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 Benserade

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urs staub
Roy


Nombre de messages: 2353
Date d'inscription: 11/05/2005

MessageSujet: Benserade   Jeu 27 Sep - 4:23

Morbleu:

La cour ouvrit bientôt à Benserade toutes les voies de gloire et de fortune.
Richelieu, dont il se disait parent, lui fit tout d’abord une pension de 600 livres, qui lui fut continuée jusqu’à la mort de l’Éminence, et ...cit:

:
«il auroit peut-estre trouvé la même protection auprès de madame la Duchesse d’Aiguillon, si ces quatre Vers qu’il fit après la mort du cardinal de ne l’eussent extrêmement offensée»



Cy-gist : ouy, gist par la mort-bleu !
Le cardinal de Richelieu ;
Et ce qui cause mon ennuy,
Ma pension avecque luy.


Dernière édition par le Jeu 27 Sep - 5:28, édité 2 fois
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urs staub
Roy


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Date d'inscription: 11/05/2005

MessageSujet: Re: Benserade   Jeu 27 Sep - 4:34

Isaac de Benserade, né le 15 octobre 1612 à Lyons-la-Forêt en Normandie et mort le 19 octobre 1691 à Gentilly, était un écrivain et dramaturge français.

Poète, courtisan et bel esprit, Isaac de Benserade fut le protégé du cardinal de Richelieu, du duc de Brézé, de Mazarin et de Louis XIV et fut adulé par les milieux mondains de son époque. Pensionné à la hauteur de six-cent livres par an par Richelieu, on lui doit un épitaphe humoristique à la mort de ce dernier :

«Cy-gist, oui, gist, par la mort-bleu!
Le cardinal de Richelieu ;
Et ce qui cause mon ennui,
Ma pension avecque lui».


Isaac était, avec son principal rival Vincent Voiture, l’un des écrivains précieux, également fort en vogue à l'époque, l’une des incarnations les plus typiques de la préciosité. Il fut pensionné par la reine et l’abbé d’Olivet dit qu’ « il était d’ailleurs secouru par quelques dames riches et libérales ».
La Bruyère dira qu’il était «la coqueluche ou l’entêtement de certaines femmes qui ne juraient que par [lui] et sur [sa] parole ».

Il étudia la théologie à la Sorbonne mais s’intéressa très tôt au théâtre.
Isaac de Benserade tirait une partie de ses revenus de la charge de maître des Eaux et Forêts de Lyons-la-Forêt, dont il avait hérité de son père. Ce dernier était à l’origine protestante, mais s’était converti au catholicisme. Malgré les pressions répétées au cours de sa jeunesse il n'abandonna jamais son prénom biblique, qui marquait les origines huguenotes de sa famille.

Il composa à l’âge de vingt-trois ans sa première tragédie, Cléopâtre, pour l’actrice Mademoiselle Bellerose, qui lui fera définitivement abandonner sa destination à la prêtrise.

Il fit représenter en 1634, à l’Hôtel de Bourgogne, sa première comédie Iphis et Iante qui fut une des toutes premières en France à évoquer ouvertement l’homosexualité féminine et ce, de manière fort moderne.

Cependant ce n’est pas le genre dramatique qui le fit accéder au succès. Ce fut plutôt celui des divertissements de cour dont, en collaboration avec son ami musicien Michel Lambert,
il fut l’ordonnateur pendant vingt-cinq ans.

Entre 1651 et 1681, il composa une vingtaine de ballets, dont il fit un véritable genre littéraire. Il collabora avec Lully et fut, dans ce domaine, en rivalité avec Molière. D’après sa fiche à l’Académie française il avait, au summum de sa vie, douze mille livres de revenu et roulait en carrosse.
C’était également un poète fécond et doué, dans le genre précieux, et c’est cette production qui lui attira la faveur des salons. Diseur de bons mots, à la fois familier et arrogant, il était réputé pour ses impertinences et pour ses épigrammes, qui lui valurent beaucoup de succès, mais également quelques bastonnades. Costar disait de lui
«Ses vers ne sont pas bien tournés, mais ils sont si pleins d’esprit et ont un air si galant qu’ils l’emportent au-dessus de tous les autres.»

Fréquentant l’hôtel de Rambouillet, il déclencha la fameuse querelle des jobelins et des uranistes, à l'origine de la célèbre querelle des Anciens et des Modernes, en envoyant en 1653 sa paraphrase de Job à une dame en l’accompagnant d’un sonnet qui fut mis en parallèle à celui de Voiture À Uranie.

La cour se divisa alors en Uraniens, partisans du sonnet de Voiture, menés par Anne de Longueville dans lesquels on trouvait aussi Racine, Boileau, Julie de Montausier et Guez de Balzac &

Jobelins partisans de Benserade, conduits par son frère le prince de Conti, parmi lesquels on trouvait La Fontaine et Madeleine de Scudéry.

En 1674, il fut élu à l’Académie française et participa à l’élaboration du Dictionnaire.

Il connut ses premiers échecs littéraires, alors qu’il s’était retiré de la Cour, avec les Les Métamorphoses d’Ovide, que Louis XIV lui avait demandé de mettre en rondeaux. Il essaya de faire oublier son échec en adaptant en quatrains les Fables d’Ésope, mais son temps était désormais révolu. Il demeura alors dans sa propriété de Gentilly, qu'il ne quitta plus.

À propos de sa mort, Antoine de Léris précise dans son Dictionnaire portatif historique et littéraire des théatres (Paris, Jombert, 1763) :
«Benserade mourut le 19 octobre 1691, âgé de soixante-dix-huit ans, ayant eu l'artère coupée dans une saignée de précaution pour se préparer à se faire tailler».

Voltaire, dans son Catalogue de la plupart des écrivains français qui ont paru dans le siècle de Louis XIV, pour servir a l’histoire littéraire de ce temps, précise aussi :
«Sa petite maison de Gentilly, où il se retira sur la fin de sa vie, était remplie d’inscriptions en vers, qui valaient bien ses autres ouvrages; c’est dommage qu’on ne les ait pas recueillies».
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Céci d'ARMAND
Pape


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Date d'inscription: 11/06/2007

MessageSujet: Re: Benserade   Jeu 27 Sep - 12:57

Je suis déjà passée à Gentilly,ça me dit quelque chose...

_________________
"QUIS ERIT SIMILIS MIHI?"
Armand de Richelieu.

....Des plus petites étincelles naissent les plus grands embrasements...
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urs staub
Roy


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Date d'inscription: 11/05/2005

MessageSujet: Re: Benserade   Jeu 27 Sep - 16:25

j'ai pensé d'abord que la duchesse d'Aiguillon était trop sévère....

après j'ai vu
"les Epitaphes" de Benserade.....

Elle avait "raison" de sentir la blessure!
[- Les sentiment en générale n'ont pas besoin de s'interroger...ça vient toujours de plus profond!!]= le coeur ne se trompe point!!

Il a beaucoup d'esprit ce poète pas de question...
mais:
son mécène, celui qui te donne ton pain de chaque jour, (avant tout au 17ème)
ne se peut mettre pêle-mêle avec des
"Ci-gîte ...le marchand...la femme légère...le curé....le cochon ...."

et pire: il s'agit (seulement) qu'il reclame sa pension
il n'avait pas sentiments vers ses protecteurs
qui ont perdu le pilier de sa famille!

C'est rigolo pour nous ...mais pas pour les familiers!
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Benserade

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