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LOUIS XIII
Caractères communs au régime de Henri IV et de Louis XIII
les Mœurs: Soif des plaisirs, Goût de l'intrigue, Grossièreté du langage, Folle passion du duel.
Troubles Civils: Guerre.
HISTOIRE DE L'ART
ARCHITECTURE Le château-neuf et les terrasses de St Germain en Laye
La grande galerie du Louvre
Le palais du Luxembourg
Le palais royal.
PEINTURE Philippe de Champaigne
Van-Dyck Portraits
Franz Hal
Les frères Le Nain Portraits de paysans
GRAVURE Réaliste: Abraham Boss - Jacques Callot
Allégorique: Huret
COSTUME
ÉTOFFES: Très riches, couleurs variées, devenant sombres à la fin du règne (drap, satin, soie, velours, damas)
La dentelle et la fourrure sont en vogue.
Les boutons remplacent les rubans, et sont très nombreux.
Des édits somptuaires interdisent l'accès du décor, et le costume du milieu du règne sera d'une élégance sombre.
COSTUME MASCULIN
Chemise de toile fine au col en entonnoir (fraise), en retonde (plat et horizontal), ou en rabat (appliqué sur le vêtement).
Rebras aux poignets, assortis au col.
Pourpoint aux basques allongées et souples, dont les manches sont tailladées ou découpées en bandes.
Hauts de chausses, allongés et terminés par des rubans.
Bas de soie, fixés par une jarretière et protégés du cuir de la botte par des bas à bottes en drap.
Souliers à "PONT-LEVIS", ou bottes à revers "épanouis".
Cape flottante
Coiffure: Les cheveux sont longs et frisés.
La "CADENETTE" (mèche), descend à gauche du visage
Moustache relevée, Barbe très petite, Chapeau de feutre orné de plumes.
Accessoires: Gants, Baudriers portant l'épée, Bijoux et Mouchoirs.
Louis XIII est un roi discret et c’est grâce au goût de Richelieu pour les arts que les toilettes deviennent de meilleur goût et plus seyantes. Aux environs de 1640, le vêtement perd de sa rigidité et devient plus léger. Le costume espagnol n’est plus une référence ; les fraises sont mises de côté ainsi que le vertugadin et le corset. Les trois modifications majeures apportées au costume français correspondent à trois changements politiques : la jeunesse de Louis XIII, le gouvernement de Richelieu et la période des luttes contre les pays étrangers.
Les principaux éléments du costume masculin de la première période (1610-1622) sont le pourpoint garni d’épaulettes ou d’ailerons, descendant en pointe jusqu’à la ceinture, à taillades sur toute sa surface ou à grandes fentes seulement au niveau des bras et de la poitrine. Le collet longtemps porté renversé devient droit. Les chausses sont amples et souples, les bottes doivent serrer la jambe autant que possible et monter jusqu’à mi-cuisse.
La deuxième période (1622-1635) est plus classique que la première et contient, grâce aux prohibitions de Richelieu, des passementeries d’or et d’argent, de la soie et des dentelles. Le costume est plus sobre. Les gentilshommes portent des chausses larges mais souples, ouvertes sur les côtés au-dessus des jarretières. Le pourpoint, dont les basques sont flottantes, est tailladé en grande chiquetade ; le manteau se drape librement. Ils portent également des souliers dits « à l’Académie ». Les collets cessent d’être empesés. Il en existe une grande variété : dentelés, rayonnés, cannelés, etc.
La troisième période (1635-1643) est caractérisée par une plus grande simplicité des formes et une harmonie des tons, beaucoup plus discrets. Les chausses, étroites et collantes, sont nommées « pantalon », nom donné par un personnage de la comédie italienne : Pantaleone. Entre les chausses et les bottes dont l’éperon doré est relevé pour ne pas endommager les toilettes féminines, apparaissent les canons de dentelle. Le pourpoint souple se porte souvent ouvert, la taille flottante est soulignée par une rangée d’aiguillettes, et les manches fendues laissent apparaître la chemise. Les rabats sont de nouveau très ornés de dentelle ainsi que les rebras qui les accompagnent.
Le rabat du costume masculin sous Louis XIII
Après avoir connu, pendant plusieurs années, divers modèles de fraise aussi excentriques les uns que les autres, nous voyons apparaître, sous le règne de Louis XIII, de larges cols rabattus sur le pourpoint qui couvrent une partie importante du haut du costume, appelés rabat ou collet vidé ; ceci va créer la disparition totale de la fraise et de la collerette. Le rabat est un col plat orné de dentelle et qui épouse la forme du corps grâce à des pinces destinées à l’arrondir. Les ecclésiastiques portaient le rabat très étroit devant d’où le nom de petit collet. Noir, bordé d’un liséré blanc, très rigide, introduit sous le col il fait le tour du cou. C’est un simulacre de rabat.
Le rabat est en linge : un tissu de fil de lin, de coton, de nylon, de toile, de batiste, etc. Il est monté sur un col et lié sous le menton par deux ou quatre cordons à houppettes ouvragées. Le col rabattu est généralement garni de broderie et de dentelle, l’une étant l’ancêtre de l’autre. La dentelle mérite véritablement son nom car c’est un ouvrage pour lequel la dentellière forme elle-même le soutien, soit au fuseau soit à l’aiguille, selon un dessin, sa fantaisie, et surtout selon la technique qui convient le mieux à l’expression de sa pensée. Ce luxe effréné de la dentelle fut d’abord stigmatisé par Sully puis par Richelieu en 1629, en vain d’ailleurs.
Avec le rabat vient le rebras, agencé au rabat, aussi appelé revers de manchettes. Le rebras est souvent à pinces, cousues et légèrement empesées, bordées de dentelle et de guipure.
COSTUME FÉMINI
Chemise de toile fine, corps baleiné, corset
Le vertugadin s'amincit et disparaît, la ligne s'allonge.
Robe avec 3 jupes:
la "Secrète" sous le vertugadin
la "Friponne" ou bas de jupe (étoffes riches et de couleurs voyantes)
la "Modeste" de couleur plus sombre, ouverte par devant ou fermée par des rubans.
Corsage: le corps de jupe, rattaché au bas de jupe
Le corps de robe, rattaché au bas de robe.
Col et poignets rabattus, ou rebras, assortis au col.
Manteau aux formes diverses.
Bas de soie de nuances vives pour les Dames de Qualité.
Souliers à talons hauts, à rosette de rubans.
Coiffure: un chignon natté "le ROND" ou "CULEBUTTE"
Des touffes de cheveux, frisés de chaque côté du visage "le BOUFFON".
Une frange courte sur le front "la GARCETTE".
Couvre-chef: coiffe de soie noire "le TÉNEBRE".
Accessoires: Gants souvent parfumés
Petits mouchoirs de fourrure
Masques et Mouches.
Si l'usage des mouches était déjà connu au XVIIème siècle, et faisait l'objet d’un langage bien précis,
c'est au XVIIIème siècle qu'elles vont devenir les symboles de la parure.
Elles portaient toutes des noms
Près de l'œil, elle se nomme assassine ou passionnée.
Au coin de la bouche, c'est la baiseuse.
Sous la lèvre, elle devient friponne ou coquette.
Sur le nez, effrontée ou gaillarde.
Sur le front, la majestueuse
Sur la joue, c'est la galante.
Sur une ride, dans le creux du sourire, elle est enjouée.
Sur la poitrine, c'est la généreuse.
Sur un bouton, la receleuse.
Ou bien sur le menton, ne serait-ce point la discrète ?