans doute dès 1608, il fut le premier truchement (interprète) de Samuel de Champlain en langue huronne. Menant une vie de coureur des bois, il séjourna chez les Amérindiens de 1611 jusqu'à sa fin tragique dont il est impossible de préciser la date, postérieure à 1630 selon toute vraisemblance.

Travaillant pour le compte de compagnies des fourrures qui le rémunéraient pour persuader les tribus d'amener leurs peaux à la traite, il n'en demeura pas moins très indépendant, et sa vie reste entourée de mystères. Véritable personnage de romans d'aventures, il partagea la vie des Hurons, s'habillant comme eux, prenant femmes indiennes, ayant totalement adopté leurs mœurs, leur morale et leur mode de vie. Durant toutes ces années, il visita de nombreuses contrées, allant vers les Grands Lacs canadiens (lac Supérieur, lac Érié…), se rendant plus au sud vers l'actuel État de Pennsylvanie, poussant également vers le Nord du pays Huron. Étienne Brûlé fut le premier Européen à s'aventurer dans ces contrées : un périple cependant difficile à définir, car il ne nous a personnellement laissé aucune trace écrite, aucune carte de ses pérégrinations. Mais il est indiscutable qu'il voyagea dans des lieux dont la paternité de la découverte fut plus tard attribuée à d'autres.

En 1629, après la reddition de Québec aux Anglais, il se mit au service des frères Kirke.

Dans le dernier écrit de Champlain, il est dit qu'il a trahi le roi et la patrie. Ces mots ne sont pas de Champlain mais de la "troisième main", tout probablement de prêtres jésuites. Il a été accusé, mais il n'a jamais subi de procès ni eu l'occasion de se défendre. On doit le considérer innocent de cette accusation. Accusé de trahison par Champlain, il repartit alors pour le pays des Hurons. Aucun Européen ne devait le revoir vivant. Il fut assassiné par un (ou plusieurs) membre(s) de la tribu huronne de l'Ours, pour un motif que nous ne connaîtrons jamais, et mangé par ceux-là même dont il avait partagé la vie pendant plus de vingt ans.

Il est souvent considéré comme le premier Européen ontarien. Un parc et une école publique francophone de Toronto portent son nom. Les historiens croient également qu'il était le premier Européen à visiter ce qui est maintenant l'état américain du Michigan (en 1622).
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Eric
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MessageSujet: les protagonistes de la colonisation   Jeu 5 Fév - 16:04

Source Wikipédia
Henri II de Montmorency



Henri II de Montmorency (né en 1595, exécuté à Toulouse le 30 octobre 1632), fils d’Henri Ier de Montmorency, filleul du roi de France Henri IV, il fut amiral de France à 17 ans, vice-roi de la Nouvelle-France et gouverneur du Languedoc. Il est l’époux de Marie-Félicie des Ursins.

Il participa aux guerres contre les protestants, et battit la flotte de Soubise devant La Rochelle en 1625. Maréchal de France en 1630, il intrigua avec Gaston d'Orléans, frère du roi, contre le cardinal de Richelieu. Condamné à mort pour crime de lèse-majesté, il fut exécuté à Toulouse le 30 octobre 1632 (une plaque commémorative est visible dans la cour de la mairie de Toulouse, place du Capitole). Ses biens confisqués passèrent à la maison de Condé. Avec lui s’éteignit la branche aînée des Montmorency.

La mort du duc de Montmorency, l’un des seigneurs les plus considérables de son temps, fut un signe de l’affirmation du pouvoir royal sur la noblesse et sonna la fin de la féodalité. Le Roi en personne se déplaça pour punir les révoltés. Il réglementa la tenue des États. Ils se réunirent désormais la plupart du temps à Montpellier. Ils ne pouvaient plus désormais discuter de l’impôt.

Vice-roi de la Nouvelle-France de 1620 à 1625, Henri de Montmorency donna son nom aux célèbres chutes de la région de Québec découvertes par Samuel de Champlain.
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MessageSujet: les protagonistes de la colonisation   Jeu 5 Fév - 16:09

Source Wikipédia
Compagnie de Montmorency (Nouvelle-France)

Le vice-roi de la Nouvelle-France le duc Henri II de Montmorency, constatant que la Compagnie de Rouen s’occupait peu de la colonie Nouvelle-France, fonda une autre compagnie, en 1621, à laquelle il donna son nom.

La nouvelle compagnie, ayant les privilèges et les obligations de la compagnie de Rouen, vit à sa tête Guillaume de Caen et son neveu Emery, tous deux calvinistes, qui envoyèrent un vaisseau à Québec au printemps de la même année, pour informer Samuel de Champlain de ce changement. Les membres de la compagnie de Rouen en furent piqués, et prirent des attitudes menaçantes. Les prétentions des deux compagnies nuisaient considérablement aux progrès du pays.

Champlain désireux de remédier à ce déplorable état de choses, envoya en France le père Georges le Baillif, pour exposer au roi la situation précaire du pays. La fusion des deux compagnies fut le résultat de cette démarche. Champlain put alors prescrire des règlements, et maintenir ainsi dans l’ordre et le devoir ceux qui auraient été tentés de s’en écarter.
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MessageSujet: Re: la Compagnie des Cents Associés   Jeu 5 Fév - 17:16

Georges le Baillif

Georges Le Baillif arrive en Nouvelle-France en 1620. Le vice-roi et son intendant auraient commandé à Champlain de ne rien entreprendre, sans consulter le récollet, « illustre par sa naissance ».

M. Trudel renvoie à PEF pour ce qu'il vient de dire sur le rôle de G. Le Baillif envers Champlain. Plus loin, p. 281, note 45, il écrira que le récollet, conseiller imposé à Champlain, était écouté des plus hautes autorités, « ou si l'on préfère la présentation élogieuse de Le Clercq: « outre l'accès que son habit, sa vertu & sa naissance lui donnaient en Cour, il avait encore l'avantage d'estre connu du Roy, (PEF 1: 176) qui l'honorait même assez souvent de son entretien & de ses lettres ».

G. Le Baillif s'embarque pour la France le 7 septembre 1621, sur le navire de Pont-Gravé

G. Le Baillif obtint, durant l'hiver 1623, des lettres patentes pour le couvent et le terrain des récollets à Québec, la donation du terrain pour les missions des Trois-Rivières, de Tadoussac et de la Huronie; il reçoit également une chapelle complète de la reine d'Autriche.

Onzième voyage (1626-29). - Le 15 février 1625, le duc délivre à Champlain la Commission de lieutenant à Québec, mais le retient « proche de lui, pour cette année, pour l'instruire des affaires du pays et mettre ordre aux siennes propres à Paris. Guillaume De Caen, en fervent huguenot, refuse d'embarquer cinq Jésuites; mais le vice-roi lui force la main, et il s'exécute à contrecoeur; il emmène trois Pères et deux Frères, ainsi que Joseph de la Roche-d'Aillon, Récollet. Dès son retour en France, il se voit contraint par arrêt du Conseil privé de « nommer un capitaine catholique pour la conduite des vaisseaux » : il désigne son beau-frère, Raymond de la Ralde. Simultanément, Champlain fait choix de son beau-frère « pour son lieutenant et de Destouches comme enseigne ».

source
http://faculty.marianopolis.edu/c.belanger/QuebecHistory/encyclopedia/SamueldeChamplainDixiemevoyage-HistoiredelaNouvelle-France.htm

La flotte de la Compagnie De Caen se compose de cinq vaisseaux. Le 24 avril 1626, Champlain monte à Dieppe sur la Sainte-Catherine, aborde à Tadoussac le 29 juin et est en rade de Québec le 5 juillet.

Il trouve le fort en même état, sans qu'on n'y eût rien fait, ni au magasin déjà commencé. Le fort lui parut trop petit pour retirer, à une nécessité, habitants et soldats : il résolut de l'abattre et de l'agrandir, en y ménageant deux bastions bien flanqués : il y met vingt ouvriers. Puis il érige une habitation au cap Tourmente pour y loger les hommes chargés de la conservation du bétail.
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Eric
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MessageSujet: les protagonistes de la colonisation   Jeu 5 Fév - 17:40

Emery De Caen

Émery de Caen, était un marin et aventurier français, il fut Gouverneur de Nouvelle-France de façon provisoire, de 1624 à 1626 et de 1632 à 1633.

(Émery de Caen refuse la protection des pioniers Jésuites en 1625)

C’est lui qui en 1629 livra un combat héroïque dans le St Laurent à la flotte anglaise qui venait de nous ravir Québec et emmenait Champlain prisonnier. Il fut envoyé de nouveau au Canada en 1632 pour en reprendre possession.
Plus tard en 1643, il commanda la petite flotte que la Compagnie Rozée arma pour la Guyane. C’est là qu’il mourut : il fut enseveli sur une cime voisine du Mont Leperou.

Emery de Caen était-il protestant comme son oncle Guillaume de Caen ? Nous en doutons, s’il le fut, il se convertit par la suite car sa conduite à l’égard des Pères Capucins et dans les cérémonies religieuses qu’ils organisèrent est celle d’un bon catholique29 dont le père Alexis vante la piété.

C’est par le trait de Saint-Germain-en-Laye, en 1632, que l’Angleterre rend le Québec à la France.
Emery de Caen, sur l’injonction de Richeliieu, reprend la colonisation du territoire.
Avec lui, trois Jésuites : les missionnaires
Paul Le Jeune,
Anne de Nouë
Gilbert Burel.
Car, pour cette nouvelle colonisation, Richelieu a choisi comme unique congrégation la Compagnie de Jésus.

En 1633, Samuel de Champlain est nommé Gouverneur de Nouvelle-France. Deux autres Jésuites l’accompagnent, les pères Jean de Brébeuf et Enemond Massé. Leur mission : franciser et évangiliser l’ensemble de la colonie. Comme l’écrit André Letendre, dans le titre de son livre paru en 1991 à Québec, la grande aventure des Jésuites au Québec, peut commencer.

Les Jésuites vont bientôt représenter l’autorité ecclésiastique créatrice de collèges et de comptoirs et une force de pénétration sur les territoires indiens les plus éloignés de Québec.

Ainsi créent-ils les missions des Grands Lacs, de l’Ohio, de l’Illinois, du Mississippi… Une obsession lancinante guide ces missions et leurs missionnaires : la découverte d’un grand fleuve navigable qui coulerait toujours vers l’ouest et permettrait ainsi la traversée du Nouveau Monde. Une obsession que ne manquent pas de reprendre à leur compte les autorités royales de Nouvelle-France, sous l’égide de Colbert, très intéressé par cette voie navigable, que les témoignages algonkins, sioux et hurons, soigneusement recueillis par deux générations de Jésuites missionnaires, évoquent sans cesse.
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MessageSujet: les protagonistes de la colonisation   Jeu 5 Fév - 18:00

En 1617, Louis Hebert, apothicaire à Dieppe, embarque à Honfleur pour s'installer au Québec. Hébert est le premier chef de famille à vivre de ce qu'il cultive (il ne participe pas à la traite). On le considère comme le premier agriculteur de la Nouvelle-France. On l'a surnommé l'Abraham de la colonie".

Source Wikipédia
[color=red]Louis Hébert



Louis Hébert ((1575-1627)) exerçait à Paris, au « Mortier d'or » sur l'Île de la Cité près du Louvre, comme jadis son défunt père, Nicolas Hébert (vers 1540-1600), la profession d'apothicaire-épicier, lorsque, marié (en juillet 1602) et père d'un premier enfant (la bambine Anne, née en 1603), le désir lui prit, à l'âge de presque 30 ans, de connaître le Nouveau-Monde, où (qui sait?) l'avenir pourrait s'avérer plus doux et plus prometteur qu'à Paris ou ailleurs en France, pour une jeune famille et dans la profession...

membre de « l'expédition sans femme ni enfant » de Pierre Dugua de Mons, partant en 1606 joindre l'expédition commencée en 1604 pour un premier séjour en Acadie, avec Jean de Poutrincourt, son cousin par alliance, de petite noblesse et partenaire ami de ce Dugua. Il y naviguera, explorera et jardinera amicalement avec Samuel Champlain (de 5 ans son puîné et navigateur, explorateur, cartographe), échangera avec les Amérindiens des connaissances sur les plantes médicinales, soignera quelques personnes et participera à « l'Ordre de Bon Temps ».

En 1607, la perte du monopole de Dugua de Mons les força tous à rentrer en France.
Louis Hébert repartit pour l'Acadie en 1610 avec ce Jean de Poutrincourt, alors successeur de Dugua, et y séjourna jusqu'en 1613. La colonie, cette année-là, fut attaquée par les Anglais.
Fait prisonnier comme les autres, Louis fut ramené en France.

Mais en 1616, convaincu par Samuel de Champlain de s'établir à Québec et vendant tous ses biens, il repartit pour le Canada avec sa femme, quadragénaire comme lui, et leurs 3 enfants survivants, alors âgés de 14, 9 et 3 ans.

Travaillant pour la compagnie des marchands de fourrures, prodiguant, en dehors de cette tâche, des soins et de l'aide aux plus démunis, Louis Hébert entreprit également de défricher la terre, sans boeuf ni charrue mais avec l'aide de son beau-frère Claude Rollet, et d'y subsister de ses propres ressources.

En 1620, Champlain le nomma procureur du roi dans la cité de Québec et en 1625, il devenait le premier propriétaire de ses terres agricoles.
— Avant 1634, seules les familles de Louis Hébert et de son gendre Guillaume Couillard avaient bâti maison à Québec. Tous les autres qui y séjournaient habitaient dans l'un ou l'autre fort, nommés « l'Habitation » (sur l'actuelle Place royale, près du fleuve) ou, depuis environ 1624, le « fort Saint-Louis » (sur la falaise, au sud de l'actuel hôtel « Château Frontenac ») ou dans les habitations des Récollets ou des Jésuites.

Décédé des suites d'une mauvaise chute sur la glace pendant l'hiver 1626-1627, Louis Hébert fut inhumé à Québec le 25 janvier 1627.

Louis Hébert, premier véritable colon, défricheur, cultivateur, et premier pharmacien en Nouvelle-France,.
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MessageSujet: les protagonistes de la colonisation   Jeu 5 Fév - 18:35

Robert Giffard (1587-1668)

...est étroitement associé à un des premiers mouvements d'émigration française en Nouvelle-France et a, par le fait même, contribué largement au peuplement du Canada-français. Il est le fondateur de l'ancienne ville de Beauport, maintenant fusionnée à la ville de Québec.
http://pagesperso-orange.fr/alain.perron/autheuil.htm
(copie interdite sur ce lien, remarquez un detail interressant de son blason)





Né à Autheuil,dans le Perche, Robert Giffard est apothicaire à Tourouvre dans le Perche, quand il part pour le Canada, peut-être attiré là-bas par Louis Hébert, installé à Québec depuis 1617 et peut-être confrère d'études de Giffard. Il s’installe alors aux environs de Québec à titre de «chirurgien de marine»; il ne disposait alors que d'une cabane sur le bord du fleuve où il s'adonnait à la chasse et à la pêche.

Il est le premier "seigneur-colonisateur" de la Nouvelle-France.
Il fait ses premières armes au Canada à partir de 1621 où il séjourne en tant que chirurgien de la marine.
Le 15 janvier 1634, la Compagnie des Cents-Associés lui concède un vaste territoire pour qu'il en assure le peuplement. Il baptise sa seigneurie Beauport. Pour mener à bien son entreprise, Robert Giffard engage deux compatriotes : le maître maçon Jean Guyon et le maître charpentier Zacharie Cloutier.

En échange du travail qu'ils promettent d'effectuer pendant 3 ans, le seigneur de Beauport leur concède 1000 arpents de terre... S'ensuivent d'autres contrats qui portent à plus d'une dizaine le nombre de familles embarquant avec Giffard en 1634, de Dieppe, pour la Nouvelle-France...
En récompense de ses efforts, Robert Giffard est anobli en 1658, dix années avant sa mort.

En février 1628, à Mortagne, Robert Giffard épouse Marie Renouard. Dès le printemps, il repart vers la Nouvelle-France avec un équipement considérable en vue d'un essai de colonisation.

Le navire à bord duquel il voyage est intercepté et il est capturé par des pirates à la solde des Anglais, les Kirke qui ont envahi Québec. Robert Giffard doit revenir en France. A Tourouvre et à Mortagne, il met à profit cette période pour évoquer l’immense pays qui s’étend au-delà de l’Atlantique.
Ce n'est qu'en 1633, après le traité de Saint-Germain-en-Laye que Giffard peut mettre en œuvre son projet d'emmener de nouveaux colons en Nouvelle-France.

En janvier 1634, la Compagnie des Cent-Associés, en réparation des biens qu'il a perdu en 1628, concède à Robert Giffard la seigneurie de Beauport. Premier seigneur colonisateur de la Nouvelle-France, il recrute des colons dans les environs de Tourouvre, fort du soutien de Pierre Le Bouyer de Saint-Gervais, lieutenant général civil et criminel du Perche.

Courant mars : départ de Robert Giffard, de sa femme, de ses enfants et d’une trentaine de colons pour la Nouvelle-France. Début juin, le navire atteint Québec. L'année suivante, à la mort de Samuel de Champlain, la colonie compte 132 colons dont 35 viennent du Perche, attirés par Giffard. La première colonisation organisée de la Nouvelle-France est commencée. Giffard est le premier à avoir implanté le système du rang, mode d'organisation de l'espace rural qui s'est par la suite étendu à toute la colonie et qui s'est perpétué jusqu'à nos jours.

En 1640, Giffard devient le premier médecin de l'Hôtel-Dieu de Québec. Plus tard il obtiendra deux autres seigneuries : Saint-Gabriel, à Québec, en 1647, et Mille-Vaches, en aval de Tadoussac, en 1653. Dès la fondation de la Compagnie des Habitants en 1645, il s'y est associé, poursuivant des activités de commerce le long du Saint-Laurent. Louis XIV lui accordera ses lettres de noblesse en 1658.

À la mort de Robert Giffard, en 1668, la colonie atteint 3 000 habitants.
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MessageSujet: lSujet: les protagonistes de la colonisation   Jeu 5 Fév - 19:02

Pierre BOUCHER (1622-1717)
Né à Mortagne-au-Perche, Pierre Boucher arriva au Canada à l'âge de 12 ans. Sa famille s'installa à Trois-Rivières en 1646. Il fut interprète, soldat, commandant puis gouverneur de Trois-Rivières, juge royal, seigneur de Boucherville, ambassadeur de la Nouvelle-France auprès de Louis XIV.




Il accompagne son père Gaspard Boucher et quitte la France pour la Nouvelle-France en 1634. Après avoir appris plusieurs langues amérindiennes, il participe comme un donné interprète aux missions des pères jésuites auprès des Hurons, et revient s'établir à Beauport en 1641.

En mai 1642, le sergent Boucher est en poste sur l'île de Montréal pour la défense des colons. En août, il combat les Iroquois à l'embouchure du Richelieu.

En 1644, il va s'établir aux Trois-Rivières. Il est élu capitaine de milice en 1651 et commande la défense de la ville lors d'une attaque iroquoise en 1653.

A 15 ans, il accompagnait les jésuites en huronie.

Il assistait à la fondation de Ville-Marie en 1642. Le 23 août 1653 et pendant plusieurs jours avec 46 hommes il sauva Trois-Rivières et toute la colonie contre 600 iroquois. En 1655, il fut le premier canadien anobli par Louis XIV et le premier à écrire un livre "Histoire véritable et naturelle du pays de la Nouvelle-France".

Pierre Boucher, devenu Pierre Boucher de Boucherville (Mortagne-au-Perche, (France, 1622 - Boucherville (Québec, 1717), est un explorateur et un colon de la Nouvelle-France (actuel Québec).

En 1661, il retourne brièvement en France pour défendre les intérêts des colons auprès de la métropole.
Pierre Boucher fut le premier colon canadien anobli par Louis XIV.
Un musée d'art de la ville de Trois-Rivières porte son nom.
Il revient en 1662 comme gouverneur de Trois-Rivières, poste qu'il occupera jusqu'en 1667 quand il partira fonder sa seigneurie et Boucherville, le village qui porte son nom.

En 1664, Pierre Boucher fait imprimer à Paris par Florentin Lambert L'histoire veritable et naturelle des mœurs et productions du pays de la Nouvelle-France, vulgairement dite le Canada. Cet ouvrage sera republié sous plusieurs formes au XIXe siècle.

Il mourut à sa seigneurie de Boucherville le 19 avril 1717 et laissa une nombreuse descendance
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MessageSujet: les protagonistes de la colonisation   Jeu 5 Fév - 19:56

Source Wikipédia
Jean NICOLET



Né probablement à Cherbourg en 1598, fils de Thomas Nicollet (avec un ou deux "l"), « messager ordinaire du roy entre Cherbourg et Paris », et de Marguerite de la Mer, Jean Nicolet est aussi dit le Sieur de Belleborne, du nom qu'il donna à son fief à Sillery, puisque clairement délimité par deux ruisseaux descendant de la colline de Québec; les vestiges de ce fief sont aujourd'hui compris dans le parc du Bois-de-Coulonge.

Commis et truchement
En 1618, à 19 ans, il fait partie des 28 hommes qui rejoignent la Nouvelle-France. Il y sera tôt commis et « truchement » (interprète en langues indigènes et ambassadeur de bonne entente) de la Compagnie des Marchands de Rouen et de Saint-Malo, puis de la Compagnie des Cent-Associés.

L’année de son arrivée, Jean Nicolet est chargé par Samuel de Champlain de se rendre à l’île aux Allumettes, sur la rivière des Outaouais, qui est alors le point de ralliement de la grande famille algonquine et un lieu stratégique connu pour être sur « la route des fourrures ».

Il commence à vivre avec les Amérindiens de la région, les Algonquins et les Wendat-Hurons, se fait apprécier d’eux et apprend leurs langues pour devenir, à partir de 1624, un interprète reconnu, un intermédiaire privilégié entre les colons venus d'Europe et les Amérindiens, ce qui lui confère déjà un réel prestige.

En 1632, la Nouvelle-France est redonnée à la France (par le Traité de Saint-Germain-en-Laye).

Samuel Champlain revient en 1633. L'épouse est décédée. Nicolet revient à Québec avec sa bambine. La petite est confiée au sédentaire Olivier Le Tardif (truchement à Québec et bientôt sur la côte de Beaupré, copropriétaire du fief de Belleborne), jouant le rôle de parrain, et prise en charge par Marie Rollet, la veuve de Louis Hébert, qui hébergeait avec bonheur d'autres fillettes amérindiennes.

Mission diplomatique et de grande exploration
En juillet 1634, à la demande de Champlain qui souhaite, au nom du roi de France, que cessent les conflits entre les tribus des Outaouais et des Winnebagos, dans l'espoir de développer le commerce des peaux, Jean Nicolet, accompagné de guides hurons et de quelques autres commerçants, est le premier à se lancer dans l'exploration des terres de l'ouest en direction d'une hypothétique mer de Chine.

Ainsi découvre-t-il de ses yeux propres les rives du lac Huron et du lac Michigan. Dans la baie des Puants (aujourd'hui "Green Bay"), il rencontre la tribu des Menominees dont il devient l'ami avant de poursuivre sa route au milieu d'une nature sauvage et hostile, à la recherche des paisibles Winnebagos. Il devient le premier homme blanc atteignant le futur état du Wisconsin.

Prévoyant atteindre la route de Cathay (la Chine), Jean Nicolet apporta et revêtit une tunique de damas de Chine, toute parsemée de fleurs et d’oiseaux multicolores, qui fit grande impression sur ses hôtes des divers peuples rencontrés.

Ayant passé sa vie sur l'eau sans savoir nager, Jean Nicolet meurt tragiquement, en se noyant dans l’anse de Sillery le 27 octobre 1642, dans le Saint-Laurent, sa chaloupe s’étant retournée dans une tempête, alors qu'il se rendait sur demande expresse à Trois-Rivières épargner du supplice un prisonnier Iroquois. Son corps ne fut pas retrouvé.

Il a un frère, Gilles Nicolet, qui est prêtre séculier et qui œuvre en Nouvelle-France, de 1635 à 1647.
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MessageSujet: les protagonistes de la colonisation   Ven 6 Fév - 14:56

source http://www.biographi.ca/009004-119.01-f.php?&id_nbr=86&&PHPSESSID=s9cmu40404t25oo3o9iojuno46 par l'historien Marcel Trudel
BRAS-DE-FER DE CHATEAUFORT, MARC-ANTOINE,

chevalier de Malte, commandant intérimaire de la Nouvelle-France de décembre 1635 à juin 1636, commandant de Trois-Rivières de 1636 à 1638.

Arrivé à Québec en 1634 ou en 1635, Chateaufort avait été désigné par la Compagnie des Cent-Associés pour assumer le commandement, advenant le décès de Champlain.
Ses lettres de provision avaient été confiées au jésuite Paul Le Jeune qui avait mission de « les produire en temps & lieu », ce qu'il fit tout de suite après les funérailles de Champlain : les lettres « furent ouvertes, & leues à l'heure mesme en presence du Peuple assemblé en l'Église ».
Champlain avait exercé les fonctions de gouverneur, mais sans en porter le titre : en 1628, dans une lettre qu'il lui écrit, le roi l'appelle « commendant en la Nouvelle-France en l'absence » du cardinal de Richelieu ; c'est pourquoi Chateaufort s'intitule « lieutenant général en toute l'étendue du fleuve Saint-Laurent en La Nouvelle-France pour Monseigneur le Cardinal, Duc de Richelieu ».

Le 11 juin 1636, Huault de Montmagny débarque à Québec.
La Compagnie des Cent-Associés l'avait désigné, en janvier 1636 (avant qu'on sût en France la mort de Champlain), pour commander la Nouvelle-France.
Chateaufort lui remet les clefs du fort Saint-Louis et, peu après, se rend à Trois-Rivières exercer les fonctions de commandant (le titre de gouverneur n'existant pas encore officiellement). Les registres de cette ville en font mention pour la première fois le 28 août 1636, mais la Relation de 1637 nous autorise à croire que Chateaufort y était depuis quelque temps déjà. On ignore s'il succédait à Laviolette, qui se trouvait à Trois-Rivières au moins jusqu'au 17 avril 1636, ou au chevalier Bréhaut Delisle.

De l'administration de Chateaufort à Trois-Rivières, on sait peu de choses : en juillet 1637, il arrête les Abénaquis auxquels il reproche de faire la traite à Trois-Rivières malgré la défense de Montmagny, fait visiter leurs bagages sans y trouver de castor et leur confisque trois arquebuses ; il aide les Jésuites à recruter de jeunes Hurons pour leur séminaire ; il sert de parrain à de jeunes sauvages ; le 5 septembre, le père Le Jeune, qui est de passage à Trois-Rivières, le trouve bien malade et lui porte la communion.
Les registres trifluviens mentionnent Chateaufort pour la dernière fois le 6 février 1638, mais, contrairement à ce qu'on a écrit, Chateaufort reste à Trois-Rivières quelques mois encore, puisque, le 31 août de la même année, il assiste avec Montmagny à la prise de possession par Jean Godefroy de la seigneurie de Lintot.
On ignore ce que devient ensuite Chateaufort.
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