Richeliette Eminentissime

Nombre de messages: 2480 Age: 37 Localisation: auprès du Cardinal Date d'inscription: 08/05/2005
 | Sujet: Abraham Bosse Lun 2 Jan - 15:07 | |
| Abraham Bosse(1604-1676) Appartenant à une famille calviniste de Tours, Abraham Bosse vient s’établir à Paris très jeune et, sans ses démêlés avec l’Académie, nous ne saurions que très peu de choses sur la vie de cet artisan laborieux, père de dix enfants qu’il dut élever selon ses principes de protestant doctrinaire.
À vingt-sept ans, Bosse se fait connaître par la suite de La Noblesse française de l’Église, d’après Saint-Igny (1629). À cette même époque, il devient l’ami et le collaborateur de Callot, pour qui il exécute les bordures des deux Sièges. Ensuite, il ne cesse de produire. L’œuvre de cet artiste robuste, compositeur fécond mais sans imagination, est abondante ; il a gravé environ mille cinq cents pièces lui-même et une trentaine furent exécutées d’après ses dessins par d’autres artistes.
Les mœurs, les costumes, les travaux et les plaisirs de son temps nous sont connus par ses gravures mieux que par aucun autre témoignage ; les décorateurs et les costumiers puisent autant que les historiens, les romanciers et les dramaturges dans cette mine de documents véridiques et complets.
Grâce à Abraham Bosse, toutefois, les enseignements de Callot resteront fixés par un ouvrage de premier ordre, Le Traité des manières de graver en taille-douce (1645), dans lequel il codifie les raisons du talent. Mais ce n’est pas seulement au titre de graveur que Bosse a laissé une trace dans l’histoire de l’esthétique: ses efforts en vue d’imposer une certaine conception de la perspective, et ses démêlés avec l’Académie royale de peinture et de sculpture signalent un tournant important dans l’évolution à la fois technique et sociale des arts du dessin. Introduit dans la toute nouvelle académie dès 1648 pour y enseigner la perspective, il y prôna, avec un enthousiasme pédagogique rare en ce lieu, une méthode élaborée à partir des théories mathématiques de son maître, le géomètre Girard Desargues, méthode qui visait à asseoir le rendu perspectif non sur la subjectivité de la vision humaine, mais sur l’objectivité de la nature, garantie par la raison (Traité des pratiques géométrales et perspectives enseignées dans l’Académie, Paris, 1666). Un bon lien sur une expo de Bosse http://expositions.bnf.fr/bosse/     _________________ Les plus nobles conquêtes sont celles des cœurs et des affections.  |
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